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La toxine botulique d’Ipsen obtient son AMM

31 mar 2009

dans " Stratégies "

Ipsen et Galderma annoncent que l’Azzalure, la toxine botulique de type A fabriquée par Ipsen, vient d’obtenir une AMM délivrée par l’Afssaps. Ce produit, un myorelaxant destiné à des indications esthétiques, permet notamment la correction temporaire des rides glabellaires modérées à sévères observées lors du froncement des sourcils chez l’adulte de moins de 65 ans. Cette autorisation fait suite à une évaluation fondée sur des résultats d’études cliniques menées sur plus de 2 600 patients. Azzalure sera commercialisé par Galderma en France d’ici à la fin du premier semestre 2009. L’obtention de cette AMM fait suite au feu vert collectif de 15 pays européens, fin janvier 2009. Depuis, trois autres autorisations ont également été délivrées au Royaume-Uni, au Danemark et au Portugal.
Le marché mondial de la médecine correctrice et esthétique était estimé en 2008 à 5 Md€ par le cabinet d'étude Medical Insight. Sa croissance devrait atteindre jusqu’à 10 % en 2009. En Europe, la croissance annuelle moyenne attendue est de 13,2% entre 2009 et 2012, tirée par l’accélération de la demande pour les traitements légers et non-invasifs comme les injections de toxine botulique, qui représentent déjà 60 % des actes des spécialistes en Europe.

Leo Pharma, la pépite danoise

27 mar 2009

dans " Stratégies "

Difficile de faire mieux : le laboratoire danois Leo Pharma a dégagé en 2008 un bénéfice avant impôts équivalent à 56 % de son chiffre d’affaires ! Soit 429 M€, rapportés à 766 M€. La discrète specialty pharma, bien protégée des appétits boursiers derrière les murs d’une fondation comme son collègue français Servier, vient de connaître une année record (+ 9 %) portée par la forte croissance des ventes de son traitement du psoriasis Daivobet (+ 23 %) et de son anti-coagulant Innohep (+ 25 %), une héparine de bas poids moléculaire conditionnée pour le monde entier dans son usine française de Vernouillet, en banlieue de Dreux (28).
Et les années à venir devraient permettre de continuer sur cette voie. Avec 2,7 Md€ de fonds propres et un excédent de trésorerie de 356 M€, Leo Pharma s’apprête à investir dans les marchés émergents, notamment en Chine et au Mexique. Et le pipe est plein de candidats aux différents stades cliniques, notamment en dermatologie : Picato (psoriasis du visage) entre en phase III, TD 1414 (infections de la peau) en phase II et Leo 22811 (psoriasis) et Leo 29102 (eczéma) viennent de passer du pré-clinique à la phase I. Un gel Daivobet pour le traitement topique du psoriasis est en demande d’enregistrement et Xamiol, un traitement du psoriasis du cuir chevelu, a été approuvé en 2008.

Le dépositaire Pharmalog investit au Val-de-Reuil

27 mar 2009

dans " Podcast "

GSK aurait des vues sur Allergan

25 mar 2009

dans " Stratégies "

Rumeur de marché ou réel projet d’OPA de GSK sur Allergan ? Si un porte-parole de la big pharma a opposé un « no comment » aux questions des journalistes de Reuters et du Wall Street Journal, les places financières bruissent d’une attaque imminente de GSK sur le fabricant du Botox. Du coup, Allergan s’est adjugé près de 23 % en deux séances au NYSE, terminant la séance d’hier à 48,95 $. A ce cours, la firme d’Irvine, près de Los Angeles (Californie), est valorisée autour de 15 Md$. Le mois dernier, la présentation des résultats du quatrième trimestre 2008 avait été l’occasion pour le board d’Allergan de faire part de ses inquiétudes devant l’érosion des ventes pharmaceutiques en fin d’année (- 1,4 %), en dépit d’un exercice 2008 en hausse de près de 12 %, à 4,4 Md$. Cette tension devrait se traduire par la suppression de 460 postes aux Etats-Unis et en Europe. Pour 2009, le laboratoire s’attend à un CA compris entre 4,1 et 4,3 Md$, assuré pour plus du quart (entre 1,15 et 1,19 Md$) par le Botox.
Une éventuelle opération de GSK ne serait pas illogique. D’abord parce qu’Allergan, laboratoire fondé en 1948 par un pharmacien de Los Angeles, avait été une première fois acheté en 1980 par SmithKline, une des composantes à l’origine de GlaxoSmithKline, avant d’être scindé 9 ans plus tard à l’issue d’une spin-off. Ensuite, parce que GSK a un accord de distribution du Botox en Chine et au Japon (où la toxine botulique sera lancée en fin d’année) et qu’Allergan a un accord de co-promotion de deux médicaments de GSK aux Etats-Unis.

Les salariés de 3M Santé, à Pithiviers, séquestrent leur directeur

25 mar 2009

Le directeur de l’unité 3M de Pithiviers (45), Luc Rousselet, est retenu depuis hier dans son bureau par les salariés qui veulent renégocier leurs modalités de départs, indiquent les représentants syndicaux. Hier au soir, les salariés affirmaient vouloir garder leur patron toute la nuit. « Nous demandons une renégociation des indemnités de départ, une prime de transfert et un congé de mobilité de 24 mois », a expliqué à la presse Jean-François Caparros, délégué syndical FO. L'usine 3M, spécialisée dans la chimie fine et la production de médicaments, emploie 235 salariés. La direction avait annoncé en décembre la fermeture de l’unité de production pharmaceutique, entraînant la suppression de 110 postes, et le transfert de 40 autres postes dans une société de distribution externalisée, Aexxdis, qui doit s'implanter sur le site courant 2009. Les syndicats craignent également la fermeture, à terme, de l’unité de chimie fine dont l’activité repose sur un contrat de sous-traitance qui expirera dans trois ans. Ce contrat fait d’ailleurs l’objet d’un double approvisionnement avec l’indien Nicholas Piramal.

Le suisse Nycomed prêt à se vendre pour 10 Md€

24 mar 2009

dans " Stratégies "

La pharma suisse Nycomed, détenue à 41 % par le fonds scandinave Nordic Capital, a mandaté Goldman Sachs pour étudier la possibilité d’une vente, selon le Wall Street Journal. L’opération pourrait atteindre 10 Md€, ce qui valoriserait trois fois le CA 2008 (3,35 Md€, soit 4,55 Md$, en baisse de plus de 4 % par rapport à 2007).
Nycomed conduit actuellement des essais cliniques de phase III pour un candidat contre la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), le Daxas. On estime que 80 millions de personnes sont atteintes de BPCO dans le monde et que plus de 3 millions en décèdent chaque année. S’il était homologué, le Daxas pourrait concurrencer l’Advair de GSK et le Spiriva de Pfizer et Boehringer-Ingelheim.
Ces perspectives redorent le blason d’une middle pharma éprouvée par la baisse des ventes du Protonix (pantoprazole), la traitement du reflux gastro-oesophagien racheté, comme Daxas, avec la pharmacie du groupe allemand Altana durant l’été 2006. A l’époque, Nycomed, modeste laboratoire danois affichant 750 M€ de CA, avait déboursé 4,5 Md€ pour acquérir Altana Pharma AG (2,4 Md€ de CA à l’issue de l’exercice 2005, dont 1,4 Md€ dus aux ventes de son pantoprazole).

Les façonniers épargnés par la crise

23 mar 2009

dans " Podcast "

GSK veut renforcer les vaccins et le consumer health

18 mar 2009

dans " Stratégies "

Conscient que son modèle économique fondé sur les blockbusters est en péril, Andrew Witty, le CEO de GSK, vient d’annoncer son intention d’accélérer la diversification du laboratoire britannique. Ce dernier souhaite développer sa branche vaccins, notamment ceux destinés aux enfants, et vise les marchés émergents. GSK compte également renforcer son département consumer health. Le CEO a indiqué qu’il privilégiait les acquisitions ciblées aux méga-fusions.
Par ailleurs, GSK a proposé une prime de 5 000 € pour chacun des 2 000 salariés du site d’Evreux. Plusieurs centaines d’entre eux sont en grève depuis le 11 mars ; ils exigent une prime de 10 000 € par salarié, en réparation du préjudice causé par l’annonce de 798 licenciements en février dernier.

Marasme chez les biopharms du Massachusetts

16 mar 2009

dans " Stratégies "

Synta Pharmaceuticals Corp. une biopharm de Lexington (Massachusetts), spécialisée dans la découverte, le développement et la commercialisation de nouveaux traitements contre le cancer et les maladies inflammatoires, vient d’annoncer la suppression de 90 emplois, soit 41 % de son effectif.
Fin février, le laboratoire des environs de Boston avait suspendu son étude clinique de phase III (Symmetry) portant sur la combinaison de son candidat elesclomol et du paclitaxel pour le traitement des mélanomes métastasiques. Synta avait reçu 130 M$ de la part de GSK depuis le début de leur collaboration, en octobre 2007.
Le 12 mars, Epix Pharmaceuticals, une autre biopharm de Lexington spécialisée dans la découverte de nouveaux traitements grâce à sa plate-forme propriétaire de drug discovery in silico, annonçait la suppression de la moitié de ses effectifs, soit 44 personnes. Epix poursuit les essais cliniques d’un candidat contre la maladie d’Alzheimer, là aussi développé avec GSK.

Gilead souffle CV Therapeutics au japonais Astellas

12 mar 2009

dans " Biotechs "

Surprise. C’est finalement la biopharm Gilead Sciences qui s’est octroyé sa consœur et voisine californienne CV Therapeutics, une biotech spécialisée dans les traitements cardiovasculaires, au nez et à la barbe du japonais Astellas. Gilead Sciences, un spécialiste des antiviraux et notamment du VIH (Truvada, Emtriva et Viread, également indiqué pour le traitement de l’hépatite B), va débourser 1,4 Md$, soit 20 $ par action, pour prendre le contrôle de CV Therapeutics et mettre la main sur un portefeuille fourni dans le domaine cardiovasculaire avec notamment le Ranexa, un traitement de l’angine de poitrine chronique qui a généré 109,3 M$ de recettes aux Etats-Unis en 2008.
Astellas avait lancé une OPA sur CV Therapeutics à 16 $ par action, somme jugée très insuffisante par le board de la cible qu’elle avait finalement déclinée. A l’annonce de l’accord entre les deux biotechs américaines ce matin, le cours de CV Therapeutics a grimpé de 28,8 %, à 20,60 $. On peut imaginer que les deux laboratoires, dont les sièges de Foster City et de Palo Alto (deux communes de l’agglomération de San Francisco) ne sont distants que de quelques kilomètres, vont tirer profit de ce rapprochement pour mutualiser leurs moyens.