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Le façonnier giennois V2 Med intéresse des repreneurs

28 mai 2009

En redressement judiciaire depuis le 30 septembre dernier, le façonnier de compléments alimentaires et de produits cosmétiques V2 Med (environ 300 salariés), basé à Gien (45), est à la recherche d’un repreneur. Selon nos informations, il semblerait que plusieurs industriels aient déposé des dossiers de reprise avant la date butoir des dépôts de candidatures, fixée à aujourd’hui 28 mai. Le tribunal de commerce devra trancher d’ici au 28 juin. La procédure de redressement judiciaire s’achèvera, quant à elle, le 31 juillet.
Créé il y a une dizaine d'années à Bléneau (89), V2 Med avait migré en 2002 à Gien avant d'ouvrir, il y a un peu moins de deux ans, un second site à Châtillon-Coligny, non loin de là, pour sa division cosmétiques Projed. La société fabrique et conditionne en sous-traitance des compléments alimentaires et des produits cosmétiques naturels en s’appuyant sur une offre galénique très diversifiée (comprimés, capsules, sticks, flacons, ampoules, sachets et effervescents).

Teva et Lonza obtiennent l’accord de l’UE concernant leur JV sur les biosimilaires

25 mai 2009

dans " Génériques "

Le génériqueur israélien Teva et le suisse Lonza, qui avaient passé un accord de joint-venture en janvier dernier (cf. notre post du 21 janvier 2009), viennent d’obtenir l’autorisation de la Commission Européenne de développer et produire des biosimilaires. Cette alliance entre les deux entreprises devrait leur permettre d’anticiper la chute des brevets d’une dizaine de médicaments biologiques. Teva était déjà très présent sur ce secteur avec ses filiales Sicor et Barr Pharmaceuticals. La nouvelle entité issue de cette JV devra faire face à des concurrents tels que les allemands Stada et Ratiopharm, avec leurs filiales respectives Bioceuticals et BioGeneriX, le suisse BioPartners ou encore l’indien Biocon.

Le n°0 du magazine Actu Labo est en ligne !

20 mai 2009

Voici le N°0 du magazine d'Actu Labo : 24 pages d'informations qui préfigurent le N°1 dont la sortie est prévue pour cet automne.
En attendant, vous pouvez feuilleter en ligne notre nouvelle publication (cliquez sur l'image de la Une pour obtenir une version plein écran et utilisez les flèches pour tourner les pages).


Takeda acquiert IDM Pharma

19 mai 2009

dans " Biotechs "

Le géant japonais Takeda Pharmaceutical, désireux de renforcer son pôle oncologie, vient d’acquérir pour 75 M$ la biotech californienne IDM Pharma. Cette dernière est issue de la fusion en 2005 de la biotech française IDM et de sa consœur américaine Epimmune. Au début de l’an passé, Sanofi-Aventis s’était désengagé d’IDM Pharma, mettant ainsi fin à une collaboration de plusieurs années notamment sur Uvidem, un candidat contre certains mélanomes.
Ce rachat permet à Takeda d’étendre son réseau en Europe, IDM Pharma ayant toujours un bureau sur Paris. Le laboratoire japonais, 13e mondial selon notre classement, va débourser 2,64 $ par action en cash et mettre ainsi la main sur le Mepact (mifamurtide), un traitement contre le cancer non métastatique de l’ostéosarcome récemment approuvé par les autorités européennes. C’est le premier nouveau traitement apparu depuis une vingtaine d’années pour cette pathologie qui enregistre un millier de nouveaux cas chaque année en Europe et autant aux Etats-Unis, principalement des enfants et des jeunes adultes.

Teva veut croître sur le marché français

18 mai 2009

dans " Génériques "

Le génériqueur israélien Teva, leader mondial sur son marché, veut accroître sa présence en France, ainsi que sur les marchés émergents de Russie et du Brésil. En revanche, selon Bill Martin, son CEO pour l’Amérique du Nord qui s’est confié ce week-end à Reuters, Teva considère qu’il est encore un peu tôt pour envisager une présence forte sur le marché chinois.
En France, le n°1 mondial ne veut manifestement pas se contenter de la 4e place, qu’il dispute à Sandoz (groupe Novartis) avec 11 % d’un marché qui avoisine les 2 Md€ et croît de près de 20 % par an, mais à bonne distance des deux leaders, l’américain Mylan (30,5 % du marché avec un CA 2008 de 588 M€) et Biogaran, la filiale de Servier (20 %).
Pour se développer sur le marché national, Teva n’a guère d’autres issues que le rachat de laboratoires existants. Rappelons que l’allemand Ratiopharm (6e place en France avec environ 111 M€ de ventes en 2007) est toujours à vendre. Les autres intervenants du marché, qui détiennent des parts moins significatives, sont la filiale de Stada, EG Labo (91,4 M€ de CA en 2008, dont 86,6 M€ pour les seuls génériques), l’australien Arrow Génériques (87 M€ de CA en 2007), les indiens Ranbaxy (53 M€ en 2007) et Zydus (28 M€ en 2007), l’espagnol Alter, Almus France, la filiale dAlliance Healthcare, et le nouvel entrant Actavis.

Minafin confirme le rachat de la chimie d’Astra Zeneca à Dunkerque

15 mai 2009

Comme nous l’annoncions le 6 février dernier, le spécialiste de la chimie pharmaceutique Minafin vient d’officialiser le rachat de l’activité chimie de l’unité dunkerquoise d’AstraZeneca. Cette plate-forme emploie aujourd’hui environ 220 salariés sur un effectif global d’environ 600 collaborateurs.
Minafin
est une holding basée au Luxembourg, qui exploite à Beuvry-la-Forêt (59), à une centaine de kilomètres de Dunkerque,  le site industriel Minakem (260 salariés) spécialisé dans la fabrication d’API et d’intermédiaires de synthèse. Les nouveaux dirigeants ont d’ores et déjà annoncé qu’ils visaient à terme un CA de 100 M€ contre 70 M€ à l’heure actuelle. En revanche, aucun investissement capacitaire ne devrait intervenir avant 5 ans.

La biotech Replikins aurait développé un vaccin contre la grippe porcine

14 mai 2009

dans " Biotechs "

Replikins, une biotech de Boston (Massachusets), affime avoir développé un vaccin synthétique contre la grippe porcine qu’elle serait en mesure de produire dans un délai de 7 à 10 jours après approbation par les autorités sanitaires. Le candidat n’aurait pas encore été testé sur l’homme et le CEO de Replikins, Samuel Bogoch, cherche un partenaire pour conduire des essais cliniques.
La biotech avait déjà alerté le monde scientifique en avril 2008 sur les risques d’une pandémie due au H1N1 qui lui semblait aussi probable que celles de 1918, la fameuse grippe espagnole où un virus baptisé H1N1 était déjà en cause, de 1957-58 (dite asiatique) ou de 1968 (dite de Hong-Kong). Il est à noter que Replikin a dans ses cartons un vaccin contre la grippe aviaire (H5N1), déjà testé sur des poulets à l’Université de Géorgie.
Tom Skinner, du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, reste plus prudent : « Nous saurons à la fin du mois de mai quel laboratoire de recherche a le plus de chances de fournir la bonne souche virale devant servir de précurseur à la production d’un vaccin ». Ensuite, il sera temps de confier à un laboratoire la production de lots cliniques pour les premiers essais. Toujours selon Tom Skinner, un vaccin devrait être sur le marché à la fin de l’automne ou au début de cet hiver.

CDM Lavoisier se dote de capacités BFS à Blois

13 mai 2009

dans " Podcast "

CDM Lavoisier (110 salariés, 11 M€ de CA), spécialisé à la Chaussée-St-Victor, près de Blois, dans la fabrication de médicaments injectables pour la ville et l’hôpital (morphine, chlorure de sodium, glucose) a investi dans une ligne de conditionnement d’ampoules BFS. La direction envisage de doubler la surface de l’usine.

Sanofi Pasteur s'attaque à la dengue qui infecte 230 millions de personnes chaque année

12 mai 2009

dans " Stratégies "

« Nous avons 70 % de chances d’aboutir à un vaccin contre la dengue : le directeur général de Sanofi Aventis Chris Viehbacher, qui pose aujourd’hui la première pierre de l’unité de production de vaccins Sanofi Pasteur de Neuville-sur-Saône (69), a insisté sur le risque industriel que prend le groupe français. Car ce vaccin est encore soumis aux résultats de phase II d’essais cliniques, actuellement en cours, et surtout de phase III, qui impliqueront 40 000 patients. « Ce nouveau pôle de vaccins – le troisième en France de Sanofi Pasteurreprésente l’investissement le plus important jamais lancé par le laboratoire » a rappelé le directeur général de Sanofi Aventis, qui a précisé que si le projet dengue échoue, les 350 M€ engagés d’ici à 2013 sur le site neuvillois l’auront été vraisemblablement en pure perte. « On aura un beau monument » a conclu, avec humour, Chris Viehbacher.
La dengue, provoquée par 4 virus distincts et véhiculée par les moustiques, atteint, selon les dernières statistiques, 230 millions de personnes chaque année, dont 2 millions développent une fièvre hémorragique. Mais l’urbanisation croissante des pays tropicaux et le réchauffement climatique font craindre une extension de l’épidémie ; le Brésil et le sud des Etats-Unis font désormais partie des régions touchées. C’est donc à la fois à vaste problème de santé publique et à un enjeu commercial énorme – le nouveau vaccin pourrait représenter, à terme, une facturation annuelle de 1 Md€ – que s’attaque le laboratoire français.

Des big deals avant la fin 2009 ?

11 mai 2009

dans " Stratégies "

Selon une étude réalisée par Urch Publishing, des méga-fusions pourraient intervenir dans l’industrie pharmaceutique avant la fin de l’année, les cibles les plus couramment citées de ces éventuelles grandes manœuvres sont Bristol-Myers Squibb et Bayer. Selon les rapporteurs de cette étude, Sanofi-Aventis et Novartis constitueraient les prédateurs les plus probables. Certes, Sanofi-Aventis s’est écarté de cette course aux acquisitions géantes, mais les opérations récentes engagées par certains de ses concurrents seraient de nature à lui redonner de l’appétit. GSK a aussi clairement annoncé – comme Eli Lilly et Takeda – qu’il n’entendait pas se prêter au jeu des méga-fusions. Mais saura-t-il résister à la pression des actionnaires ?