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GSK et Pfizer unissent leurs portefeuilles anti-VIH

16 avr 2009

dans " Stratégies "

New deal contre le sida. Le britannique GSK et l’américain Pfizer vont unir leurs portefeuilles de traitements anti-VIH dans une JV, détenue à 85 % par le premier et à 15 % par le second. Ensemble, ils détiendront 19 % du marché du VIH, avec une facturation annuelle de 1,6 Md£ (2,4 Md$) et un profit opérationnel de 870 M£ (1,3 Md$). Selon les analystes, sa valorisation serait comprise entre 4 et 5 Md£ (6 et 7,5 Md$). Chacun y trouve son compte : GSK possède un portefeuille important de molécules sur le marché, mais son pipe est relativement pauvre, à l’inverse de Pfizer, relativement peu présent sur le marché par rapport à ses compétiteurs, mais engagé dans plusieurs développements cliniques majeurs. L’américain aura d’ailleurs contractuellement la possibilité de monter à 30,5 % de la JV si plusieurs de ses traitements actuellement en essais arrivent sur le marché. Enfin, il est à noter que c’est un Français, Dominique Limet, actuellement senior vice-president de GSK, qui deviendra le CEO de la cette JV qui gérera 11 AMM et 17 candidats. 

Bayer Schering Pharma emploiera 350 collaborateurs à Lille

16 avr 2009

dans " Stratégies "

Ce sera probablement le déménagement de l’année pour l’industrie pharmaceutique française. Avec quelques semaines de retard sur l’agenda initial, Bayer Schering Pharma France regroupera la semaine prochaine sur le site Eurasanté de Lille (59) les activités et les salariés des sièges sociaux des laboratoires fusionnés durant l’été 2007. Un bâtiment flambant neuf de 13 000 m2 va accueillir les 200 salariés de l’ancien siège social pour la France de Schering, à Lys-lez-Lannoy (59), et une partie des collaborateurs de Bayer à Puteaux (92).
A la grande satisfaction du président du directoire de Bayer Santé, Werner de Prins, près de 50 des 200 collaborateurs parisiens ont accepté l’exil vers la métropole lilloise. Dans l’attente de la réception des locaux d’Eurasanté, une trentaine d’entre eux ont déjà emménagé dans la région, une vingtaine d’autres ayant accepté de passer provisoirement au télétravail et de faire périodiquement la navette entre Paris et Lille où le groupe a mis à leur disposition des locaux provisoires. Progressivement, Bayer Schering Pharma a recruté une petite centaine de salariés sans difficultés. Ce sont donc environ 350 collaborateurs - sur site ou rattachés - qui étrenneront lundi prochain le siège lillois.

Les laboratoires Poirier vendus à Thierry Plouvier

15 avr 2009

dans " Stratégies "

Selon nos informations, les laboratoires Poirier, de Fondettes (37), ont été cédés il y a quelques semaines à Thierry Plouvier, qui fut notamment président pour la France des laboratoires Chiesi (1999-2005), puis d’Organon (2005-2006) ; il était dernièrement vice-président Europe de la biotech Encysive Pharmaceuticals, rachetée l’an passé par Pfizer.
Les cédants Françoise Poirier-Duchêne et Patrick Poirier, qui co-dirigent par ailleurs à Monts (37) le façonnier pharmaceutique Biophelia (8,3 M€ de CA à fin 2007), étaient les fondateurs de ce petit laboratoire qui affichait 900 000 € de CA à la fin de l’exercice 2007. Nous n’avons pas pu joindre Thierry Plouvier en dépit de nos appels répétés.

J&J supprime 900 postes dans sa division Healthcare

10 avr 2009

dans " Stratégies "

La valse des licenciements continue dans l’industrie pharmaceutique. Ortho-McNeil-Janssen Pharmaceutical, la division Healthcare de J&J (shampoings pour premier âge, contraceptifs…), vient d’annoncer la suppression de 900 postes, principalement de commerciaux. Un programme qui inclut des départs en retraite et le gel des embauches. Le nombre de postes touchés représente 6 % de la force de vente du groupe, soit une goutte d’eau pour J&J qui possède 250 sociétés et emploie près de 119 000 personnes dans le monde. A l’annonce de ce nouveau plan de restructuration, J&J a vu son action chuter de 4 %, à 51, 41 $.

Genentech retire le Raptiva du marché US

09 avr 2009

dans " Stratégies "

La biotech californienne Genentech vient d’annoncer le retrait sur le marché US de son traitement contre le psoriasis Raptiva. Le médicament serait à l’origine de trois cas anormaux de leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), une infection rare de la substance blanche du système nerveux central à l’issue fatale. Il y a deux mois, la FDA avait déjà averti Genentech d’une possible corrélation entre le Raptiva et la LEMP. En Europe, les autorités ont déjà depuis quelques mois recommandé le retrait du médicament, distribué par Merck Serono, tandis que le Canada en a stoppé les ventes. Le coup est rude pour Genentech : le Raptiva a généré 242 M$ de ventes l’an passé, dont 108 M$ pour Genentech. Près de 2 000 patients seraient concernés par ce retrait aux USA, qui devrait être effectif le 8 juin prochain.

Le patron du marketing d’Eli Lilly passe chez Quintiles

08 avr 2009

dans " CRO "

Chez les grands de la pharma, la saison des transferts bat son plein. Après Jérôme Contamine, devenu le mois dernier vice-président exécutif et directeur financier de Sanofi-Aventis après voir quitté quelques semaines auparavant le groupe Veolia, c’est au tour de l’américain Richard Pilnik de laisser en plan Eli Lilly, où il occupait les fonctions de vice-président et de patron du marketing, pour intégrer une filiale de la CRO Quintiles, le leader mondial de la recherche clinique. Ce cadre dirigeant prend, en effet, la présidence d’Innovex, une société de 7 500 salariés qui propose aux laboratoires pharmaceutiques de mettre à leur disposition des réseaux de visiteurs médicaux dans 17 pays. Il est à noter que Quintiles a une longue tradition de collaboration avec son compatriote Eli Lilly.

Les marchés réagissent aux rumeurs d’une OPA de Novartis sur Bayer

07 avr 2009

dans " Stratégies "

La rumeur d’un possible intérêt de Novartis pour Bayer a fait grimper hier le cours de l’action du groupe allemand à la bourse de Francfort. Il y a deux ans, de précédentes rumeurs de marché avaient circulé, laissant dubitatifs la plupart des analystes. Il est vrai que pour s’adjoindre les activités de Bayer Healthcare (15,4 M€ de CA en 2008), Novartis devrait lancer une OPA sur un groupe légèrement plus important que lui et régler le sort d’activités chimiques éloignées de son core business. De surcroît, les observateurs font remarquer que Novartis devra déjà débourser 28 Md$ entre janvier 2010 et juillet 2011 pour s’acquitter de la deuxième tranche de paiements prévue lors du rachat du spécialiste de l’ophtalmologie Alcon, il y a tout juste un an. Dans ces conditions, les appétits de Novartis, s’ils sont confirmés, devront trouver de solides soutiens financiers.

BioAlliance Pharma poursuit son ex-partenaire devant la justice internationale

03 avr 2009

dans " Stratégies "

La hache de guerre est déterrée entre la specialty pharma française BioAlliance Pharma et la société SpePharm dirigée par Jean-François Labbé.  Après voir dénoncé en mars dernier l’accord qui confiait la commercialisation exclusive (hors France) du Loramyc, un traitement contre la candidose oropharyngée à SpeBio, une JV Spepharm-BioAlloance, la specialty pharma vient d’assigner son ancien partenaire commercial devant la Cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale.
Cette procédure « logique » fait suite à la requête « que nous avons déposée devant le Tribunal de commerce de Paris » indique l’un des dirigeants de BioAlliance ; elle  vise tout simplement à « obtenir réparation du préjudice commercial subi ». Les responsables de la specialty pharma jugent en effet totalement insuffisantes les ventes réalisées par SpeBio en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark ; 96 % des ventes du Loramyc (environ 1 M€) auraient été réalisées sur le seul marché français adressé en direct par les forces commerciales de BioAlliance Pharma. Cette dernière serait déjà entrée en discussions avec un autre partenaire pour assurer la promotion de son produit-vedette en Europe.

Sanofi-Aventis va-t-il avaler la division pharma de Solvay ?

02 avr 2009

dans " Stratégies "

Les marchés retiennent leur souffle. Selon un blog bien informé du Financial Times, le français Sanofi-Aventis étudierait la reprise de la division pharma du groupe belge Solvay. Des émissaires du laboratoire dirigé par Chris Viehbacher auraient même approché il y a plusieurs semaines les responsables de Solvac, le holding familial qui détient 30 % de Solvay. Ces contacts préliminaires n’auraient pas abouti en raison du niveau de l’offre (85 € par action). Les dirigeants de Solvay, qui placeraient la barre beaucoup plus haut (100 € par action), n’ont pas confirmé ces contacts avec leurs homologues français mais conviennent « qu’ils étudient différentes options » pour la division pharma. Celle-ci, qui a réalisé en 2008 un CA de 2,7 Md€, génère 50 % des résultats du groupe belge.
Selon différentes sources, l’américain Abbott – qui commercialise aux USA avec Solvay un anti-cholestérol (Simcor) – et le japonais Takeda auraient également montré de l’intérêt. Selon les analystes, la division pharma de Solvay serait valorisée entre 4 et 5 Md€ ; elle s’appuie sur un pipe d’une dizaine de produits en phase III, dont le Duodopa (Parkinson) et l’Influvac, un vaccin contre la grippe.
Sanofi-Aventis, qui constituerait, selon certains analystes, un acquéreur « idéal », ronge son frein en effectuant des emplettes sur les marchés émergents Il vient ainsi de jeter son dévolu sur Kendrick Farmaceutica, l’un des principaux fabricants mexicains de médicaments génériques (26 M€ de CA). Et les rumeurs vont bon train sur un éventuel rachat de la biotech indienne Shantha Biotechnics, majoritairement détenue par Mérieux Alliance depuis la fin 2006. Le prix de cession avoisinerait les 178 M€.

Genzyme pourrait verser jusqu’à 2,8 Md$ pour trois médicaments de Bayer

01 avr 2009

dans " Biotechs "

La biotech US Genzyme vient d’acquérir les droits de trois médicaments biotechnologiques de Bayer HealthCare Pharmaceuticals. Ce deal concerne le Leukine, un traitement oncologique stimulant la lutte contre la prolifération des globules blancs, ainsi que le Fludara et le Campath/MabCampath, deux traitements de la leucémie lymphoïde chronique dont le dernier vient également d’obtenir le feu vert de la FDA pour la sclérose multiple. Genzyme va lancer des essais cliniques de phase III pour cette nouvelle application, dont le marché représente près de 12 Md$ par an.
Au total, Genzyme pourrait verser, en royalties et milestones, jusqu’à 2,8 Md$ à la filiale du laboratoire allemand. Les résultats commerciaux ont été, jusqu’à présent, beaucoup plus modestes : Campath/MabCampath et Fludara ont réalisé un CA d’un peu moins de 100 M€ en 2008 et Leukine a affiché des ventes de 46 M€ l’an passé sur le seul marché US. Par ailleurs, Genzyme compte acquérir pour 100 M$ une unité de production du Leukine, basée dans la région de Seattle (Etat de Washington), qui devrait recevoir l’agrément de la FDA d’ici à 2010.