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Toutes les usines pharma ne sont pas à vendre

26 fév 2008

A écouter – trop ? – attentivement les consultants en tout genre, on serait convaincu qu'en tous lieux et sous tous les climats, les big pharmas, lestés par d’imposantes surcapacités industrielles, contraints de revoir de A à Z leur supply chain, n’auraient d’autre issue pour assurer leur pérennité (et enterrer la hache de guerre avec leurs actionnaires) que de céder dans les plus brefs délais leurs usines à des sous-traitants.
Attention de ne pas généraliser ces préceptes de management qui s’apparentent parfois à de solides préjugés. Les industriels de la pharma le savent bien : par nature, certains sites industriels habitués aux très grandes séries, à flexibilité réduite, n’ont pas la latitude et la souplesse requise pour « sauter » d'un type de fabrication à l’autre. Difficile alors d’attirer le chaland !  Les difficultés récentes que rencontre la direction de J&J dans sa recherche d’un repreneur pour son unité orléanaise en témoigne. « Ce n’est pas seulement un problème de capacité industrielle ou de matériel industriel » note ce responsable industriel d’un façonnier, « il s’agit davantage d’une question relative à l’organisation, de l’entrée matière jusqu’à la délivrance des lots ». Par ailleurs, certaines big pharmas, c’est notamment le cas de Sanofi-Aventis ,vivent finalement plutôt assez bien le maintien de leur appareil industriel. « Pas de petites usines, pas de petits produits » se plaît souvent à dire Jean-François Dehecq, le pdg de Sanofi-Aventis. Quelques industriels se mordent ainsi aujourd’hui les doigts d’avoir vendu il y a quelques années des capacités spécialisées dans la fabrication de vaccins.
Non, décidément, tout n’est pas à vendre...

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Commentaires

Raimbault

j'ai dirigé une usine pharma pendant plusieurs années. A l'époque, on gardait jalousement ses secrets de fabrication. Maintenant, on vend tout sans se préoccuper de sauvegarder les savoir-faire. Est-ce la bonne méthode. J'en doute un peu.

Béatrice de la Paquinière

Les façonniers vont-ils pouvoir absorber toutes les usines à vendre, alors que certains souffrent déjà de surcapacités ? Chez moi, en Belgique, GSK cherche depuis plusieurs mois à céder son usine d'Heppignies. S'ils n'y parviennent pas d'ici à l'an prochain, elle sera fermée. Un peu comme Johnson&Johnson à Orléans.

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