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Roche va développer sa filiale Ventana

31 oct 2008

dans " Stratégies "

Le suisse Roche a de grands projets pour sa filiale Ventana Medical Systems, basée à Tucson, dans l’Arizona, dont il a fait l’acquisition en février dernier. Spécialisée dans la fabrication de tests, d’instruments de diagnostic et de réactifs chimiques, Ventana va voir son effectif passer de 750 à 1 000 salariés durant l’année à venir. Roche a déjà investi 8,9 M$ sur le site de Tucson et compte dépenser 100 M$ en 2009 afin d’y développer la branche R&D. Ventana met en effet au point des tests génétiques capables de détecter l’efficacité d’un traitement sur un patient. En développant sa filiale, Roche espère s’imposer sur le marché des soins personnalisés aux patients, qui sera probablement la grande affaire des années à venir.

Les pharmas conviées à financer la recherche clinique de l’Institut Gustave Roussy

30 oct 2008

dans " Stratégies "

L’état calamiteux des finances de l’Institut Gustave Roussy (IGR) à Villejuif (94), le premier pôle européen de recherche contre le cancer (2 000 salariés dont 600 chercheurs, 12 000 nouveaux patients par an) contraint la direction à réagir. Cette dernière vient ainsi de mettre en œuvre un plan de « retour à l’équilibre » qui prévoit, d’ici à 2011, la suppression de 140 postes et la création concomitante de 50 postes d’infirmières et d’aides soignantes.
« Tous les postes seront touchés, à l’exclusion des postes de soins directs » indique la direction qui prévient que la direction de la recherche clinique et translationnelle (DRCT), une unité de 50 collaborateurs chargée du pilotage des essais cliniques, sera aussi affectée par la restructuration. Ainsi, près de 20 % des postes de la DRCT, financés aujourd’hui sur différents budgets publics, « devront à terme trouver des ressources propres, émanant soit des grands appels d’offres européens, soit des big pharmas qui ont compris l’intérêt des travaux académiques menés par l’IGR ». Les grands laboratoires pharmaceutiques contribuent déjà à hauteur de plus de 1 M€ à ces programmes. Mais il leur faudra effectuer un effort bien plus important puisque, dans le même temps, la direction de l’IGR souhaite porter la proportion de patients enrôlés dans des essais cliniques de 13 à 18 %... contre 1,3 % pour un plateau hospitalier « classique ».

Le suédois Recipharm reprend le site Fournier de Fontaine-lès-Dijon

28 oct 2008

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le site de Fontaine-lès-Dijon (21) des laboratoires Fournier, qui avait été mis en vente par sa maison-mère, le groupe Solvay, a – enfin – trouvé preneur. Le façonnier suédois Recipharm vient, en effet, de signer l’acquisition de cette unité de 220 salariés (dont 180 CDI), spécialisée dans la fabrication de comprimés et de gélules, notamment le Lipanthyl, un hypolipidémiant qui représente environ 90 % des volumes.
Le deal sera assorti d’un contrat de sous-traitance étalé sur plusieurs années et sera officiellement présenté aux représentants du personnel le 7 novembre prochain. A priori, Recipharm – qui a déjà repris l’usine d’injectables (anesthésiques) AstraZeneca de Monts, près de Tours (37) – ne devrait pas procéder à des suppressions d’emplois industriels. En revanche, les syndicats craignent que cette cession ne suscite des licenciements au sein du siège social dijonnais des laboratoires Fournier : ce dernier emploie 90 collaborateurs.

Merck KGaA sextuple ses bénéfices… mais dévisse en Bourse

27 oct 2008

dans " Stratégies "

Signe de la folie qui a gagné la planète financière, la dégringolade ce lundi 27 octobre de Merck KGaA à la bourse de Francfort : le titre perdait 11,5 % en début de séance, après que la société eut annoncé qu’elle avait quasiment… sextuplé son bénéfice net au 3e trimestre (202 M€, contre 36 M€ un an auparavant). Excusez du peu… La raison de la grande fraîcheur de cet accueil boursier ? Une performance inférieure aux prévisions de résultats – le désormais célèbre profit warning – de la firme de Darmstadt. La forte augmentation des ventes de l’anticancéreux Erbitux (+ 13 %) licencié par ImClone et de Rebif (+ 10 %), le traitement de la sclérose en plaques de Serono, ont pourtant tiré le profit opérationnel de 6 %, à 309 M€, et les ventes totales de 8,7 %, à 1,89 Md€.
Que faut-il donc pour gagner l’intérêt des investisseurs qui continuaient, comme en fin de semaine passée, à céder des paquets de titres ? En fin de séance, le titre se reprenait toutefois pour repasser la barre des 60 €, toutefois très au-dessous de sa cotation de vendredi soir et surtout du niveau moyen des titres composant l’indice Dax des 30 plus fortes capitalisations de la bourse allemande.

La fin du rimonabant

24 oct 2008

dans " Stratégies "

Sanofi-Aventis fondait sur lui les plus grands espoirs et le présentait comme un futur blockbuster. Il restera comme l’un de ses plus sévères échecs. Suite à la décision de l’Agence européenne du médicament (EMEA) – qui fait elle-même suite au niet ferme de la FDA l’an passé –, Sanofi-Aventis a décidé d’interrompre « immédiatement » la commercialisation en Europe de l’Acomplia (rimonabant), la pilule anti-obésité qui a déjà coûté son fauteuil de directeur général à Gérard Le Fur.
L’EMEA vient, en effet, de considérer que les risques que faisaient courir le rimonabant aux patients étaient réels et que son efficacité à l’issue d’une période de trois mois ne correspondait pas aux données issues des études cliniques. Les experts de l’Agence indiquent que la prise d’Acomplia provoquerait « deux fois plus de troubles dépressifs, parfois sévères, que le placebo ». Pour autant, si cet échec entache la réputation du groupe français, il ne constitue pas une catastrophe économique : les analystes estiment que les ventes annuelles du traitement n’excédaient pas les 300 M€.

L'américain Merck & Co entame une nouvelle cure d’amaigrissement

22 oct 2008

dans " Stratégies "

A peine achevé un premier plan qui s’est soldé depuis 2005 par la suppression de 10 400 emplois, l’américain Merck & Co décide de tailler une nouvelle fois dans ses effectifs. Le board vient d’indiquer que 7 200 postes passeraient à la trappe (soit presque 10 % du nombre total de salariés dans le monde) d’ici à la fin 2011. Ces mesures spectaculaires, destinées principalement à rassurer les marchés, surviennent dans la foulée de l’annonce d’une forte détérioration du résultat net (- 28 %) au troisième trimestre de l’exercice. Le programme devrait prioritairement toucher l’encadrement : la direction envisagerait, en effet, de supprimer 25 % des postes de dirigeants « senior » et « medium ».
Rappelons que l’américain Merck & Co. est présent en France via sa filiale Merck Sharp & Dohme Chibret (MSD-Chibret) qui exploite une usine de production pharmaceutique à Mirabel, près de Riom (63) (produits stériles, 800 salariés), ainsi qu’une unité de fabrication d’API implantée à La Vallée, près du Puy-en-Velay (43), qui emploie 210 collaborateurs. MSD-Chibret compte également dans son périmètre une unité de recherche, toujours à Riom, d’environ 150 personnes.

A Angers, Farmea bénéficie du rapatriement de la production d’un low cost

20 oct 2008

Et si on assistait à un retournement de tendance ? Les multiples problèmes rencontrés dans les pays low cost inciteraient-ils les donneurs d’ordre à rapatrier la production de médicaments en Europe ? On ne connaît pas les motivations du client, mais les faits sont là. Farmea, la filiale angevine de Fareva – issue de la reprise, en 2006, d’une ancienne usine Pfizer – vient de signer un important contrat avec un laboratoire espagnol « qui souhaite rapatrier sa production en Europe » explique Olivier Loyer, le directeur du site, le challenge consistant à assurer « des prix compétitifs, avec une qualité irréprochable et une logistique efficace ». Ce marché représenterait 10 millions de boîtes sur cinq ans, ce qui permettra d’optimiser un outil industriel qui ne tournerait, toujours selon son directeur, qu’à 40 % de ses capacités. Pfizer est encore, et de loin, le premier client du site puisque le n°1 mondial lui assure 70 % de ses volumes, notamment grâce au Débridat (troubles digestifs) et au Pivalone (antiallergique). Au total, Farmea produit 40 millions de boîtes annuellement pour un CA d’environ 38 M€.
Le façonnier devrait investir 1,8 M€ dans de nouveaux équipements et des modifications de chaînes de production ; il compte créer 40 emplois qui s’ajouteront aux 220 actuels.

Bioproduction : la France doit être plus attractive… les études du Leem moins sélectives

16 oct 2008

dans " Biotechs "

Selon une étude toute récente publiée par le Leem et le Genopole, la France accuse un retard prononcé en matière de bioproduction. Elle ne compterait que cinq sites de fabrication de lots commerciaux et sept unités de production de lots cliniques, loin, très loin derrière l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni. Pour autant, dans sa pointilleuse revue de détail, cette énième étude omet d’évoquer le projet d’une construction d’une nouvelle usine Genzyme à Lyon-Gerland (105 Me) dédiée à la fabrication de la Thymoglobuline et celui annoncé par GSK à St-Amand-les-Eaux, près de Valenciennes (59), où 500 M€ sont consacrés à une nouvelle unité de vaccins. Est également passée sous silence le site Pierre Fabre d’Idron, près de Pau (64), qui produit des anticorps monoclonaux, notamment l’interféron B de Biogen Idec.
Selon les rapporteurs, les omissions sont délibérées :  « Ces programmes ne correspondent pas à notre parti-pris de départ qui est de se cantonner aux seuls produits issus de l’ADN recombinant » nous indique un porte-parole du Leem.  « Les sites GSK Biologicals de St-Amand-les-Eaux et Pierre Fabre à Idron n’accueillent pas de capacités de fermentation. Ce sont des unités de type fill and finish ». Par ailleurs, l’usine Genzyme exploiterait une technologie – relative aux anticorps polyclonaux – « qui n’entre pas dans le champ de l’étude ».  Dommage d’être aussi sélectifs… Mais peut-être faut-il forcer le trait pour être entendus ?

Pfizer a renoncé à trouver un repreneur pour sa plate-forme de R&D à Amboise

14 oct 2008

Le groupe Pfizer, qui a fermé au mois de février sa plate-forme de recherche pré-clinique et de toxicologie (146 salariés) de Pocé-sur-Cisse, près d’Amboise (37), va contribuer à la revitalisation du bassin d’emploi local à hauteur de 1,5 M€. Cette somme « représente plus du double de l’effort imposé par la loi » rappelle un porte-parole du groupe. Pfizer mettra à disposition des développeurs un terrain de 3 ha lui appartenant ; cette emprise, contiguë au site de Pocé, devrait être affectée à la création d’une pépinière d’entreprises.
La direction nous précise que le projet de reprise des 15 000 m2 de locaux qui hébergeaient la plate-forme de R&D a échoué. Plusieurs opérateurs, dont le laboratoire russe PharmSynthez (cf. notre post du 16 juin dernier et Actu Labo n°106), avaient pourtant visité le site et envisagé l’installation d’une nouvelle activité. Sans donner suite.

AstraZeneca pourrait fermer son site chimique de Dunkerque en 2013

10 oct 2008

On savait depuis le mois de mai qu’AstraZeneca allait transférer une partie de la fabrication de l’ésoméprazole, le principe actif du Nexium, de son site de Dunkerque (59) vers une ou plusieurs usines de l’indien Ranbaxy, en vertu d’un accord de sous-traitance. Les représentants syndicaux attendaient de connaître l’impact social de cette perte de charge. Ils viennent d’être informés : 95 salariés devront quitter le site entre l’automne 2009 et la fin de l’année 2010. Mais une autre menace se profile. Selon les syndicats, la direction aurait prévenu que « sans repreneur, le pôle chimie fermerait d’ici à 2013 ou 2014 » entraînant, selon eux, le risque de disparition de quelque 200 emplois supplémentaires.
Le site AstraZeneca de Dunkerque, qui produit divers principes actifs dont l’ésoméprazole, l’oméprazole et le budésonide, abrite également une unité d’assemblage et de conditionnement des aérosols Symbicort Turbuhaler, prescrits pour l’asthme. Ces deux activités emploient environ 600 personnes sur le site de Petite-Synthe. Le laboratoire anglo-suédois a déjà engagé l’externalisation des fonctions support qui, à terme, devrait toucher 15 à 20 % des effectifs dunkerquois.