Idenix licencie à GSK son candidat contre le sida
08 fév 2009
La biotech franco-américaine Idenix vient de franchir un cap important en cédant à GSK la licence et les droits pour le monde entier de l’IDX899, son candidat contre le VIH-1. Cet inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI), actuellement en phase II d’essais cliniques, a démontré un potentiel important de réduction de la charge virale après seulement 7 jours de traitement des patients infectés.
Selon les termes de l’accord, GSK assumera la poursuite du développement de la molécule ; Idenix encaisse 34 M$ dès maintenant et percevra jusqu’à 416 M$ sous forme de paiements d’étapes sans préjuger des royalties qui seront versés à la biotech si le candidat atteint la mise sur le marché.
Dans un premier temps, cet accord avec GSK va permettre à Idenix de pratiquement doubler son cash disponible (46 M$ à fin 2008) et de se concentrer, rappelle son CEO et fondateur Jean-Pierre Sommadossi, sur son cœur de métier, la recherche de nouveaux traitements contre le virus de l’hépatite C (trois candidats dans le pipe, dont un en phase I/II et deux en pré-clinique). Idenix, qui partage ses 180 employés entre son siège de Cambridge (Massachussets) et ses unités de R&D de Montpellier (34), où elle est née, et de Cagliari (Sardaigne), avait réduit ses effectifs à l’automne 2007 après avoir renoncé à co-développer et à commercialiser son traitement contre l’hépatite B Tyzeka/Sebivo (telbivudine) avec son partenaire et actionnaire majoritaire Novartis (55,4 % du capital) qui avait repris le programme seul.

















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