Les tests « compagnons » sont-ils l’avenir de l’industrie pharmaceutique ?
30 mai 2008
Les biomarqueurs et les tests théranostiques – ou « compagnons » - destinés à évaluer la réponse thérapeutique d’un patient à un médicament sont-ils l'avenir de l’industrie pharmaceutique ? Depuis l’HercepTest en 1998, qui a été le premier test théranostique mis sur le marché dans des indications de traitement du cancer du sein, plus d’une dizaine de tests ont été commercialisés.
Selon la société de conseil dans les sciences de la vie Alcimed, qui a réalisé une étude sur le sujet, plus d’une dizaine de tests seraient aujourd’hui en développement dans le seul domaine de l’oncologie. Et si la cancérologie reste leur champ de prédilection, d’autres aires thérapeutiques (virologie, cardiovasculaire, métabolisme, SNC, maladies inflammatoires) se sont emparées du sujet.
L’intérêt économique semble plus évident qu’il ne l’a été : l’HercepTest a ainsi grandement favorisé l’obtention de l’AMM par Roche de l’Herceptin en améliorant le taux d’efficacité des traitements sur les patientes enrôlées en phase III. Un an après sa mise sur le marché, le test Oncotype DX développé par Genomic Health a généré un CA de 5,2 M$ en 2005 ; il s’élève aujourd’hui à 32 M$.
Cependant, le marché reste encore soumis à trois freins principaux. Tout d’abord, l’identification des biomarqueurs reste toujours un challenge difficile à relever pour les équipes de recherche. Secundo, note Alcimed, l’absence de processus clairs d’AMM ne facilite pas la généralisation des stratégies de développement du couple « médicament/test théranostisque ». Enfin rien ne garantit l’obtention d’un remboursement couvrant les frais de développement, notamment aux Etats-Unis… où un nouveau système de prise en charge est à l’étude.


















Vos commentaires