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Unither investit à Amiens dans les unidoses stériles

19 mar 2008

dans " Podcast "

Les pharmaciens hostiles au libre-service

18 mar 2008

dans " Stratégies "

Les pharmaciens d’officine persistent à faire preuve de conservatisme. Selon un sondage Ipsos pour Wolters Kluwer France, organisateur du salon Pharmagora (29, 30 et 31 mars 2008 à la Porte de Versailles), 84 % d’entre eux jugent que la vente en libre-service des produits OTC, qui devrait être autorisée d’ici à la fin du mois d'avril prochain, constitue une « mauvaise chose », voire une « très mauvaise chose » (55 %).
Naturellement, ce jugement très négatif est lié à la crainte de voir un jour ou l’autre les produits d’automédication finir sur les gondoles de la grande distribution. Ils sont ainsi 36 % à anticiper une déréglementation d’un secteur qui, il est vrai, subit aujourd’hui l’assaut de nombreux prédicateurs du grand soir libéral (voir le rapport Attali).
Compte tenu de ces préventions, la mise en œuvre du libre-service ne devrait pas être engagée avec beaucoup de ferveur : un quart des pharmaciens interrogés refusent de mettre en place des aménagements dédiés, un tiers n’ont pas pris de décision, tandis qu'un peu moins d'un autre quart (23%) envisagent de se… hâter lentement.

Mylan se sépare de Docpharma et de plusieurs actifs de Merck Generics

18 mar 2008

dans " Génériques "

Conséquence logique du rachat au printemps 2007 de Merck Generics, l’américain Mylan Laboratories s’apprête à engager une sévère cure d’amaigrissement, pudiquement appelée « rationalisation ». Il espère dégager ainsi 100 M$ d’économies annuelles dès cette année, montant qui devrait être porté à 300 M$ annuels d’ici à la fin 2010.
Le programme passe notamment par la vente ou la fermeture de l'unité de production et de la R&D de Genpharm, l’ancienne filiale canadienne de Merck Generics. Le laboratoire d’Etobicoke (Ontario) poursuivra toutefois ses autres activités (conditionnement, contrôle qualité, affaires réglementaires, biopharm, etc.). Arrêt également prévu pour la R&D d’une autre ex-filiale de l’allemand, Gerard Laboratories, dont les installations sont situées à Baldoyle, à côté de Dublin (Irlande). Mylan semble aussi décidé à sonner le glas de la R&D espagnole et à réduire la voilure de la R&D britannique. La reprise de Merck Generics a, en effet, pratiquement quadruplé les frais liés au développement de nouvelles copies de médicaments, passés de 23 M$ à 81 M$ au 4e trimestre 2007.
Par ailleurs, Matrix Laboratories, filiale de l’américain depuis l’été 2006, va se désengager de Docpharma, société de droit belge elle-même rachetée en 2005 pour 194 M€, Mylan préfèrant manifestement s'appuyer sur la dynamique filiale belge (près de 25 % de parts de marché) de Merck Generics. Juste avant son acquisition, Docpharma affichait un CA d’environ 100 M€ au Bénélux dans les génériques.

Les façonniers demandent à l'Europe plus de cohérence vis-à-vis du générique

17 mar 2008

dans " Podcast "

Pfizer s'intéresse-t-il à Shire ?

17 mar 2008

dans " Stratégies "

On ne prête qu’aux riches. Alors que Jeffrey Kindler s’efforce de faire croire que Pfizer a renoncé durablement aux fusions (voir le post du 9 mars), le marché boursier bruisse de rumeurs. La dernière en date - elle remonte à vendredi - fait état d’un intérêt du n°1 mondial pour un laboratoire medium, le britannique Shire Pharmaceuticals (2,436 Mds$ de CA soit, au cours actuel, environ 1,56 Md€). Shire, qui réalise la majeure partie de ses ventes aux Etats-Unis, possède en portefeuille un produit phare, l’Adderall XR, prescrit contre les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité (TDAH), et plusieurs traitements nouveaux (Vyvanse, également sur le segment des TDAH, l’EPO humaine Dynepo ou le traitement de la colite ulcéreuse Lialda/Mezavant). Il est à noter que Shire a racheté il y a un an l’américain New River Pharmaceuticals pour 2,6 Mds$.
Autre rumeur, qui confirme les appétits de croissance de Merck KGaA. Après avoir digéré Serono et vendu ses génériques à Mylan Laboratories, le laboratoire allemand viserait des spécialistes de l’OTC ou des biotechs. Son CEO Karl-Ludwig Kley l'a confirmé dans le quotidien Die Welt.

La crise de l'héparine contaminée va-t-elle gagner la France ?

12 mar 2008

L’Afssaps se veut rassurante : la crise des lots d’héparine contaminée par les intestins de porcs d’origine chinoise dont est extrait cet anticoagulant postopératoire (qui aurait entraîné 19 décès aux Etats-Unis et près de 80 cas d’allergie sévère en Allemagne) ne s’est pas propagée en France. « Aucun effet indésirable n’a été signalé » stipule un inspecteur de l’autorité de santé.  On sait en effet qu’aucun des lots des laboratoires incriminés  - Baxter International pour les Etats-Unis et Rotexmedica, une filiale du français Panpharma pour l’Allemagne – n’était destiné au marché hexagonal.
Cette observation préliminaire n’a pas empêché l’Afssaps de lancer sans attendre des investigations sur la dizaine d’AMM d’héparine accordées en France.  Objectif : détecter d’éventuels contaminants au niveau des sites de production de produits finis… mais aussi identifier d’éventuels transformateurs et fournisseurs chinois de matière première.
A ce jour, il semble qu’un « seul laboratoire dépositaire d’une AMM d’héparine pour la France ait un fournisseur chinois » nous annonce l’Afssaps en ajoutant que le site qu’il exploite aurait déjà fait l’objet d’une inspection. Au passage, l’agence rappelle que les inspections ne constituent pas un blanc-seing définitif et qu’elles n’exonèrent pas les laboratoires d’auditer régulièrement leurs fournisseurs. Y compris ceux implantés dans les pays tiers…

Hillary Clinton et les démocrates veulent ouvrir le marché US aux biogénériques

10 mar 2008

dans " Génériques "

On comprend mieux l'intérêt soudain de Jeffrey Kindler, le CEO de Pfizer, pour les biogénériques (voir notre post d'hier 9 mars). Au mois de février 2007, trois membres de la majorité démocrate américaine au Sénat, dont Hillary Clinton, avaient déposé un "Access to-Life-Saving Medicine Act", autrement dit et en bon français, une proposition de loi pour l'accès aux médicaments vitaux. L'opposition des républicains n'avait pas permis le vote de cette loi et un compromis avait été adopté, protégeant les médicaments biologiques princeps durant douze ans et donnant l'exclusivité commerciale à la première copie durant un an. Si le candidat démocrate à la Maison-Blanche est élu au mois de novembre prochain, nul doute que l'ouvrage sera remis sur le métier pour accélérer la commercialisation des biogénériques ; les démocrates espèrent ainsi réduire les coûts des grands systèmes d'assurances-santé, Medicaid et Medicare. Rappelons que la FDA avait approuvé, à la suite d'une procédure accélérée, l'Omnitrope du suisse Sandoz, version générique de l'hormone de croissance Genotropin développée par Genentech, désormais filiale du suisse Roche, mais commercialisée aux Etats-Unis par Pfizer. La décision de la FDA avait créé un précédent : elle établissait que les génériqueurs n'ont plus à prouver que leur copie est identique à la molécule princeps pour la faire approuver. Pfizer espère certainement s'engouffrer dans la brèche que tentent d'ouvrir les amis d'Hillary Clinton et mettre très rapidement sur le marché les copies des molécules développées par ses grands concurrents, notamment suisses.

2007, l'année des premiers revenus de BioAlliance Pharma

10 mar 2008

dans " Podcast "

Pfizer se lancerait dans les biogénériques, selon son CEO

09 mar 2008

dans " Génériques "

Jeffrey Kindler, le CEO (pdg) de Pfizer, a été très clair en écartant toute opération de fusion-acquisition à l'horizon - sans toutefois préciser la durée qui le séparait de cet horizon - au motif qu'elle serait trop "perturbatrice". Kindler, devenu CEO du n°1 mondial en 2006, rappelle que la fusion avec Warner-Lambert, en 1999, avait très "gênante" et "pénalisante pour la productivité" de Pfizer. Sous la houlette de Jeffrey Kindler, il est probable que Pfizer poursuivra sa politique d'externalisation et de réduction des coûts dont les observateurs considérent qu'elle n'est qu'à moitié réalisée. Depuis 2004, l'américain a fermé ou vendu 21 usines, n'en conservant que 57, et un tiers de ses sites de R&D pour n'en garder que 10 ; quant à ses effectifs, ils ont baissé de 21 % pour tomber à 86 600. Autre piste suggérée par le CEO de Pfizer, celle des biogénériques, qu'il estime être "une opportunité" sans fournir de détails supplémentaires. A la suite de cette déclaration, un analyste de WBB Securities jugeait qu'une stratégie délibérée dans ce domaine était un facteur de mutation profonde du secteur des biotechs. D'autant que Pfizer serait prêt à utiliser tout le potentiel de recherche possible en Inde et en Chine pour y développer ou y copier des molécules issues du vivant.

Jean-Marc Huet conduira-t-il la vente de Bristol-Myers Squibb (BMS) ?

06 mar 2008

dans " Stratégies "

Chaque battement d’aile de papillon fait surgir une nouvelle rumeur de fusion entre groupes pharmaceutiques. La dernière en date suit de peu la nomination d’un nouveau chief financial officer (CFO) – ou directeur financier - chez Bristol-Myers Squibb en la personne de Jean-Marc Huët, qui succèdera le 31 mars à Andrew Bonfield. Ce cadre expérimenté, passé par la banque d’affaires Goldman Sachs, exerçait des fonctions identiques chez Royal Numico au moment de la cession, annoncée l’été dernier, du fabricant néerlandais d’aliments pour bébé à Danone. L’affaire à peine dévoilée, le CEO de Numico, Jan Bennink - qui avait quitté Danone en 2002 pour redresser Royal Numico, avant de le revendre en 2007... à Danone - annonçait son propre départ chez Unilever et celui de son bras droit et CFO Jean-Marc Huët, sans préciser pour autant la destination de celui-ci.
Il y a tout juste un an, la presse financière croyait savoir que BMS avait désigné trois banques-conseil, Lehman Brothers, Citigroup et Morgan Stanley, pour examiner des offres d’achat du laboratoire américain, notamment en provenance de Sanofi-Aventis. Depuis, le soufflé était un peu retombé, quelques rumeurs faisant néanmoins état d’un intérêt de Pfizer, de Merck & Co. ou de Schering-Plough pour la firme de New-York, qui a affiché un CA de 19,3 Mds$ en 2007 (environ 13 Mds€). La vente récente de la division imagerie médicale, qui devrait être suivie de celle de la branche nutrition Mead Johnson, accrédite la thèse d’une cession prochaine de BMS. Jean-Marc Huet en sera-t-il le grand ordonnateur ?