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Chemineau rachète le Laboratoire de la Mer

08 oct 2008

dans " Stratégies "

Les laboratoires Chemineau (250 salariés, 42 M€ de CA), un façonnier tourangeau spécialisé dans les sprays, les liquides et les pâteux à usage ORL et topique, viennent de réaliser une belle opération de croissance externe. Le holding CH-Pharma, qui détient 100 % du capital de Chemineau, a en effet acquis auprès du groupe breton Goëmar, l’une des grandes références françaises dans le domaine des biotechnologies marines, le Laboratoire de la Mer.
Installé à St-Malo (35), ce dernier produit des principes actifs (eau de mer, algues) et des produits marins de soins destinés au traitement des pathologies de la sphère ORL (rhinites, rhinites allergiques). Cette offre (Audioclean, Physiomer) est commercialisée par des laboratoires partenaires (Sanofi-Aventis). Le Laboratoire de la Mer (environ 70 personnes, 24 M€ de CA) exploite une unité industrielle à St-Malo spécialisée dans les formes liquides et les sprays.
Les dirigeants de Chemineau souhaitent développer « d’intéressantes synergies suite à l’acquisition d’une société au profil industriel et commercial très complémentaire ».
Rappelons que Goëmar a développé des solutions naturelles de défense de la santé des plantes. Il a notamment lancé le premier vaccin des plantes (Iodus 2 en France) fondé sur le principe actif naturel extrait d’une algue marine : la célèbre laminaire.

Eli Lilly annonce l’acquisition d’ImClone… et Chequers Capital boucle celle de Cenexi

06 oct 2008

dans " Stratégies "

Après trois jours de rumeurs, l’officialisation est tombée ce matin. Eli Lilly et ImClone ont trouvé un accord pour l’acquisition de la seconde par le premier sur la base de 70 $ l’action, soit un montant qui avoisinera les 6,5 Mds$. Cette offre représente un gain de 51 % par rapport à la dernière cotation de la biotech new-yorkaise, le 30 juillet dernier.
La somme déboursée ne devrait pas être tout à fait la même mais, comme Actu Labo le dévoilait en avant-première le 27 mai dernier, la filiale façonnage du groupe suisse Roche, Cenexi, a été officiellement reprise par le fonds d’investissement français Chequers Capital. Le closing de l’opération aurait eu lieu à la veille du week-end dernier, nous annonce une source proche de ce dossier. Rappelons que Cenexi exploite une unique usine à Fontenay-sous-Bois (94) où elle emploie environ 500 salariés. Cenexi est spécialisée dans la fabrication d’injectables (environ 210 millions d’ampoules) et de formes solides (1 300 tonnes).

A Gien, V2 Med placé en redressement judiciaire

03 oct 2008

Il avait connu une croissance exponentielle ces dernières années. Mais le façonnier de compléments alimentaires et de produits cosmétiques V2 Med (260 salariés dont 80 intérimaires, 18,1 M€ de CA en 2006 et 11,7 M€ de CA sur les cinq premiers mois de 2007) vit une période très délicate.
La société dirigée par Erik Dupontreue vient, en effet, de se déclarer en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Paris qui a immédiatement ouvert une procédure de redressement judiciaire. Selon le dirigeant, cet accident « est le résultat d’une très mauvaise conjoncture depuis trois mois, combinée au poids d’importants investissements (2,5 M€) engagés au profit de notre nouvelle usine de Châtillon dédiée aux produits cosmétiques ». Si les cinq premiers mois de l’exercice 2007 avaient été marqués par une forte progression de l’activité, correspondant au lancement de l'activité cosmétiques, ils s’étaient aussi soldés par une détérioration des ratios d'exploitation.
Afin de repartir du bon pied, le pdg, qui affirme pouvoir s’appuyer sur la confiance renouvelée de ses clients et de ses fournisseurs, devrait se séparer d’une quarantaine d’intérimaires et de CDD. Créé il y a une dizaine d'années à Bléneau (89), V2 Med avait migré en 2002 à Gien (45) avant d'ouvrir il y a un peu moins de deux ans un second site à Châtillon-Coligny, non loin de là, pour sa division cosmétiques Projed. La société fabrique et conditionne en sous-traitance des compléments alimentaires et des produits cosmétiques naturels en s’appuyant sur une offre galénique très diversifiée (comprimés, capsules, sticks, flacons, ampoules, sachets et effervescents).

Eli Lilly serait l’auteur de la surenchère sur ImClone

02 oct 2008

dans " Stratégies "

Ce n’était pas du bluff. Carl Icahn a bien en mains une contre-offre sur ImClone (lire notre post du 29 septembre). Selon le Wall Street Journal, Eli Lilly serait « en discussions avancées » avec la biotech new-yorkaise sur la base d’une proposition d'achat à 70 $ par action, valorisant cette dernière à 6,1 Mds$. Bristol-Myers Squibb, de son côté, a relevé le 22 septembre son offre à 62 $, valorisant l’entreprise à 5,4 Mds$ : le 13e laboratoire mondial (19,3 Mds$ de CA en 2007) n’aurait toutefois à débourser qu’environ 4,5 Mds$ puisqu’il possède déjà un sixième du capital d’ImClone.
L’acquéreur d’ImClone aurait accès au blockbuster Erbitux (1,3 Md$ de ventes l’an dernier), prescrit pour différentes formes de cancer. Une aubaine pour la firme d’Indianapolis   (14e mondial avec 18,6 Mds$ de CA en 2007), qui possède déjà un portefeuille fourni dans le domaine de l’oncologie avec notamment le blockbuster Gemzar, dont les brevets tomberont dans le domaine public en 2012 ou 2013. Bristol-Myers Squibb se trouve donc condamné à réagir et, de nouveau, à relever son offre. De son côté, l’allemand Merck KGaA, dont le nom avait été évoqué comme compétiteur possible pour le rachat d’ImClone, a démenti tout intérêt pour la biotech dont il commercialise l’Erbitux sur le marché européen.

GSK taille dans sa R&D au Royaume-Uni et aux USA … en attendant la France ?

01 oct 2008

dans " Stratégies "

La big pharma britannique GlaxoSmithKline vient d’annoncer la suppression de 850 postes de chercheurs afin d’améliorer la compétitivité de ses activités de R&D qui emploient au total près de 15 000 collaborateurs. Ce programme vise prioritairement les Etats-Unis et le Royaume-Uni où 380 postes devraient passer à trappe : la plate-forme de Greenford, près de Londres, serait principalement affectée par ces mesures. 
Selon une source proche de ce dossier, la France pourrait aussi à terme être impactée par la mise en œuvre de ce nouveau modèle de R&D qui passera par la réduction du nombre de sites. Ainsi, le board de GSK a lancé une évaluation de la performance de l’unité de développement préclinique et d’étude pharmacologique d’Evreux (27) qui emploie 110 collaborateurs. Cette plate-forme est hébergée dans l’enceinte de l’usine de 2 000 salariés spécialisée dans les aérosols et les poudres inhalées. A l’issue de cette évaluation, une procédure de consultation des partenaires sociaux sera – ou non – engagée.
En revanche, le centre de recherche des Ulis (91) n’est pas concerné par cette « réflexion » en cours. Spécialisé dans les pathologies métaboliques, ce dernier compte une centaine de salariés.