accueil Télécharger nos éditions archives acheter en ligne contact

Skyepharma pourrait supprimer le tiers de l’effectif de St-Quentin-Fallavier

29 avr 2009

Le site de Skyepharma France, qui emploie 128 salariés à St-Quentin-Fallavier (38), vient d’annoncer la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi. La direction de ce spécialiste de la formulation de médicaments pour le compte de grands groupes pharmaceutiques (Novartis, Sanofi-Aventis, Roche, GSK, AstraZeneca, Abbott...) aurait annoncé au personnel le licenciement de 45 salariés affectés à la production, mais ce chiffre pourrait évoluer à la baisse. L’usine française, qui emploie près du tiers des effectifs de Skyepharma (400 salariés pour 62,2 M€ de CA en 2008, mais 28,7 M€ de pertes nettes), a perdu l’an passé un contrat important. Les licenciements devraient s’échelonner d’ici à la fin mai.

ERYtech Pharma s’implante à Philadelphie pour le Graspa

28 avr 2009

dans " Biotechs "

La biotech lyonnaise ERYtech Pharma, qui s’appuie sur une technologie propriétaire d’encapsulage de molécules dans les globules rouges, développe son bureau américain de Philadelphie (Pennsylvanie). Celui-ci devrait prochainement compter trois ou quatre collaborateurs, nous confirme Yann Godfrin, le CEO d’ERYtech Pharma. Ce pied-à-terre va permettre à la biotech, via une étude passerelle, de prouver l’efficacité sur une population américaine du Graspa, son produit-vedette potentiellement indiqué dans le traitement de la leucémie lymphoblastique aiguë. Rappelons que le Graspa fera, dès cette année, l’objet d’une étude de phase III en Europe ; l’étude américaine sera conduite pour faciliter et accélérer une éventuelle AMM sur le territoire US.
Le choix de Philadelphie est lié à la présence dans cette ville d’une très importante plate-forme de collecte de plasma de l’American Red Cross, l’un des partenaires de la biotech lyonnaise. Implanté sur le Science Center de Philadelphie, ce bureau d’ERYtech Pharma pourrait, à terme, être filialisé.

Le président de la République chez Sanofi Pasteur, à Lyon, le 12 mai ?

27 avr 2009

Si l’on en croit la rumeur, le président de la République sera présent le 12 mai à la pose de la première pierre de la nouvelle usine de vaccins Sanofi-Pasteur de Neuville-sur-Saône, près de Lyon. L’actualité sanitaire et les menaces d’une pandémie de grippe porcine pourraient fournir un prétexte supplémentaire à la venue de Nicolas Sarkozy.
Si celle-ci n’est pas encore confirmée, Chris Viehbacher, le directeur général de Sanofi-Aventis, sera, quant à lui, bien présent pour le lancement de ce projet de 349 M€. Les nouvelles capacités, qui ne seront pas opérationnelles avant 2014, sont destinées notamment à produire le vaccin contre la dengue, actuellement en développement, que le groupe français doit mettre sur le marché. On sait que cette maladie tropicale, dont l’agent pathogène est un virus transmis par un moustique, affecte 100 millions de personnes chaque année. Sanofi-Pasteur devrait employer 200 personnes à cette nouvelle activité ; le site lyonnais, aujourd’hui tourné vers la chimie pharmaceutique et la production de médicaments, emploie 750 salariés.

Une usine italienne de Boehringer-Ingelheim tombe dans l’escarcelle de Fareva

24 avr 2009

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Mais où s’arrêtera Bernard Fraisse ? Le pdg du façonnier français Fareva (630 M€ de CA en 2009), qui collectionne les rachats de sites industriels pharmaceutiques depuis plusieurs mois, nous confirme qu’il vient d’acquérir auprès de Boehringer-Ingelheim l'usine de Reggello, bourgade située à une vingtaine de kilomètres de Florence (Italie). Le projet sera entériné en juillet prochain après accord des autorités de la concurrence. Il prévoit la reprise de l’ensemble du personnel (environ 250 salariés, dont 220 en production) et s’accompagne d’un contrat quinquennal de sous-traitance avec les dirigeants de Boehringer. « Cette unité polyvalente réalise déjà près de 30 % de sa facturation (60 M€) en façonnage, nous explique Bernard Fraisse, et s’est même dotée d’une unité commerciale ad hoc très efficace ». Egalement dénommée Instituto De Angeli, l’usine italienne produit des comprimés, des suppositoires et des liquides non-stériles (environ 90 millions d’unités toutes formes continues). Notons que Fareva a soufflé ce site italien à un autre façonnier français, le groupe Delpharm, qui s’était intéressé de très près à ce dossier.

Biocodex se dote d’un nouveau patron pour sa filiale américaine

23 avr 2009

dans " Stratégies "

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le discret laboratoire français Biocodex (450 salariés, 100 M€ de CA en 2007) s’est doté d’un nouveau patron pour sa filiale américaine, Marc H. Rohman. Cet ancien de la société californienne de dispositifs médicaux FlowMedica aura à charge d’assurer le développement de la filiale américaine Biocodex Inc., basée à San Francisco, notamment de son probiotique contre la diarrhée Florastor (saccharomyces boulardii), commercialisé en France sous le nom d’ultra-levure, mais aussi des autres spécialités de la société, présente principalement dans trois domaines thérapeutiques (gastro-entérologie, neurologie, traitement de la douleur).

Unither réfléchit à l'avenir de son site de Bessay

22 avr 2009

Le façonnier français Unither (environ 600 salariés, 80 M€ de CA) a informé son personnel de Bessay (03) qu’il serait « difficile d’assurer la pérennité du site » : celui-ci emploie environ 70 salariés à la production de formes pâteuses (suppositoires), semi-pâteuses et liquides (sirops). Cette activité fait effectivement doublon avec celle du site Sanofi-Aventis de Colomiers (31), qu’Unither doit reprendre, en contrepartie d’un contrat de sous-traitance : la transaction définitive entre le groupe dirigé par Chris Viehbacher et celui d’Eric Goupil doit officiellement être signée cet été. Le site toulousain emploie aujourd’hui un peu plus de 200 personnes.
Eric Goupil, président d’Unither, va engager des contacts pour la cession de l’ancien site des Laboratoires Martin, passé successivement aux mains de J&J puis de Créapharm. A défaut de repreneur, la direction aurait prévenu les syndicats qu’elle serait contrainte de fermer cette unité de 5 700 m2.

Un tiers des biotechs cotées au Nasdaq menacées de disparition d’ici à la fin de l’année

21 avr 2009

dans " Biotechs "

La petite vingtaine de biotechs qui ont sollicité les services du cluster de Toronto ont généré depuis le début 2006 une petite centaine de M$ CAN d’investissements en fonds propres. Quelques unes d’entre elles ont consolidé leur business model et sont déjà devenues de véritables références internationales : c’est notamment le cas de Transition Therapeutics, une biopharm implantée à Toronto, qui devrait amener en 2010 un traitement contre la maladie d’Alzheimer aux portes de la phase III, ainsi qu’un traitement contre le diabète dans le cadre de programmes développés respectivement avec Elan et Eli Lilly.
Reste que le cluster canadien n’immunise pas contre la pusillanimité persistante des capitaux-risqueurs qui sévit de ce côté-ci de l’Atlantique. Le nombre de deals et le montant engagé par les venture capitalist a ainsi considérablement chuté entre 2000 et 2008, en passant de 1,2 Md$ CAN investis à environ 200 M$ CAN. Dans les couloirs du cluster, il se murmure que plus de 30 % des biotechs de l’Ontario disposeraient de moins de six mois de cash… Tony Cruz, le CEO de Transition Therapeutics, nous confiait ces jours derniers que, selon lui, environ un tiers des biotechs cotées au Nasdaq disparaîtraient probablement d’ici à la fin de l’année 2009.

MaRS va doubler sa surface à Toronto

21 avr 2009

dans " Biotechs "

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le centre d’innovation MaRS, l’un des animateurs principaux du cluster technologique établi à Toronto (Canada), vient d’engager la construction d’une seconde tranche de près de 70 000 m2 qui devrait être achevée en 2011-2012, nous indique Sandra Pupatello, la ministre du Commerce extérieur de l’Ontario. Ce programme immobilier d’un gabarit impressionnant  (140 000 m2 auront ainsi été construits au total, à l’issue de cette seconde tranche) permettra de doubler les capacités de l’incubateur qui ne parvient plus « à répondre à la demande des porteurs de projets biotechs, attirés par un environnement fiscal qui n’a pas beaucoup d’équivalent en Amérique du Nord ».
Le crédit d’impôt mis en place – dont une part importante est assumée par l’Etat fédéral – permet, en effet, aux dirigeants des start-up d’escompter un retour de 59 $ CAN pour chaque tranche de 100 $ CAN investis dans la R&D. A ceci s’ajoutent la proximité de plates-formes de recherche académique de réputation (University of Toronto, International Cancer Genome Consortium, Sick Kids Hospital), l’engagement feutré de quelques big pharmas (AstraZeneca, Sanofi-Pasteur) et l’activité de très importants plateaux hospitaliers offrant des capacités cliniques saluées par la plupart des dirigeants.

GSK met la main sur Stiefel

20 avr 2009

dans " Stratégies "

La valse des acquisitions continue pour les big pharmas. Selon le Financial Times, GSK vient d’acquérir pour 3,6 Md$ le laboratoire dermatologique américain Stiefel, spécialisé dans les traitements pour l’acné et les produits anti-démangeaisons. GSK versera 2,9 Md$ en cash, 300 M$ en paiements différés et 400 M$ pour la reprise du passif du laboratoire. Ce dernier, qui a réalisé un CA d’environ 1 Md$ l’an passé, est partiellement détenu par le fonds d’investissement américain Blackstone. GSK n’était pas le seul intéressé par Stiefel, l’américain J&J, le suisse Novartis et le français Sanofi-Aventis étaient également sur les rangs, intéressés par le positionnement de cette specialty pharma sur un marché porteur.

Servier va développer un anticancéreux avec une biotech californienne

18 avr 2009

dans " Biotechs "

Servier, le n°2 français (3,7 Md€ de CA sur le dernier exercice publié), vient de signer un accord avec une biotech de Sunnyvale (Californie), Pharmacyclics. Cet accord porte sur le développement et la commercialisation, hors Etats-Unis où les droits sont conservés par Pharmacyclics, du PCI-24781, un candidat pour le traitement de certains types de cancers et de leucémies : cet inhibiteur pan-HDAC est actuellement en phase I/II d’essais cliniques aux Etats-Unis.
Pharmacyclics va recevoir 11 M$ de Servier à la signature du contrat et 4 M$ pour la poursuite des travaux de R&D, payables par tranches tous les 6 mois durant les deux prochaines années. De surcroît, la biotech californienne recevra 24,5 M$ à l’issue de certaines étapes jusqu’à la commercialisation.