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Roche débauche, Novartis embauche

16 jan 2009

Sort contraire pour les deux laboratoires bâlois. Alors qu’Erich Hunziker, le Chief Financial Officer (CFO) de Roche, annonçait hier à Zürich la suppression de 780 emplois sur ses sites de production d’ici à 2011, Novartis dévoilait son projet de construction d’une nouvelle usine de vaccins anti-grippe à Holly Springs, en Caroline du Nord. Le n°4 mondial devrait employer 300 personnes d’ici à 2012 sur le site pour produire 150 millions de doses par période de six mois, à la fois pour la grippe saisonnière et en prévision d’une pandémie.
Du côté de Roche, on déclare se préparer au retournement conjoncturel, mais aussi aux nouveaux enjeux de l’industrie pharmaceutique. Durant les deux années qui viennent de s’écouler, Roche a déjà supprimé 1 150 emplois en fermant ou en cédant des usines. Le CFO de Roche n’a pas donné de précisions sur les sites qui seraient touchés par les nouvelles mesures.

Almirall va fermer son unité de Château-du-Loir

16 jan 2009

L’espagnol Almirall, qui avait racheté cet établissement centenaire en 2001, devrait fermer, probablement le 31 mars prochain, son unité de production de Château-du-Loir (72), une commune à mi-chemin du Mans et de Tours. Les 24 salariés sarthois seront licenciés et Almirall transférera les productions (anti-infectieux, traitements cardio-vasculaires) sur ses usines espagnole et allemande. Cette dernière est un ex-site Hermall, laboratoire de spécialités dermatologiques racheté durant l’été 2007 pour 376 M€ à Reckitt-Benckiser. La direction justifie la décision de fermeture de Château-du-Loir par la vétusté des installations – la construction du bâtiment de production remonte à 1910 – et les incertitudes du contexte conjoncturel.

Année 2008 en forte hausse pour Stallergènes

16 jan 2009

dans " Stratégies "

Le spécialiste français du traitement de désensibilisation sublinguale Stallergènes affiche un CA 2008 en hausse de 16 %, à près de 171 M€, en ligne avec la progression continue enregistrée depuis 2003, soit 15 % en moyenne annuelle. Pour l’année 2009, le laboratoire s’attend à un léger tassement de cette courbe, avec une croissance de l’activité comprise entre 8 et 10 %. Cette année sera, par ailleurs, marquée par l’obtention de plusieurs résultats d’essais cliniques importants dans le cadre du programme Oralair.
Contrairement aux années passées, où l’Europe tirait l’activité, ce sont les marchés non européens qui ont performé, avec une progression de 45 % des ventes, certes encore marginales dans le total CA du groupe (4 M€ sur 171 M€).
Il est à noter que Stallergènes a obtenu le 27 octobre dernier une autorisation (IND) d’étude clinique auprès de la FDA portant sur Oralair Graminées en indication adulte. En Allemagne, l’autorisation de mise sur le marché du même produit, mais en indication pédiatrique, devrait être délivrée très prochainement par l’agence allemande ; elle déclenchera la procédure européenne d’enregistrement du produit en reconnaissance mutuelle.

Eli Lilly débourse 800 M$ pour régler un contentieux sur le Zyprexa

15 jan 2009

dans " Stratégies "

L’américain Eli Lilly va débourser 800 M$ pour régler un contentieux avec les autorités américaines portant sur ses méthodes passées de commercialisation du traitement psychiatrique Zyprexa, qu’il aurait promu pour des indications non autorisées et dont il aurait minimisé les effets secondaires. Eli Lilly versera 438 M$ au gouvernement fédéral américain et 362 M$ aux Etats parties prenantes de l'accord. La transaction doit être approuvée par la justice dans les semaines à venir. La procédure à l'encontre d'Eli Lilly avait été engagée en mars 2004 par la justice fédérale du district oriental de l'Etat de Pennsylvanie. Le laboratoire avait déjà payé 62 M$ pour solder une enquête similaire réalisée par plusieurs Etats en octobre dernier et 15 M$ à l’Etat de l’Alaska en mars 2008.
Le Zyprexa, traitement de la schizophrénie commercialisé depuis 1996, est à ce jour prescrit à plus de 26 millions de personnes. Il s'agit du médicament le plus important du groupe, puisque ses ventes atteignaient 4,76 Mds$ en 2007.

Pfizer restructure sa R&D américaine et sa force de vente italienne

13 jan 2009

dans " Stratégies "

Le n°1 mondial, en pleine réorganisation stratégique un peu partout sur la planète, vient d’annoncer la suppression prochaine de 800 postes de R&D, principalement aux Etats-Unis. Le projet avait déjà été évoqué en fin d’année dernière par Martin Mackay, qui dirige les opérations de R&D de Pfizer. Aujourd’hui, on sait que les sites de St-Louis (Missouri), Groton (Connecticut), La Jolla (Californie) et Sandwich (Royaume-Uni) se partageront les suppressions de postes. Après la dermatologie et la gastro-entérologie, Pfizer va également arrêter tout développement de nouveaux médicaments cardiovasculaires pour se consacrer au cancer, au diabète ainsi qu’aux maladies du SNC et inflammatoires. Rappelons qu’il y a deux ans, Pfizer avait déjà annoncé la fermeture de plusieurs sites de R&D, dont ceux du Michigan (Ann Arbor, Kalamazoo et l’ex-unité d’Esperion à Plymouth Township, soit 2 400 emplois au total), ainsi que Nagoya (Japon) et le centre de recherche pré-clinique de Pocé-sur-Cisse, à côté d’Amboise (37).
A St-Louis, où Pfizer emploie 1 200 personnes sur quatre campus différents (Chesterfield, Creve-Cœur, Town & Country et Central West End), un nouveau bâtiment de 30 000 m2, coûtant 200 M$, regroupera d’ici au printemps prochain 250 chercheurs à Chesterfield, à l’ouest de cette agglomération de près de 3 millions d’habitants. Sur le même campus, situé à proximité de l’aéroport de la ville, Pfizer investit 50 M$ pour agrandir de 5 000 m2 son unité de recherche de nouveaux produits biologiques.
En Italie, Pfizer vient d’indiquer qu’il allait supprimer 556 postes de visiteurs médicaux, après les 700 annoncés en France en fin d’année dernière. Aujourd’hui, avant application de la mesure, le laboratoire américain emploie 2 780 personnes dans la péninsule.

Actavis proie ou prédateur ?

12 jan 2009

dans " Génériques "

Le génériqueur d’origine islandaise Actavis, devenu en quelques années et grâce à une très ambitieuse politique de croissance externe l’un des poids lourds du secteur (1,7 Md€ de CA, 11 000 salariés, 40 pays couverts) serait à vendre. Le fonds d’investissement Novator, présidé par le milliardaire islandais Björgólfur Thor Björgólfsson qui détient près de 80 % du tour de table d’Actavis, aurait mandaté la banque Merrill Lynch. Cette dernière a préconisé l’organisation d’une vente aux enchères. « Il s’agit d’une option parmi d’autres, nous indique une source proche de ce dossier, soulignant que d’autres hypothèses, parmi lesquelles le rapprochement ou le rachat d’un autre génériqueur, sont à l’étude ». Avec Ratiopharm et Stada, convoités par Teva... et par d’autres (Sanofi-Aventis ?), cela fait trois génériqueurs de taille à peu près équivalente sur le marché... De son côté, Actavis France, créée l’an passé et dirigée par Philippe Ranty, commercialise 80 spécialités génériques, 2 produits éthiques et s’apprête à lancer une dizaine de spécialités génériques dédiées aux marchés hospitaliers.

Unither pourrait reprendre l’usine Sanofi-Aventis de Colomiers

09 jan 2009

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. La direction du façonnier français Unither (environ 600 salariés, 80 M€ de CA) nous confirme qu’elle « est entrée dans une phase de négociation exclusive » en vue de l’acquisition de l’usine Sanofi-Aventis de Colomiers, près de Toulouse (31). Ce site de 200 salariés, spécialisé dans les formes liquides et pâteuses, produit environ 45 millions d’unités et se trouvait depuis plusieurs mois sur la liste des actifs industriels pouvant être “éventuellement cédés” par le groupe français. « C’est un site relativement neuf (1985), d’un bon niveau technique, qui va nous permettre, si l’opération se réalise, d’augmenter significativement nos capacités » estime Eric Goupil, le président d’Unither. Ce dernier exploite aujourd’hui des sites industriels à Amiens (80) et à Coutances (50), tous deux spécialisés dans les unidoses stériles (BFS), à Bessay-sur-Allier (unisticks liquides, formes liquides et pâteuses) et Gannat (formes sèches et effervescentes, suppositoires), deux communes situées au sud de Moulins (03), et enfin au Haillan, près de Bordeaux (33), où Unither a conservé une activité de développement galénique et de fabrication de petits lots cliniques.

Pfizer aurait des vues sur Elan

09 jan 2009

dans " Stratégies "

Comme nous l’évoquions dans notre post du 6 janvier, Pfizer réfléchit à une ou plusieurs opérations de croissance externe. Selon un analyste financier du site WhatsTrading.com, ses vues porteraient actuellement sur l’irlandais Elan Pharmaceuticals, une biopharm spécialisée dans les neurosciences et notamment la maladie d’Alzheimer. Cette dernière a annoncé le mois dernier un plan de réduction des effectifs et la fermeture de ses bureaux de New-York et de Tokyo. Ce plan d’économie, conséquence des méventes du Tysabri (natalizumab), un traitement des scléroses multiples et de la maladie de Crohn, devrait permettre d’économiser 20 M$ par an. Il va se traduire par la suppression de 114 postes.
L’intérêt supposé de Pfizer contrebalançant les mauvaises nouvelles récemment accumulées par le laboratoire irlandais (dont le titre a plongé de 73 % l’an passé), le cours de l’action d’Elan a fait, avant-hier, un bond de 15 % au NYSE pour finir la séance à 8,70 $. Les deux protagonistes refusent de commenter la rumeur. Elan collabore actuellement avec l’américain Wyeth au développement d’un anticorps monoclonal potentiellement indiqué dans les stades précoces de la maladie d’Alzheimer.

Wyeth lorgne sur Crucell

08 jan 2009

dans " Stratégies "

L’américain Wyeth a confirmé avoir entamé des discussions « amicales » en vue de l’acquisition du fabricant de vaccins Crucell. Selon des sources citées par le Wall Street Journal, Wyeth aurait proposé de débourser environ 1,35 Md$. Installé à Leiden, près d’Amsterdam (Pays-Bas), Crucell est le 6e producteur mondial de vaccins, avec un CA 2007 de 213 M€, en hausse de 51 % par rapport à 2006. Il produit notamment des vaccins contre l’hépatite B, la grippe, la fièvre typhoïde et le choléra. Wyeth possède une activité très importante dans le domaine du vaccin qui s’appuie notamment sur le Prevnar (Prevenar en Europe), un vaccin pédiatrique contre les infections à pneumocoque qui affiche 2 Mds$ de ventes annuelles. Le deal n’est toutefois pas bouclé et d’autres acteurs comme Sanofi-Pasteur ou Novartis pourraient s’inviter à la table des négociations.

Rumeur de cession de l’activité OTC de Merck KGaA

08 jan 2009

dans " Stratégies "

En ce début d’année, les coulisses de l’industrie pharmaceutique se remettent à bruisser de toutes les rumeurs. Selon UBS, l’allemand Merck KGaA pourrait prochainement céder son activité OTC. Dans cette optique, le français Sanofi-Aventis constituerait un acquéreur « évident ». La filiale automédication de Merck est estimée par les analystes à quatre fois son chiffre d’affaires, ce qui représenterait un prix de cession de 2,1 Mds€. Au cours actuel du titre à la bourse de Francfort, les activités OTC du groupe sont valorisées à seulement 900 M€. Rappelons que l’allemand avait vendu ses médicaments génériques pour 4,9 Mds€ à Mylan au printemps 2007.
Toujours selon UBS, « une cession de cette branche apparaîtrait tout fait légitime, Merck ne parvenant pas à optimiser son activité OTC en raison d’une trop faible internationalisation ». Ce n’est pas le cas de Sanofi-Aventis qui vient de mettre la main sur le spécialiste australien Symbion et qui, sous la houlette de son nouveau patron Chris Viehbacher, ne fait pas mystère de sa volonté de grossir par croissance externe. L’augure d’UBS n’exclut pas que le britannique GSK manifeste également son intérêt. On pourrait ajouter à la liste Bayer, qui avait acheté la branche OTC du suisse Roche pour 2,4 Mds€ en 2004.