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GSK s’attaque désormais à sa force de vente

05 nov 2008

dans " Stratégies "

Le britannique GSK a décidé de tailler dans ses effectifs commerciaux, à l’image des autres big pharmas, Pfizer, BMS, Merck & Co. ou Schering Plough. GSK vient en effet d’annoncer la suppression de 1 000 postes aux Etats-Unis d’ici à la fin 2008, soit près de 12 % de son effectif : sa force commerciale ne sera plus alors constituée que d’environ 7 500 personnes. Le britannique est lancé dans une vaste opération de restructuration qui lui a fait annoncer successivement la fermeture de son usine anglaise de Crawley (voir notre post du 11 juillet), des réductions d’effectif à Maidenhead, près de Londres, à Zebulon, en Caroline du Nord, en attendant la vente – ou la fermeture – d’Heppignies, en Belgique, en fin d’année prochaine. Et GSK taille aussi dans sa recherche, 850 postes devant être supprimés sur 15 000 dans le monde.
Le n°2 mondial envisage toutefois de renforcer ses effectifs dans les secteurs des vaccins et des produits de niche, notamment dans le domaine de l’oncologie.

Les génériques des IPP, des IEC et des statines sauvés de l’amendement Bur

03 nov 2008

dans " Stratégies "

Le rapporteur du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale (PLFSS 2009), le député UMP Yves Bur, n’a pas réussi à placer sous surveillance les génériques des IPP, des EIC et des statines ; considérant que le prix des médicaments génériques est « significativement élevé en France », le député du Bas-Rhin voulait autoriser le CEPC à lancer une procédure d’appel d’offres sur les trois classes thérapeutiques les plus prescrites : les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) et les statines. Seules les trois spécialités les moins chères auraient été remboursées par l’assurance maladie, celles affichant un prix plus élevé que le prix retenu ne pouvant alors plus être remboursées. Mais la majorité UMP s’est conformée à l’avis du gouvernement en rejetant cet amendement, qui avait pourtant été adopté par la Commission des affaires sociales. Cette décision de dernière minute est d’autant plus étonnante que la mesure allait dans le sens des vœux du gouvernement, ce dernier considérant que les prescriptions contre l’hypertension, le cholestérol ou les ulcères sont parfois « injustifiées » et « coûteuses » pour l’assurance-maladie.
En revanche, Yves Bur a fait adopter l’amendement qui vise à élargir le répertoire des groupes génériques « à des spécialités orales à libération modifiée et à des spécialités qui répondent à la définition du médicament générique et qui, bien que n’ayant pas démontré de bioéquivalence avec la spécialité de référence, sont supposées offrir des caractéristiques identiques du point de vue de la sécurité et de l’efficacité ». Le vote du projet de loi aura lieu demain mardi 4 novembre.