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Famar très bien placé pour la reprise de l'usine McNeil d'Orléans

29 août 2008

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Selon la direction de l’usine McNeil Manufacturing (groupe J&J) d’Orléans-La Source (45), le « spectre de la fermeture de l’usine est en passe de s’éloigner ». La reprise de ce site de 568 salariés (CDI, CDD et intérimaires), spécialisé dans la fabrication de formes liquides et pâteuses, semble en effet « le scénario le plus probable ». L’opération pourrait être annoncée d’ici à la fin de l’année. De source proche de ce dossier, l’un des candidats le mieux placé serait le façonnier Famar, conformément à ce que nous annoncions en avant-première dans notre post du 7 avril 2008.
Rappelons que Famar France exploite déjà à Orléans une ex-usine Novartis d’environ 300 salariés. Le façonnier possède aussi à St-Rémy-sur-Avre (28) un site de 200 personnes racheté début 2007 au laboratoire Abbott, ainsi qu’une autre unité de production à l’Aigle (61). De toute évidence, la cession aurait pour préalable la réduction du sureffectif de l’usine orléanaise, estimé aujourd’hui à environ 70 postes.

UCB va supprimer 2 000 emplois dans le monde

28 août 2008

dans " Stratégies "

Le laboratoire pharmaceutique belge UCB envisage de réduire son effectif mondial de 2 000 personnes, soit 17 % de ses effectifs, dans le cadre de son programme stratégique « Shape ». Annoncé il y a quelques semaines, ce projet doit permettre à UCB d’accélérer sa transformation en se focalisant sur deux domaines thérapeutiques clés : le système nerveux central et l’immunologie : quelque 300 M€ seront alloués à cette restructuration dans les trois prochaines années. La réduction de l’effectif mondial se traduira par la suppression de 2 400 postes et par la création d’environ 400 autres, a précisé UCB. Simultanément, 300 postes seraient redéployés vers les principaux sites de la firme.
En Belgique, le projet pourrait toucher 130 postes de travail à Bruxelles et 425 à Braine-l’Alleud, au sud de la capitale belge. « La Belgique reste une plate-forme stratégique importante pour l’expansion d’UCB dans le futur » a néanmoins indiqué le groupe, désireux de faire passer la pilule. UCB, dont le titre a été suspendu à l’ouverture des marchés, signale qu’il a informé ce jeudi ses collaborateurs et les représentants du personnel de « son intention de poursuivre la transformation d’UCB en une entreprise biopharmaceutique. »

Le grossiste WellDyneRx va tripler ses capacités

26 août 2008

dans " Stratégies "

Le grossiste et répartiteur pharmaceutique américain WellDyneRx engage un vaste programme immobilier afin de tripler ses capacités. L’entreprise, historiquement basée dans le Colorado, va ouvrir en novembre prochain une nouvelle unité à Lakeland, en Floride, et compte recruter plus de 670 salariés.
Le site emploiera des pharmaciens, des développeurs et du personnel spécialisé pour le centre de relations avec les officines. WellDyneRx va investir 20 M$ dans la construction de ce nouveau centre d’opération robotisé, à partir duquel il traitera plus de 30 millions de commandes de médicaments par an. La société approvisionne aujourd’hui plus de 3 millions de clients à travers un réseau de 59 000 pharmacies sur le territoire américain.

Gilead engage sur le long terme d'importants investissements à Foster City

25 août 2008

dans " Stratégies "

Le californien Gilead Sciences engage pour les dix ans à venir un important plan de développement sur son siège de Foster City. Spécialisé dans le développement d’antiviraux et de traitements contre les maladies cardiovasculaires et respiratoires, Gilead compte doubler la surface de ses bâtiments, majoritairement de R&D, pour porter la capacité du campus californien à plus de 110 000 m2. La construction d'une unité de lots pilotes et d'une autre de production font également partie du programme. Cette extension, dont les travaux commenceront en 2009, devrait entraîner la création de près de 1 900 emplois dans les dix ans à venir. Implantée dans 18 pays, Gilead emploie aujourd’hui près de 3 200 personnes sur ses 25 sites, dont l’un à Paris. L’an passé, la biotech a réalisé un CA de 4 Mds$.
Il est à noter que La FDA vient d’approuver le Viread, jusqu’alors indiqué dans la lutte contre le VIH, dans le traitement de l’hépatite B chronique, qui affecte près de 2 millions de patients aux Etats-Unis.

Abbott dégraisse sa division diagnostic

22 août 2008

dans " Stratégies "

Mieux vaut prévenir ! En dépit d’une bonne progression (16 %) de l’activité au premier semestre 2008, l’américain Abbott a décidé de tailler dans les effectifs de sa division diagnostic. Celle-ci représente un CA de 3,2 Mds$, soit 12 % du chiffre d'affaire du groupe. « Nous avons souhaité anticipé un durcissement des conditions de marché en nous attaquant à certaines capacités excédentaires » a indiqué la direction en guise de justification.
La restructuration va se traduire par la suppression de 1 000 postes au cours des quatre prochaines années. Elle entrainera la fermeture d’une unité de fabrication basée à Pasadena en Californie et la mise en œuvre d’un plan social sur les sites de Santa Clara (Calif.) et de Lake Forest (Illi.). Certaines fabrications affectées par ces réductions de capacités seront transférées vers les usines irlandaises du groupe. 

Teva aurait jeté son dévolu sur l’allemand Stada

18 août 2008

dans " Génériques "

Le génériqueur Teva est-il sur le point de relancer la bataille pour le leadership très disputé du marché mondial du générique ? Selon le site d’information économique israélien Globe, le groupe – qui n’a pas encore achevé le rachat de Barr Pharmaceuticals – serait entré en discussion pour l’acquisition de l’allemand Stada Arzneimittel. Ce dernier qui occupe la 3e place en Allemagne (avec 12 % du marché) serait classé dans la liste des dix premiers génériqueurs mondiaux.
Les deux directions n’ont pas souhaité commenter la rumeur, mais selon certains observateurs, l’opération ne constituerait pas une énorme surprise. Le génériqueur israélien tente en effet depuis des années d’acquérir une place significative sur le marché allemand, l’un des plus importants et des plus dynamiques au monde.
Les analystes restent cependant prudents : ils soulignent que « Teva devrait plutôt se concentrer sur l’acquisition pour 7,5 Mds$ de Barr Pharmaceuticals avant de songer au rachat d’un laboratoire dont la valorisation avoisine les 2,8 Mds$ ».

Consolidation sur le marché des dérivés sanguins

13 août 2008

dans " Stratégies "

Le marché des médicaments dérivés du plasma (MDP) connaît une importante consolidation. L’australien CSL, le leader de la discipline, annonce en effet le rachat de son concurrent américain, le laboratoire Talecris Biotherapeutics, dans le cadre d’une transaction de 3,1 Mds$. Cette opération, qui permet à CSL d’asseoir son leadership sur un marché mondial estimé à 15 Mds$, témoigne également des difficultés du modèle industriel spécifique à cette activité. Les producteurs de MDP sont en effet confrontés à d’importantes difficultés dans la collecte de la matière première – le plasma humain – et doivent faire face à une augmentation régulière de son prix (+ 14 % en 2007). Les seuls coûts de production des MDP représenterait ainsi environ 65% du coût de revient global (contre 20 % pour les coûts de production de l'industrie pharmaceutique classique). Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que ce marché, réputé très difficile, ne compte plus que quelques spécialistes (Baxter International, Grifols, Octapharma)

Face aux appétits des big pharmas, les cibles font monter les enchères

05 août 2008

dans " Stratégies "

Pour nous avoir, il faudra payer. C’est le message qu’ont fait passer les actionnaires de Genentech à Roche, ceux d’ImClone à Bristol-Myers Squibb et aussi ceux de Zentiva à Sanofi-Aventis. Les OPA – même si elles sont officiellement considérées comme « amicales » – des deux big pharmas sur les biotechs américaines devront se faire sur la base de prix relevés, tout comme celle du n°4 mondial et champion français du secteur sur le génériqueur tchèque. Et le fait que Genentech soit déjà détenu à 56 % par Roche, ImClone à 17 % par BMS et Zentiva à 25 % par Sanofi ne change rien à l’affaire.
A une période où l’argent est plus cher et où les montages financiers complexes se raréfient, les actionnaires deviennent paradoxalement plus gourmands. Ces refus ont-ils pour seul but de faire monter les enchères ou faut-il y voir la naissance d’un autre modèle économique et la fin programmée des grandes fusions ? Il est évident que les trois big pharmas parviendront à leurs fins, mais que les prochains prédateurs se le disent : les opérations de fusions-acquisitions seront probablement de plus en plus dures à boucler.