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GSK supprime près de 300 emplois à Maidenhead (UK)

27 juin 2008

Nouvelle mesure de downsizing programmée chez GSK : l’effectif de l’usine de Maidenhead, dans le Berkshire (ouest londonien), sera réduit de 60 % d’ici à 2010 après la suppression de 287 des 480 emplois de ce site dédié aux produits de soins bucco-dentaires (dentifrices Aquafresh et Sensodyne, bains de bouche Corsodyl, brosses et pâtes Macleans). Selon les syndicats, la direction aurait indiqué que la production allait migrer vers l’Europe centrale. L’opération se fera par étapes : 95 postes vont être supprimés d’ici à fin 2009, puis 192 en 2010.
Par ailleurs, GSK pourrait également annoncer prochainement une réduction d’effectif sur le site de Montrose, dans le centre de l’Ecosse, spécialisé dans la fabrication d’API (l’anti-inflammatoire fluticasone et le bronchodilatateur salbutamol, l’anti-HIV abacavir, l’anti-hypertenseur lacidipine) : l’usine emploie actuellement environ 450 personnes.

Sanofi Pasteur enchaîne les investissements au Val-de-Reuil

26 juin 2008

dans " Podcast "

Sanofi Pasteur va investir 3,6 Mds€ dans le monde d’ici à 2017

25 juin 2008

dans " Stratégies "

David Watson, le directeur général adjoint en charge des opérations industrielles de Sanofi Pasteur, a créé la sensation aujourd’hui au Val-de-Reuil (27) en annonçant que la filiale vaccins de Sanofi Aventis allait investir plus de 3,6 Mds€ d’ici à 2017 dans différents projets industriels, conséquence de la croissance mondiale du marché (plus de 16 % par an). Une quinzaine de programmes d’extension de capacité ou de création ex-nihilo d'unités sont dans les cartons… ou en construction, comme celle de Shenzhen (Chine) qui sera dédiée, dès son ouverture en 2012, à la production de vaccins contre la grippe saisonnière.
David Watson, qui participait à l’inauguration de la nouvelle unité de production normande du groupe, a aussi confirmé qu’une étude de faisabilité avait été engagée pour réaliser une usine de vaccins contre la dengue à Neuville-sur-Saône (69), dans la périphérie de Lyon ; elle serait construite à proximité de l’usine exploitée par Sanofi Aventis. Rappelons qu’au Val-de-Reuil, le groupe achève actuellement des locaux industriels qui vont multiplier par trois sa capacité de formulation de vaccins (100 M€ d’investissement). Ces installations seront opérationnelles en 2012.

La contrefaçon dans le collimateur de Sanofi-Aventis

23 juin 2008

dans " Stratégies "

Jean-François Dehecq, le pdg de Sanofi-Aventis, se veut exemplaire dans la lutte contre la contrefaçon de médicaments. « Trop longtemps, a-t-il récemment déclaré, nous avons sous-estimé un phénomène qui ne se cantonne plus à de la production marginale. Il s’est aujourd’hui complètement industrialisé ». Selon l’OMS, la contrefaçon de médicament, qui est l’un des fers de lance des réseaux mafieux internationaux, représenterait environ 10 % du marché pharmaceutique, soit 45 Mds€.
Sanofi-Aventis a décidé de prendre le problème à bras le corps : le groupe s’est doté d’une cellule interne de coordination et a ouvert début 2008 un laboratoire central d’analyse des contrefaçons (LCAC) dans l’enceinte de son usine de Tours. Cette structure scientifique emploie cinq collaborateurs et a notamment pour vocation d’analyser les produits suspects qui lui sont transmis. « Il s’agit en général de copies grossières de blockbusters, le plus fréquemment de formes galéniques assez simples telles que les comprimés, explique Christine Huber, la directrice du projet anti-contrefaçon. La plate-forme tourangelle passe ainsi au crible « plusieurs milliers de produits par an » et s’appuie aussi sur les capacités des différentes filiales étrangères du groupe (en particulier celles implantées en Chine, au Mexique, en Colombie, en Russie et au Kazakhstan).

Valois Pharma continue de pousser au Val-de-Reuil

20 juin 2008

L’usine normande du Val-de-Reuil (Eure) de Valois Pharma, spécialisée dans les dispositifs médicaux pour les voies nasales (traitement des rhinites) et pulmonaires (asthme et bronchite), a le vent en poupe. Le groupe vient en effet investir 15 M€ dans la construction d’une nouvelle unité de production (UP 4) de 8 000 m². Ces nouveaux bâtiments comprendront 2 000 m² de salles blanches et accueilleront à l’horizon 2011 six nouvelles lignes de fabrication de poussoirs nasaux fondés sur une toute nouvelle technologie brevetée par Valois Pharma : celle-ci, baptisée IMAT (in mold assembly technology), permet de mouler les pièces avec une seule machine et d’opérer un contrôle qualité automatisé à 100 %. La plate-forme va aussi accueillir des fabrications d’indicateurs de doses Landmark, un nouveau produit qui vient de recevoir de l’European Aerosol Federation (EAF) la distinction de l’aérosol le plus innovant de l’année. UP 4 devrait être doté d’une capacité de production annuelle de 200 millions de dispositifs médicaux.

Singapour véritable place-forte des biotechnologies

18 juin 2008

dans " Biotechs "

Singapour n’en finit pas d’aimanter les investissements dans le secteur des biotechnologies. Et n’en déplaise à certains détracteurs de l’interventionnisme public, c’est bien un puissant programme d’Etat qui a produit ce tissu de start-up et de plates-formes de R&D. Plus de 2,1 Mds$ US ont ainsi été engagés dans les sciences de la vie par le gouvernement singapourien depuis quelques années : un record mondial rapporté à l’échelle d’un pays de 4,5 millions d’habitants. Les derniers chiffres disponibles sont au diapason. Les dépenses en recherche dans les biotechnologies et le biomédical ont grimpé de 24 % en 2006 pour se hisser à 760 M$. Parallèlement, l’effectif des chercheurs a augmenté de 12 % : ils sont aujourd’hui plus de 2 000. Parmi les projets saillants les plus récents figurent  en bonne place le développement d’une unité de recherche clinique de Pfizer, la création d’une plate-forme de recherche en neurosciences de Takeda, ainsi que l’élargissement à de nouvelles indications (oncologie) de Lilly-Singapore Center for Drug Discovery.

Pfizer aurait une touche pour le site PGRD d’Amboise

16 juin 2008

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. En parallèle à son projet de plate-forme de production de lots cliniques pour des formes inhalées destinées au traitement de pathologies respiratoires (lire notre post de vendredi sur le sujet), Pfizer tente de céder tout ou partie des locaux de R&D du site d’Amboise-Pocé (37). Après avoir abandonné la piste d’un repreneur de l’activité de recherche pré-clinique – fermée cet hiver avec 149 suppressions d’emplois à la clé – le n°1 mondial s’est résolu à contracter avec un occupant susceptible de créer quelques dizaines d’emplois, d'autant qu'il a également programmé l'arrêt de la production vétérinaire du site de Pocé et la suppression de la cinquantaine d'emplois qui y était attachée.
Selon nos informations, plusieurs candidats se seraient rendus sur place. L’un d’entre eux, dont nous dévoilons l’identité dans le numéro d’Actu Labo à paraître mercredi 18 juin, aurait manifesté un réel intérêt pour les installations tourangelles. Ce laboratoire étranger, qui a déjà audité l'usine toute proche d'un façonnier du Val de Loire, souhaiterait implanter en France une unité de production de médicaments de taille moyenne. Les conditions très avantageuses offertes par Pfizer le séduiraient fortement. Une décision pourrait être prise à la rentrée.

Pfizer confirme son projet de plate-forme de produits inhalés à Amboise

13 juin 2008

Le n°1 mondial vient de confirmer son intention d’implanter à Pocé-sur-Cisse, près d’Amboise (Indre-et-Loire), une plate-forme de développement et de production de lots cliniques de formes inhalées. Ces produits, qui seront indiqués prioritairement dans l’asthme et le traitement de maladies allergiques, utiliseront un dispositif mis au point par l’unité de recherche du groupe basée à Cambridge, au Royaume-Uni. La technologie d’administration repose sur un spray relié à une structure alvéolaire contenant 60 doses unitaires de poudre. A priori, le programme de production de lots cliniques – qui va requérir un investissement de 130 M€ – serait opérationnel à la fin 2009 et susciterait la création d’une quarantaine d’emplois.
Si les tests s’avèrent concluants, le site tourangeau pourrait assurer « la production de routine » avec à la clé « la création, à terme, de 400 emplois » assure un porte-parole. Cette perspective rencontre toutefois le scepticisme des représentants du personnel qui rappellent « que cette annonce a été organisée au moment où le groupe confirmait la suppression de la plate-forme de recherche pré-clinique du site qui employait 150 collaborateurs ».  La direction et les autorités locales sont d’ailleurs toujours en quête de repreneurs pour cette plate-forme de R&D. Affaire à suivre…

Les fournisseurs indiens d’API touchés par la hausse des matières premières chinoises

12 juin 2008

Selon la presse économique indienne, les fournisseurs indiens de principes actifs (gastro-entérologie, antibiotiques, paracétamol) pourraient être contraints de réduire de moitié leur volume de production, voire, pour certains d’entre eux, de fermer purement et simplement des unités de fabrication.
La faute en incombe, affirment-ils, aux producteurs chinois de matières premières qui pratiquent la valse des étiquettes ! Augmentation du prix de l’énergie, durcissement des contraintes environnementales — il s’agit de donner une bonne image au reste du monde à l’occasion des Jeux Olympiques —, les prix des composants intermédiaires importés de Chine auraient doublé. La hausse de l’un d’entre eux, l’oxychlorure de phosphore, serait même de 800 %. La contagion touche déjà des firmes européennes : le polonais PCC Rokita a ainsi justifié récemment la hausse de ses tarifs par ces brusques augmentations.

Le japonais Daiichi Sankyo s’offre l'indien Ranbaxy

11 juin 2008

dans " Génériques "

Y aura-t-il encore de la place pour les génériqueurs indépendants ? La question se pose après l’annonce par la pharma japonaise Daiichi Sankyo du lancement d’une OPA amicale d’un montant compris entre 3,4 et 4,6 Mds$ sur le génériqueur indien Ranbaxy. L’opération boursière complètera la cession privée des titres de la famille Singh, fondatrice du premier laboratoire pharmaceutique indien, qui détient 35 % du capital. Le pdg de Ranbaxy, Malvinder Singh, devrait vraisemblablement rester aux commandes. Ce dernier a réussi à hisser le laboratoire dans le top 10 des génériqueurs mondiaux (1,62 Mds$ de CA en 2007) mais il ne cachait pas ses craintes à propos des restrictions à la copie de molécules innovantes introduites récemment par la réglementation indienne sur la propriété intellectuelle.
Les deux entreprises se sont immédiatement félicitées des futures synergies industrielles que l'opération devrait obligatoirement susciter ; on peut ainsi s’attendre à ce que Daiichi Sankyo (8,2 Mds$ de CA pour l'exercice clos le 31 mars dernier, marqué par un recul des ventes de 5,3 %) utilise les capacités de Ranbaxy pour fabriquer des médicaments princeps et des génériques destinés aux pays occidentaux. Les analystes ne s’y trompaient pas et annonçaient un durcissement de la concurrence sur un marché du générique où la compétition fait déjà rage.
Rappelons que Ranbaxy est présent en France suite au rachat en 2004 de RPG, l’ex-filiale génériques d’Aventis. Depuis cette date, le génériqueur indien peine à progresser : sa part du marché français ne s’élevait fin 2007 qu’à 2,7 %, selon le GERS.