Les déboires du torcetrapib menacent près de 500 emplois en Irlande
07 juil 2008
Pfizer passe décidément ses capacités industrielles à la paille de fer. Le n°1 mondial vient ainsi d’annoncer que, faute d’avoir trouvé un repreneur, il pourrait se trouver dans l’obligation de fermer son usine d’API de Little Island (180 salariés), située non loin de Cork, en Irlande. Des négociations avec une big pharma, intéressée par le site, étaient engagées depuis plusieurs semaines mais « elles viennent définitivement de s’interrompre » a reconnu Pfizer dans un communiqué. Un malheur – ou un sinistre industriel - n’arrivant jamais seul, une autre usine – celle de Loughbeg (300 salariés), qui fabrique aussi des API – pourrait également passer à la trappe…. à moins qu’une improbable cession puisse être conclue avant la fin 2009.
Selon Pfizer, ces deux fermetures annoncées – qui entraîneraient la disparition d’environ 480 emplois – s’expliquent par les déboires du torcetrapib. L’an passé, le groupe a en effet décidé d’arrêter le développement de cet anticholestérol appelé à remplacer le Lipitor, le médicament vedette de Pfizer. Il était prévu qu’il représente près de 40 % de la production des sites de Little Island, Loughbeg et Ringaskiddy, tous situés dans le sud irlandais. En forme de compensation, Pfizer a annoncé il y a deux mois la construction d’une unité de bioproduction à Shanbally, à côté des sites qu’il possède à Ringaskiddy (cf. notre post du 23 mai).

















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