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Merck & Co. s’offre Schering-Plough pour devenir le n°2 mondial

09 mar 2009

dans " Stratégies "

Quelques semaines après l’annonce du rachat de Wyeth par Pfizer, c’est au tour de Merck & Co. d’annoncer le rachat de Schering-Plough. Sur la base des ventes cumulées par les deux compagnies en 2008 (45 Mds$, dont 23,9 Mds$ pour Merck & Co. et 20,8 Mds$ pour Schering-Plough), cette fusion donnerait naissance au n°2 mondial derrière l’ensemble Pfizer-Wyeth mais devant le britannique GSK (35 Mds$ de ventes en 2008). Selon les termes de l’accord, chaque action de Schering-Plough sera rémunérée 23,61 $ (0,5767 action Merck & Co. et 10,50 $ en cash), ce qui représente une prime de 34 % par rapport au cours de l’action Schering-Plough à la date du 6 mars et valorise le laboratoire-cible à 41,1 Mds$ : près de la moitié (44 %) de ce montant sera financé par le cash disponible (9,8 Mds$) et une ligne de crédit de 8,5 Mds$ accordée par JP Morgan Chase.
Les destins parallèles de ces deux anciennes filiales des laboratoires allemands Merck KGaA et Schering AG, toutes deux nationalisées par l’Etat américain, la première durant la première guerre mondiale, la seconde durant… la seconde guerre mondiale, se rejoignent donc quelques mois après l’annonce des déboires des deux médicaments anti-cholestérol Zetia et Vitoryn qu’elles commercialisent ensemble. Le regroupement, qui prendra le nom de Merck, permettra une économie annuelle de l’ordre de 3,5 Mds$ : il sera dirigé par Richard T. Clark, actuellement chairman et CEO de Merck & Co.

Une filiale de Wockhardt convoitée par Pfizer et Sanofi-Aventis ?

06 mar 2009

dans " Biotechs "

Les intéressés n’ont pas souhaité commenter ces « spéculations », mais la rumeur enfle. Selon le journal indien Economic Times, les big pharmas Pfizer et Sanofi-Aventis, qui ont clairement annoncé leur intention de procéder à des acquisitions ciblées, auraient mis à l’étude l’acquisition de la division biotechnologies de l’indien Wockhardt dans le cadre d’une transaction estimée à 2,5 milliards de roupies (48 M$). Une rumeur récente avait déjà prêté à Sanofi-Aventis un intérêt pour un autre indien, le laboratoire Nicholas Piramal, avant que les dirigeants de ce dernier ne démentent.
Wockhart, qui réalise un CA de 650 M$ et emploie près de 5 500 salariés, exploite 14 sites de production dont un bon nombre d’entre eux en Europe. Le groupe a notamment racheté le français Negma, dont le siège social se trouve à Vélizy (78). Quelques mois après cette acquisition, Wockhardt avait d’ailleurs engagé une vigoureuse restructuration qui s’était soldée par la mise en œuvre d’un plan social à Quimper (29) où Negma produit un veinotonique (veinamitol) et la cession du site de Nevers (58), spécialisé dans la fabrication d’ampoules.

Pfizer renforce son portefeuille de génériques grâce à Aurobindo

05 mar 2009

dans " Génériques "

Le géant Pfizer compte bien peser sur le marché des copies de médicaments. Pour preuve, le géant américain vient de conclure un accord avec le laboratoire indien Aurobindo lui permettant de développer son portefeuille de génériques vendus en Europe et aux USA. Pfizer a ainsi acheté à Aurobindo les droits sur 39 médicaments oraux aux Etats-Unis, 20 en Europe ainsi que 10 supplémentaires pour le marché français, parmi lesquels figurent des traitements contre les maladies cardiovasculaires et nerveuses. Sur le marché mondial des génériques, qui pèse aujourd¹hui 270 Mds$, les médicaments oraux représentent un potentiel de croissance de plus de 500 Mds$ sur les cinq prochaines années.

Rumeurs de rachat autour du russe Verofarm

02 mar 2009

dans " Stratégies "

Selon plusieurs sources locales, des fonds d’investissement russes et d’autres PECO, associés au fonds autrichien Invest AG (banque Raiffeisen) et au génériqueur allemand Stada Arzneimittel, seraient sur le point d’acquérir un bloc de contrôle (51,8 %) du russe Verofarm auprès de la chaîne de pharmacie 36.6., qui compte près de 1 200 points de ventes sur le territoire russe. Selon ces mêmes sources, le deal serait conclu avant la fin du mois de mars pour un montant compris « entre 210 et 230 M$ ». D’autres sources doutent de la véracité de l’information et considèrent que les propriétaires actuels cherchent à faire grimper le cours de bourse. Autre indice : au prix retenu pour la moitié du capital, la valorisation de l’entreprise serait quatre fois supérieure à la capitalisation boursière du moment (118 M$). Même si les analystes s’accordent à reconnaître que l’action Verofarm vaut beaucoup plus que ses 12 $, la prime semble élevée.
Verofarm (171,6 M$ de CA en 2008) est un laboratoire de médicaments génériques qui possède trois usines, dont l’une à Pokrov, à une centaine de kilomètres à l’est de Moscou, spécialisée dans les formes injectables et lyophilisées pour l’oncologie, et deux autres à Belgorod (formes sèches et liquides) et Voronezh (pansements), villes méridionales proches de l’Ukraine ; il possède des filiales de commercialisation en Russie, Ukraine et Chypre et exporte une part de sa production en Europe centrale et orientale (Serbie, Etats baltes…).