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L’Union Européenne accuse les labos de freiner la concurrence

28 nov 2008

dans " Stratégies "

L’Union Européenne a mis les laboratoires pharmaceutiques dans son collimateur. Après avoir mené des perquisitions aux sièges de plusieurs big pharmas (Servier, Sanofi Aventis, AstraZeneca, GSK) et de quelques génériqueurs (Teva, Sandoz), elle vient d’épingler l’ensemble du secteur dans un rapport accablant commandé par Neeli Kroes, la commissaire européenne en charge de la concurrence.
En résumé, ce document incrimine des pratiques (demande de brevets multiples pour un même médicament, ouverture de procédures en litiges, accords visant à verrouiller le marché) qui ont sciemment limité le fonctionnement de la concurrence et réduit le développement des génériques.
Sur la base d’un échantillon de médicaments dont les brevets sont tombés dans le domaine public dans 17 pays européens, l’Union estime que les retards accumulés sans raison valable par les génériques ont généré, sur la période 2000-2007, un surcoût de 3 Mds€ pour les régimes d’assurance-maladie.
Neeli Kroes a indiqué que « la Commission n’hésitera pas à engager des procédures en matière d’entente et de position dominante en cas d’infraction caractérisée ».

Stada publie des résultats satisfaisants

27 nov 2008

dans " Stratégies "

Figurant par les dix premiers fournisseurs de médicaments génériques en Europe, le groupe pharmaceutique allemand Stada Arzneimittel vient de publier des résultats satisfaisants pour les neuf premiers mois de l’année 2008. Par rapport à la période correspondante de 2007, le groupe enregistre une hausse de 13 % de ses ventes, à 1,23 Md€. Le résultat net s’affiche, sur cette même période, en hausse de 18 %, à 82 M€. En France, les ventes de Stada ont augmenté de 9 %, à 64,6 M€, grâce au lancement de plusieurs produits et, sur les dix marchés les plus importants du groupe, les ventes ont progressé de 15 % sur la période donnée. Stada est implanté dans 21 pays européens ainsi qu’en Asie et en Amérique du Sud. On se souvient que l’allemand, 46e laboratoire pharmaceutique mondial en 2007, avait fait l’objet de rumeurs de rachat par Teva dans le courant de l’été. Une valorisation à 2 Mds€ avait même été évoquée pour Stada, qui devrait boucler son exercice sur un CA d’environ 1,7 Md€.

Fareva s’implante en Turquie et au Brésil

24 nov 2008

dans " Stratégies "

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Comme nous le dévoilions en avant-première dans nos colonnes (cf. Actu Labo n°114), le façonnier Fareva vient de boucler deux opérations de croissance externe en Turquie et au Brésil.
Bernard Fraisse, le pdg d’une entreprise qui devrait réaliser un CA de 630 M€ en 2008, nous confirme qu’il a pris 75 % du capital de Coster, une entreprise située à Gebze près d’Istanbul. Employant près de 200 salariés, ce sous-traitant turc est spécialisé dans la fabrication de shampoings et de gels douches ; il produit également sous licence des valves pour la société italienne Coster Group.
Dans le même temps, Bernard Fraisse a signé une prise de participation – également à hauteur de 75 % - au capital du brésilien Totalpack, un fabricant de produits capillaires, de shampoings et de gels douches installé à une quarantaine de kilomètres de Sao Paulo. Cette unité de 1 100 salariés, dont le rachat permet au groupe ardéchois de prendre pied sur un marché à très fort potentiel, compte parmi ses références principales des donneurs d’ordre tels que Procter & Gamble, Avon ou Unilever. Grâce à ces acquisitions, qui viennent compléter le tout récent rachat d’une usine galloise de L’Oréal, d’une usine Henkel (Interfill) située à St-Pétersbourg, et de la croissance interne du groupe, Fareva table pour 2009 un CA d’au moins 800 M€.

AstraZeneca ferme en Espagne, en Suède et en Belgique

20 nov 2008

La big pharma anglo-suédoise AstraZeneca, 5e laboratoire mondial au classement des chiffres d’affaires 2007, fermera d’ici à 2013 trois de ses unités européennes, Porrino (Espagne), Umea (Suède) et Destelbergen (Belgique), cette dernière employant 90 personnes à l'emballage et à la distribution de médicaments ; les sites de Macclesfield (Royaume-Uni) et Sodertälje (Suède) devraient être partiellement affectés. On peut ajouter à ces annonces celle de la fermeture programmée – sauf identification d’un repreneur d’ici à cette date – du site chimique de Dunkerque (France), qui compte 200 salariés (cf. notre post du 10 octobre dernier). Au total, ces mesures de restructuration doivent permettre de supprimer 1 400 postes industriels.
En contrepartie, AstraZeneca veut investir dans son usine chinoise de Wuxi pour accompagner la croissance de l’entreprise sur les marchés asiatiques. Une bonne part de ces investissements portera sur les capacités de formulation de médicaments et d’emballage du site chinois. Une stratégie bien dans l’air du temps, comme le prouve notre post précédent (lire ci-dessous).
Par ailleurs, AstraZeneca et son partenaire Par Pharmaceuticals ont suspendu la vente sur le marché américain de leur générique de l’antiasthmatique Pulmicort, l’objectif étant de contrer Teva qui vient de lancer une copie non autorisée du médicament (budésonide).

L’Asie terre d’accueil des projets d’externalisation

20 nov 2008

dans " Stratégies "

Selon l’intéressante étude « The Changing Dynamics of Pharma Outsourcing in Asia », récemment publiée par PriceWaterhouse Coopers et que nous analysons dans la prochaine édition imprimée d’Actu Labo, la Chine et l’Inde deviennent des pays favoris pour l’accueil de fabrications externalisées de médicaments. Plusieurs raisons expliquent cette montée en puissance. Primo, les droits de la propriété intellectuelle commencent à être mieux pris en compte au regard des standards internationaux. Secundo, le coût des essais cliniques est inférieur – de 50 % en Inde – au coût des études aux Etats-Unis. Certes, des barrières réglementaires peuvent atténuer ce différentiel favorable, qui reste tout de même significatif dans la plupart des cas.
Le critère du coût salarial reste évidemment un puissant facteur d’attractivité des pays étudiés par les analystes de PriceWaterhouse Coopers, même s’il est nécessaire d’établir quelques distinctions par pays. Ainsi, le coût moyen du salarié indien dans l’industrie pharmaceutique est équivalent à 30 % du niveau moyen du coût de son homologue européen (et 20 % seulement par rapport au salarié américain). En revanche, Singapour a quasiment rattrapé le retard salarial avec les pays occidentaux.

Pfizer lance une unité de recherche sur les cellules souches

17 nov 2008

dans " Stratégies "

Le groupe Pfizer s’apprête à lancer une unité de recherche sur les cellules souches, baptisée Regenerative Medicine. Cette dernière, chargée d’étudier les différents usages thérapeutiques possibles des cellules souches, sera basée à la fois à Cambridge (Angleterre) et à... Cambridge (Massachusetts) : elle devrait employer au total environ 70 chercheurs et sera dirigée par une femme, spécialiste de la recherche en neurosciences, le docteur Ruth McKernan. Elle aura le titre de Chief Scientific Officer (CSO).
La création de Regenerative Medicine est une nouvelle étape de la stratégie de Pfizer dont on sait, qu’à l’instar d’autres big pharmas (BMS...), qu’il veut se développer dans les biotechnologies. Les cellules souches représentent, à elles seules, des possibilités énormes en matière de traitements médicaux (réparation d’organes, prévention de la dégénérescence de tissus, etc.). La nouvelle unité, qui travaillera de façon indépendante, devrait annoncer prochainement plusieurs collaborations scientifiques majeures.

Merck Serono investit à Corsier-sur-Vevey pour l’Erbitux

13 nov 2008

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Le laboratoire allemand a posé hier officiellement la première pierre de l’extension de son complexe de bioproduction de Corsier-sur-Vevey, sur les bords du lac Leman (ci-dessus la maquette du site, tel qu’il apparaîtra à l’issue des travaux). Cet ancien site de la biotech suisse Serono, officiellement inauguré en 1999, est destiné à produire commercialement en 2012 – après achèvement des travaux et procédures habituelles de contrôle et d’audit des autorités de régulation – l’anticancéreux Erbitux (cetuximab) pour le monde entier (hors Amérique du Nord, où ImClone et BMS se partagent la distribution), ainsi que d’autres traitements biologiques actuellement en phases d’essais cliniques. A ce jour, le site produit l’interféron bêta-1a, qui constitue la molécule active du Rebif (traitement de la sclérose en plaques), et les lots cliniques de l’Erbitux et de quelques autres candidats médicaments.
Les 300 M€ que Merck Serono va engager dans ce projet, dont les travaux de construction et d’aménagement vont s’étaler sur deux ans, permettront de multiplier par six la capacité des bioréacteurs pour la porter de 20 000 à 120 000 litres. Une station de traitement des eaux usées et un centre de logistique complèteront le programme de développement du MSBC (Merck Serono Biotech Center). Environ 200 emplois seront créés ; ils s’ajouteront aux quelque 380 emplois du site – dont 250 affectés à la production – pour former l’un des plus importants et des plus modernes sites de bioproduction en Europe. Selon Hanns-Eberhard Erle, vice-président en charge des affaires industrielles de Merck Serono, la production d’Erbitux ne sera pas complètement retirée à Boehringer-Ingelheim, auquel la firme de Darmstadt avait choisi, il y a cinq ans, de sous-traiter la production de l’anticorps monoclonal développé par ImClone. Après 2012, Boehringer devrait continuer à assurer le back-up de l’Erbitux.

GSK va fermer son site de Dartford au Royaume-Uni

12 nov 2008

Le désengagement industriel entrepris par certaines big pharmas ne connaît pas de répit. Ainsi GlaxoSmithKline vient d’annoncer qu’il allait progressivement stopper l’activité de son usine de Dartford au Royaume-Uni, une unité qui emploie environ 620 salariés.
La fermeture, qui sera définitive en 2013, est liée au déclin des ventes de deux produits matures qui constituent aujourd’hui plus de 60 % des volumes. Il s’agit notamment du Lamictal (lamotrigine), un produit indiqué dans le traitement de l’épilepsie et des désordres bipolaires et du Valtrex (valaciclovir), un médicament contre l’herpès. La fabrication de ces deux produits devrait être confiée à la sous-traitance. Par ailleurs, les nouvelles fabrications arrivées plus récemment sur le site britannique seront dispatchées vers d’autres usines GSK. Les modalités de ce transfert n’ont pas encore été précisées.

Novo-Nordisk investit 400 M$ dans une unité de production d’insuline à Tianjin

10 nov 2008

Novo-Nordisk va consacrer 400 M$ à son site existant de Tianjin, en Chine, pour y construire une nouvelle unité de production d’insuline. Le laboratoire danois investit régulièrement sur ce site ouvert en 1996 – il a été agrandi en 2002, puis en 2005 – pour répondre au gigantesque marché local, puisqu’on dénombre 40 millions de personnes atteintes du diabète en Chine. Il y a trois ans, Novo-Nordisk avait ajouté 40 000 m2 de bâtiments de production et 130 M$ afin d’accroître ses capacités d’assemblage et de remplissage de stylos à insuline (FlexPen et NovoPen 3).
L’investissement en préparation est le plus important jamais engagé par le laboratoire danois à l’extérieur de son pays d’origine : environ 500 emplois devraient être créés pour l’occasion. La nouvelle unité sera opérationnelle en 2012 et produira alors les stylos préremplis ou rechargeables NovoMix 30 et NovoRapid. « Nous prévoyons aussi de formuler Levemir, notre insuline à action prolongée » a indiqué Lars Arnoldsen, le vice-président de Novo-Nordisk.

Famar reprend l’usine Mc Neil pour y regrouper ses activités orléanaises

06 nov 2008

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Comme nous le dévoilions en exclusivité le 29 août dernier, l’usine Mc Neil Manufacturing (groupe J&J) d’Orléans-La-Source (45) va entrer dans le périmètre du façonnier Famar qui a présenté ce matin le projet au personnel.
Selon les premiers éléments communiqués, Famar reprendrait l’ensemble des salariés (452 CDI et une cinquantaine d’intérimaires). Par ailleurs, Mc Neil Manufacturing confierait au façonnier grec toutes les fabrications (liquides et pâteux OTC) du site dans le cadre d’un contrat pluriannuel de sous-traitance.
Cette reprise devrait également donner lieu à une importante opération de regroupement industriel. Selon nos informations, la direction de Famar envisagerait de transférer sur le seul site Mc Neil l’ensemble de l’activité (formes sèches, liquides et sachets) de son autre unité orléanaise, un ex-site Novartis situé en centre-ville et en bord de Loire. Cette dernière emploie environ 350 collaborateurs. Un tel regroupement s’adosserait à un programme de réduction des effectifs regroupés des deux sites d’environ 170 postes qui serait étalé sur une durée de cinq ans. A priori, la restructuration s’effectuerait « en douceur » et miserait sur les départs à la retraite et les départs volontaires.