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Elan réduit ses effectifs irlandais et américains

26 fév 2009

dans " Stratégies "

A son tour, l’irlandais Elan sacrifie à la mode du downsizing. La biopharm vient d’annoncer la suppression de 230 emplois, pour moitié en Irlande et pour l’autre moitié au Etats-Unis. En Irlande, c’est l’unité de bioproduction d’Athlone qui sera la plus touchée, avec 80 à 90 suppressions de postes sur un effectif total d’environ 500 salariés. La restructuration touchera aussi le siège de Dublin. Mais c’est San Francisco qui paiera le plus lourd tribut avec 115 postes rayés des effectifs, répartis dans les services de recherche, de développement clinique et supports. Rappelons qu’Elan avait déjà décidé, l’an passé, de fermer ses bureaux de Tokyo et de New-York
Elan, qui emploie aujourd’hui 1 640 personnes dans le monde, dont 700 dans son pays d’origine, l’Irlande, devrait économiser annuellement de 30 à 35 M$ à l’issue de cette opération. La biopharm, qui s’appuie toujours sur son blockbuster Tysabri (natalizumab), un traitement contre la sclérose en plaques co-développé avec Biogen-Idec, est en phase III d’essais cliniques pour un candidat traitement contre la maladie d’Alzheimer, l’anticorps bapineuzumab. Ce dernier pourrait être commercialisé à partir de 2011 avec Pfizer, le n°1 mondial ayant trouvé ce médicament très prometteur dans la corbeille de mariage de Wyeth.

H2 Pharma pourra produire 50 millions d’unités à Bois d’Arcy

24 fév 2009

Spécialisé dans les liquides non-stériles (flacons et sachets), H2 Pharma (ex-Aérocid) vient de lancer les productions commerciales de sa nouvelle usine de Bois-d’Arcy (78) qui aura requis au total un investissement de 15 M€. Ce site de 10 000 m², ultra-automatisé, « va nous permettre de passer notre capacité de fabrication de 15 à 50 millions d’unités » indique Henry Hassid, le pdg de H2 Pharma qui confirme que l’ancienne unité de production Aérocid de Cachan (94) sera abandonnée et détruite. Le nouveau site est notamment équipé de 6 lignes automatisées de conditionnement d’une capacité de 250 000 flacons par jour. Grâce à ce nouvel équipement, Henry Hassid « entend se développer à l’export où nous n’étions pas présents jusqu’alors » et consolider pour la France « une position de leader dans les liquides sur les marchés du générique et de l’OTC ». Le laboratoire, qui emploie 45 salariés, devrait procéder à une dizaine d’embauches. H2 Pharma a déjà mis à l’étude une éventuelle extension d’un tiers de sa surface.

Exercice honorable pour Elaiapharm

23 fév 2009

dans " Stratégies "

Le façonnier niçois Elaiapharm a manqué d’un souffle son objectif de CA (15 M€) pour l’exercice 2008-2009 qui sera clôturé à la fin mars. Le laboratoire devrait, en effet, enregistrer une facturation de 14,8 M€, soit une hausse d’environ 10 %. L’an passé - qui avait vu l’entreprise achever un cycle de redressement -, la croissance s’était élevée à 22 %.
Ces résultats, qualifiés de « bons et de conformes avec les prévisions » par la direction, ont été réalisés dans un contexte de stabilité (23 %) de la part de l’activité réalisée à l’export. La période est marquée par une bonne progression (+ 15 %) de la fabrication de produits stériles à 1,5 million d’unités et par une augmentation d’environ 10 % des formes sèches à 34 millions d’unités. La direction d’Elaiapharm indique que l’orientation des marchés lui permet d’espérer pour 2009/2010 une croissance d’au moins 8 % du CA. Conditionnés à la signature d’importants contrats, de nouveaux investissements de capacité pourraient être arrêtés au cours des prochaines semaines. Elaiapharm emploie aujourd’hui 130 collaborateurs, soit une dizaine de plus qu’il y a deux ans.

UCB va construire une unité de bioproduction à Braine-l’Alleud

19 fév 2009

Le laboratoire belge UCB vient d’annoncer qu’il allait lancer la construction d’une nouvelle unité de production biotechnologique sur son site de Braine-l’Alleud, au sud de Bruxelles, dans le cadre d’une stratégie focalisée « sur la neurologie et l’immunologie ».
Le projet, qui représente un investissement de 65 M€, devrait être opérationnel en 2012, indique la direction qui rappelle que ce programme bénéficiera des concours financiers de la Région wallone. Toujours selon la direction, l'unité devrait susciter la création d’une centaine d’emplois. Il s’agira d’un site pilote « qui permettra à UCB d’optimiser les processus de production biologique ». Les études préliminaires viennent d’être lancées. Rappelons qu’UCB a annoncé en 2008 un programme de restructuration (SHAPE) qui doit notamment se traduire par la suppression de 130 emplois à Bruxelles et 425 à Braine-l’Alleud où le groupe emploie 1 900 collaborateurs.

Bayer investit 100 M€ dans un centre de R&D en Chine

16 fév 2009

dans " Stratégies "

Bayer aime la Chine. Le laboratoire allemand vient d’annoncer un investissement de 100 M€ sur cinq ans pour la construction d’un centre de recherche et développement à Pékin. Grâce à ce nouveau point d’ancrage en Chine, l’allemand compte inclure des patients asiatiques dès les premières phases cliniques, rompant ainsi avec l’habitude de commencer les études aux Etats-Unis et en Europe. En parallèle, Bayer lance le Global Drug Discovery Innovation Center, toujours à Pékin, afin de permettre aux scientifiques de développer des partenariats d’expertises avec leurs collègues chinois. Le laboratoire allemand est également en pourparlers avec l’université Tsinghua (Pékin) pour coopérer sur des thèmes de recherche stratégiques tels que la cardiologie, l’oncologie et l’imagerie médicale.

Pliva supprime 790 emplois mais augmente sa production

12 fév 2009

dans " Stratégies "

Le laboratoire croate Pliva vient d’annoncer la suppression de 790 postes dans le monde d’ici à un an. Racheté l’été dernier par l’israélien Teva en même temps que sa maison mère Barr Pharmaceuticals, Pliva compte renforcer sa production d’API et de médicaments sur cette période, notamment sur son site de Zagreb. Celui-ci bénéficiera d’un coup de pouce de l’israélien afin de booster la production de 30 % d’ici à la fin de l’année, et ce afin de répondre à la demande américaine en médicaments génériques. Teva compte, par ailleurs, transférer une partie de sa R&D sur le site croate, qui devrait lancer prochainement une gamme de produits dédiés à l’oncologie et aux maladies respiratoires.

Deux anticorps de LFB en essais cliniques et Vivalis avance avec GSK Biologicals

10 fév 2009

dans " Biotechs "

Deux bonnes nouvelles consécutives pour les biotechnologies françaises. C’est d’abord le LFB qui annonce ce matin que deux de ses anticorps monoclonaux sont en essais cliniques : le premier, un anti-D destiné à combattre les incompatibilités de rhésus entre la mère et l’enfant, entrera en phase II au cours du deuxième semestre « dans un centre en Europe » ; le second, un anti-CD 20 indiqué pour le traitement de cancers rares, est en cours d’essai de phase I chez des patients atteints de leucémies lymphoïdes dans sept centres français coordonnés par l’Institut Gustave Roussy. MAbgène, racheté en 2007 par le LFB, fabrique les lots cliniques dans son unité de bioproduction d’Alès (30).
Le LFB, qui a investi sur ses sites des Ulis (91) et de Lille (59) pour doubler ses capacités de production de médicaments dérivés du plasma d’ici à 2011, a déposé il y a quelques semaines un dossier de demande d’AMM pour une immunoglobine humaine de nouvelle génération.
De son côté, le nantais Vivalis annonçait hier le franchissement de deux étapes majeures de sa collaboration avec GSK Biologicals pour le développement de nouveaux vaccins contre la grippe utilisant la lignée cellulaire EB66, propriété de Vivalis.

L’indien Nicholas Piramal dément vouloir se vendre à GSK ou Sanofi

09 fév 2009

dans " Stratégies "

Les laboratoires pharmaceutiques indiens, désormais d’une taille respectable, seraient-ils prêts à se vendre au plus offrant ? Après Ranbaxy (environ 1,5 Md$ de CA consolidé en 2008), absorbé l’an passé par le japonais Daiichi Sankyo, c’est au tour de Nicholas Piramal (590 M$ de CA sur l’exercice 2007-2008) de faire l’objet de convoitises. Selon une source proche du dossier, citée par l’agence Reuters, GSK et Sanofi-Aventis seraient dans la short-list des candidats et le prix de vente pourrait se situer autour de 1,5 Md$. Mais Piramal a aussitôt démenti être sur le marché : « Certains médias se livrent à des spéculations sur une éventuelle vente de notre compagnie. Nous voulons clarifier notre position et dire qu’elles sont totalement infondées » indique le board, précisant au contraire « qu’il continuait à étudier des opportunités d’acquisition ».

Idenix licencie à GSK son candidat contre le sida

08 fév 2009

dans " Biotechs "

La biotech franco-américaine Idenix vient de franchir un cap important en cédant à GSK la licence et les droits pour le monde entier de l’IDX899, son candidat contre le VIH-1. Cet inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI), actuellement en phase II d’essais cliniques, a démontré un potentiel important de réduction de la charge virale après seulement 7 jours de traitement des patients infectés.
Selon les termes de l’accord, GSK assumera la poursuite du développement de la molécule ; Idenix encaisse 34 M$ dès maintenant et percevra jusqu’à 416 M$ sous forme de paiements d’étapes sans préjuger des royalties qui seront versés à la biotech si le candidat atteint la mise sur le marché.
Dans un premier temps, cet accord avec GSK va permettre à Idenix de pratiquement doubler son cash disponible (46 M$ à fin 2008) et de se concentrer, rappelle son CEO et fondateur Jean-Pierre Sommadossi, sur son cœur de métier, la recherche de nouveaux traitements contre le virus de l’hépatite C (trois candidats dans le pipe, dont un en phase I/II et deux en pré-clinique). Idenix, qui partage ses 180 employés entre son siège de Cambridge (Massachussets) et ses unités de R&D de Montpellier (34), où elle est née, et de Cagliari (Sardaigne), avait réduit ses effectifs à l’automne 2007 après avoir renoncé à co-développer et à commercialiser son traitement contre l’hépatite B Tyzeka/Sebivo (telbivudine) avec son partenaire et actionnaire majoritaire Novartis (55,4 % du capital) qui avait repris le programme seul.

Minafin reprendrait la chimie d’AstraZeneca à Dunkerque

06 fév 2009

La direction d’AstraZeneca et celle du groupe Minafin, un spécialiste de la chimie pharmaceutique, auraient signé le 26 janvier dernier une lettre d’engagement en vue de la reprise par le second de l’activité chimique que le premier exploite à Dunkerque. La big pharma anglo-suédoise avait dévoilé cet automne son projet de cession de l’unité de chimie dunkerquoise (lire notre post du 10 octobre 2008) qui emploie 220 personnes ; au total, ce site également dédié à la production de médicaments compte 650 salariés. Minafin, du nom d’une holding luxembourgeoise, est déjà implantée à Beuvry-la-Forêt (59), une commune située à une centaine de kilomètres de Dunkerque où elle exploite l’usine Minakem (environ 260 salariés), spécialisée dans la production de principes actifs pharmaceutiques et d’intermédiaires de synthèse. Il faut noter, à ce propos, qu’une association de riverains de Beuvry-la-Forêt a fait capoter en juin dernier le projet d’extension du site Minakem, obligeant le groupe à envisager ce développement dans son usine Chemtec de Leuna, commune proche de Leipzig (Allemagne).
Le directeur du site dunkerquois se félicite de ce projet qui, « s’il aboutit, permettra de pérenniser les emplois et d’accueillir un groupe dont la chimie est le cœur de métier et qui a un vrai projet industriel ». Cette annonce intervient alors que court toujours le plan de sauvegarde de l’emploi d’AstraZeneca à Dunkerque, qui vise la suppression de 95 postes d’ici à la fin 2010.