accueil Télécharger nos éditions archives acheter en ligne contact

Merck Serono reprend des médicaments de BMS en Amérique latine

11 juin 2008

dans " Stratégies "

Merck Serono vient d’acquérir une trentaine de médicaments de prescription de Bristol-Myers Squibb (BMS) en Amérique du Sud. Ce portefeuille, qui comprend plusieurs traitements cardiovasculaires, dont l’anticholestérol Pravachol (pravastatine) et le Monopril (fosinopril), un inhibiteur de l'enzyme de conversion prescrit pour l'hypertension, représentaient plus de 90 M$ (58 M€) de ventes en 2007.
L'accord sera tout d'abord limité à une période initiale de trois ans, avec reconduction possible sur décision mutuelle, dans sept pays d'Amérique latine (Argentine, Chili, Colombie, Equateur, Panama, Pérou et Venezuela). Le groupe allemand réalise déjà 569 M€ de CA dans cette partie du continent américain avec une force de vente d’un millier de personnes. Si Merck Serono sera le distributeur exclusif de ces médicaments, mais Bristol-Myers Squibb continuera d’en assurer la fabrication.

Les CRO françaises ciblent les Etats-Unis

10 juin 2008

dans " CRO "

Difficile pour les CRO françaises de faire l’impasse sur le marché nord-américain qui représente plus de 60 % du marché mondial des études cliniques et précliniques. Ainsi, le dijonnais Oncodesign (environ 5,5 M€ de CA, une soixantaine de salariés), spécialisé dans les études précliniques in vivo et in vitro en cancérologie, va consacrer une part significative d’une augmentation de capital en cours (3 M€) à l’acquisition d’une plate-forme préclinique aux Etats-Unis ou au Canada où le français exploite déjà une filiale commerciale. « Cette opération de croissance externe devrait cibler un laboratoire positionné sur des aires thérapeutiques différentes telles que la cardiologie ou la neurologie » nous indique un responsable d’Oncodesign.
De même, le rennais Biotrial (33 M€ de CA), autre CRO française spécialisée dans les phases cliniques - déjà très internationalisée -, a annoncé son intention d’ouvrir un centre de recherche à New York. L’enjeu est de répondre localement aux attentes des grands donneurs d’ordre américain ; cette unité serait fondée sur le même modèle que le site rennais qui emploie 150 collaborateurs.

Ethypharm va fermer Houdan et renforcer Châteauneuf en Thymerais

09 juin 2008

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le spécialiste du développement de formes galéniques Ethypharm souhaiterait fermer son unité de Houdan, à l’ouest de Paris, pour renforcer significativement celle de Châteauneuf-en-Thymerais, en Eure-et-Loir, distante d’une quarantaine de kilomètres. La direction d’Ethypharm a, en effet, présenté un projet aux représentants du personnel du site de Houdan (135 salariés en CDI + quelques CDD et CTT) qui viserait à fermer le site en décembre 2010 avec des transferts de personnel à partir de septembre 2009. Hormis une vingtaine de propositions de reclassements au siège de St-Cloud, l’essentiel des salariés seraient affectés à l’unité de Châteauneuf-en-Thymerais, un ancien site Prographarm acquis en 1999. Celui-ci, qui compte actuellement 150 salariés, devrait faire l’objet d’investissements importants pour accueillir au total 117 personnes en provenance des Yvelines. On parle d’une extension de 800 m2 des bureaux — afin d’abriter la trentaine d’agents administratifs transférés de Houdan — et du réaménagement des laboratoires existants, notamment de la zone gélules. Les représentants du personnel de Houdan, qui déplorent l’insuffisance des investissements opérés sur leur site ces dernières années, ont nommé un expert pour vérifier que l’option de la fermeture était la meilleure. Ils craignent que le refus des propositions de reclassement oblige la direction à engager, in fine, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Ethypharm, racheté il y a un an par les cadres dirigeants (29 %) adossés au fonds Astorg Partners (60 %), compte quelque 800 salariés sur l’ensemble de ses sites français, canadien, chinois et indien.

Vers une "Pharma Valley" de Rouen à Orléans ?

06 juin 2008

dans " Podcast "

Haupt Pharma, nouveau géant du façonnage pharmaceutique

04 juin 2008

dans " Stratégies "

Les grandes manœuvres se poursuivent dans le monde du façonnage pharmaceutique. L’allemand Invita AG, issu de la scission en deux branches de MVB AG, vient d’annoncer la fusion, qui sera effective le 1er septembre, de ses trois entreprises de façonnage pharmaceutique, Haupt Pharma, Wülfing Pharma et Amareg Pharma. Réunies, les trois sociétés représentent un CA pro forma de l’ordre de 180 M€ (168 M€ en 2007) et environ 1 500 collaborateurs. Pour contrôler intégralement ce pôle façonnage, Invita AG a l’intention de racheter les parts des minoritaires.
Haupt Pharma, la plus importante des trois composantes avec ses 113 M€ de CA et ses six usines — dont celle de Livron (26) —, servira de référentiel à l’ensemble et Wülfing Pharma, de Gronau (D), prendra le nom de Haupt Pharma Wülfing, tandis qu’Amareg, de Regensburg (D), deviendra Haupt Pharma Amareg
Après cette fusion, Haupt Pharma disposera d’une gamme complète de prestations, allant du développement galénique au dépôt d’AMM, en passant par la production de la plupart des formes pharmaceutiques et celle des lots cliniques. Mais l’entreprise a l’intention d’accroître encore ses parts de marché. Hans-Christian Semmler, son président, souligne que son objectif est d’appartenir au Top 3 européen, sans abandonner ses ambitions aux Etats-Unis et au Japon, pays où il possède déjà une usine.

Hybrigenics et Innogenetics, les biopharms vedettes du jour

04 juin 2008

dans " Biotechs "

Servier vient de renouveler sa coopération avec la biopharm française Hybrigenics pour la validation d’une protéase spécifique de l’ubiquitine (USP) que pourrait utiliser Servier dans son programme de découverte de nouvelles molécules anticancéreuses. Si la validation en cours est un succès, Hybrigenics développera un dosage destiné à cribler des petites molécules afin de trouver des inhibiteurs de cette USP. Les prochaines étapes doivent faire l’objet de discussions avec Servier avant la fin de l’année.
De son côté, la belge Innogenetics (54,1 M€ de CA en 2007, dont 50,9 M€ dans les diagnostics), fait l’objet d’une bataille boursière entre sa compatriote Solvay (déjà détentrice de 6,8 % de son capital), qui a lancé une OPA sur elle à la fin du mois d’avril, et l’américain Gen-Probe, leader mondial pour le diagnostic des maladies infectieuses, qui vient de surenchérir de quelque 10 M€ sur l’offre de la middle pharma belge. Pourtant, Innogenetics avait annoncé la semaine passée  une restructuration de sa filiale de drug discovery et de bioproduction GENimmune (3,2 M€ de CA en 2007), amputée de 24 emplois depuis le début de ce mois et promise à devenir une branche de sa maison-mère sous le nom d’Innogenetics Biologicals.

Les pharmas des PECO en pleine effervescence

02 juin 2008

dans " Stratégies "

Ça continue de bouger dans les PECO (Pays d’Europe Centrale et Orientale) où les laboratoires locaux suscitent les appétits des big et middle pharmas occidentales. Ces derniers jours, on a appris pêle-mêle que PPF, un groupe financier dirigé par un homme d'affaires tchèque, s'était associé à l'assureur Generali pour contrarier les ambitions tchèques de Sanofi-Aventis en lançant une OPA sur leur filiale commune Zentiva (660 M€ de CA, détenu à 24,9 % par Sanofi et à 19,1 % par PPF), que le gouvernement hongrois se décidait à lâcher les derniers 25 % détenus dans Gedeon Richter (environ 1,5 Md€ de CA pro-forma depuis le rachat, cet automne, du russe Akrihin et du polonais Polpharma), tandis qu’un autre polonais, Polfa Warszawa (90 M€ de CA), préparait sa privatisation.
Dernier événement en date, l’officialisation aujourd’hui même du rachat par Mylan du dernier pan des génériques de Merck KGaA, justement celui des PECO (Pologne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie). C’est Didier Barret, président France et EMEA de Mylan (voir notre post du 1er avril et notre podcast du 4 avril) qui dirigera les opérations de l’américain en Europe centrale.
Les laboratoires pharmaceutiques des PECO veulent aussi conquérir des marchés à l'Ouest. Le polonais Adamed (110 M€ de CA) vient de créer une filiale espagnole et compte y investir 35 M€ dans les trois ans. On dit même qu'un façonnier et fabricant d'API russe chercherait à acquérir une unité industrielle de taille moyenne en France (environ 50 à 60 emplois à terme). A suivre dans les jours à venir...