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Toulouse, poids lourd de la R&D contre le cancer

27 fév 2010

Les capacités toulousaines de recherche contre le cancer, regroupées au sein du pôle de compétitivité Cancer-Bio Santé, du Cancéropôle Grand Sud-Ouest et du Toulouse Cancer Campus, marquent des points ! A découvrir dans notre enquête, publiée dans l’édition de mars de notre magazine, feuilletable ci-dessous, et que ses destinataires recevront dans les tout prochains jours. Les programmes de R&D engagés dans la ville rose par les laboratoires académiques et privés commencent à porter leurs fruits. Et les industriels, notamment les pharmas Sanofi-Aventis et Pierre Fabre, ne regrettent pas d’avoir fait le (court) voyage. L’explication de ce succès annoncé réside aussi bien dans la richesse des ressources rassemblées que dans la qualité de l’offre immobilière qui se déploie sur le site de l’ex-usine AZF. Dans cette édition de mars, nos lecteurs trouveront également des reportages exclusifs au cœur d’usines pharmas et biotechs de premier plan, des innovations en matière de conditionnement pharmaceutique ainsi qu’une interview-expert de Xavier Castelli, le président du façonnier Delpharm, qui nous livre sa vision du marché de la sous-traitance.

Thermo Fisher en passe d’acquérir Millipore ?

23 fév 2010

dans " Stratégies "

Le leader du matériel de laboratoire Thermo Fisher Scientific aurait fait une offre d’achat de 6 Md$ sur son concurrent Millipore. Suite à cette information diffusée par Bloomberg, l’action de Millipore a bondi de 36 % hier, tandis que celle de Thermo Fisher décrochait de 5 %. Selon une source proche du dossier, la transaction pourrait s’effectuer dès la semaine prochaine. Millipore aurait déjà mandaté Goldman Sachs en tant que conseil financier. Thermo Fischer est le géant des équipements et des services dédiés aux laboratoires avec un CA de plus de 10 Md$ et environ 30 000 salariés dans le monde. Millipore a réalisé pour sa part un CA 2008 de 1,6 Md$ (dont 40 % sur le marché européen) et emploie 6 000 salariés : la société exploite, en particulier, un très important site de production et de stockage (plus de 1 100 salariés) à Molsheim (67) où le groupe a engagé un programme d’investissement de 12 M€ sur la période 2008-2010.

Elaiapharm devrait investir au total 30 M€ à Sophia-Antipolis

17 fév 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Repris l’automne dernier par le laboratoire de spécialités danois Lundbeck, le façonnier Elaiapharm va investir environ 30 M€ dans les prochaines années sur son site de Sophia-Antipolis (06), une ex-usine Glaxo-Wellcome de 15 500 m2. Bo Hilligsoe, le nouveau directeur général d’Elaiapharm, nous confirme que 10 M€ seront engagés dès cette année pour une mise en conformité des installations industrielles, et ceci dans la perspective d’un futur agrément FDA. « Nous allons également renforcer les activités de packaging et de conditionnement de formes sèches afin de préparer le transfert sur Sophia-Antipolis de productions confiées jusqu’alors à la sous-traitance » poursuit Bo Hilligsoe. Outre l’acquisition de nouveaux équipements destinés à assurer les fabrications de sa maison-mère danoise – les abonnés de la lettre confidentielle Actu Labo pourront en découvrir le détail dans l’édition imprimée du 24 février – Elaiapharm devrait récupérer deux nouveaux importants contrats de sous-traitance d’ici à 2012. Dans ce but, près de 10 M€ supplémentaires pourraient être engagés sur le site niçois.

ERYtech Pharma s’associe au MD Anderson Center pour le traitement des tumeurs

16 fév 2010

dans " Biotechs "

Spécialisée dans l'encapsulation de principes actifs dans les globules rouges, la biotech lyonnaise ERYtech Pharma (42 salariés) vient de signer un partenariat de recherche avec le MD Anderson Center de Houston, aux Etats-Unis, l'un des plus grands centres anticancéreux au monde. Les deux entités vont s’attacher au développement de la Graspa (L-asparaginase encapsulée dans des érythrocytes), une des molécules candidates phare d’ERYtech, dans le traitement des patients atteints de tumeurs solides, et notamment à la mise au point d'un test compagnon. Rappelons que le laboratoire lyonnais est déjà installé aux Etats-Unis, notamment à Philadelphie où il a installé un bureau à proximité d’une très importante plate-forme de collecte de l’American Red Cross, l’un des partenaires privilégiés d’ERYtech Pharma. Rappelons que la FDA a accordé le statut de médicament orphelin à la Graspa - qui fait l’objet d’une étude de clinique de phase II/III depuis décembre 2009 – pour le traitement de la leucémie lymphoblastique.

IDD Tech reprend un site Novartis à Orléans

12 fév 2010

dans " CRO "

La société de développement pharmaceutique lyonnaise International Drug Development Tech (IDD Tech) vient de signer un accord qui entérine la reprise d’une unité Novartis installée dans le quartier de La Source à Orléans (45) ; cette dernière, qui emploie 36 collaborateurs sur 2 400 m2, est spécialisée dans le développement de formes galéniques solides.
Le désengagement du groupe suisse avait été annoncé en 2008, dans le cadre d’une réorganisation engagée au niveau mondial. Mais, à l'époque, la direction de Novartis avait indiqué sa volonté d’aboutir à une solution permettant d’assurer la pérennité des capacités orléanaises. Le cédant devrait sous-traiter à IDD Tech certaines activités permettant le redémarrage du site.

L’usine Rottendorf Pharma de Valenciennes est à vendre

11 fév 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. L’administrateur judiciaire en charge du dossier Rottendorf Pharma a décidé de mettre l’usine valenciennoise du façonnier pharmaceutique en vente. Maître Jean-Jacques Bondroit vient, en effet, de lancer un appel d’offres de cession pour le site industriel de Prouvy, dans l’agglomération de Valenciennes (59), qui est en redressement judiciaire depuis le 30 novembre. Nous avions publié cette information en exclusivité le jour de la décision.
L’administrateur valenciennois
donne jusqu’au 26 mars aux candidats pour déposer un dossier de reprise à son étude. L’unité française de Rottendorf Pharma (20 M€ de CA en 2008) emploie aujourd’hui 178 personnes : un plan de suppression de 46 postes, dont 7 reclassements internes, est en cours. Rappelons que la maison-mère allemande (600 salariés à Ennigerloh, près de Dortmund) n’est en rien concernée par la procédure. Les salariés nordistes, qui réclament une revalorisation des indemnités extra-légales de licenciement, étaient en grève en début de semaine.

A Agen, BMS propose 110 postes aux salariés de Meymac et d’Epernon

10 fév 2010

La direction du site Bristol-Myers Squibb d’Agen (47) a proposé à ce jour 110 reclassements aux salariés des sites d’Epernon (28) et de Meymac (19), touchés de plein fouet par la restructuration de l’appareil industriel du groupe américain. « A ce jour, 64 postes ont effectivement trouvé preneurs », nous confirme la direction du site agenais, où sont employées 1 400 personnes dans quatre unités distinctes (Guyenne, Gascogne, et deux dédiées à la logistique au Passage d’Agen). Près de 40 collaborateurs (20 en septembre, 20 en janvier) ont déjà rejoint le site BMS-Upsa, spécialisé dans la fabrication de médicaments contre la douleur (effervescents, comprimés secs, gélules, pâteux et liquides), qui constitue avec 400 millions de boîtes produites, soit la moitié des volumes du groupe, le premier site mondial du laboratoire new-yorkais. « Il y a donc encore une cinquantaine de postes à pourvoir », indique la direction, qui n’exclut pas d’ouvrir d’autres postes « afin d’accompagner au mieux cette opération de restructuration ».

GSK va réduire ses capacités de R&D

08 fév 2010

dans " Stratégies "

On en sait plus sur le nouveau programme de réduction d’effectifs que s’apprête à lancer GSK. La big pharma britannique veut, en effet, fermer totalement ou partiellement au moins six unités de recherche en Europe et au Canada. Ainsi, la plate-forme de Tonbridge, implantée au sud de Londres, va passer à la trappe ; certaines activités de R&D devraient aussi disparaître à Zagreb (Croatie), Poznan (Pologne) et Mississauga (Canada). GSK, qui entend réaliser chaque année près de 785 M$ d’économies et ce jusqu’en 2012, va également réduire la voilure de façon drastique à Vérone (Italie) et à Harlow (Royaume-Uni). Toutefois, ces deux dernières ne devraient pas totalement disparaître et accueillir différentes activités de développement de médicaments dont la nature n’a pas été précisée. Cette restructuration drastique va s’accompagner d’un abandon de certains pans entiers de recherche, notamment dans le domaine des neurosciences et des traitements indiqués dans les pathologies du SNC.

Ils seraient encore trois ou quatre à se disputer Ratiopharm

05 fév 2010

dans " Génériques "

Teva, Actavis et le fonds d’investissement suédois EQT – et peut-être aussi Pfizer, qu’on annonçait pourtant ces derniers jours en retrait sur ce dossier – sont les trois ou quatre candidats « short listés » par les banques conseils en charge de la vente du génériqueur allemand Ratiopharm, actuellement propriété de VEM (famille Merckle). La décision pourrait être prise dans les semaines à venir. Selon diverses sources, les offres tourneraient autour de 2,8 Md€, prix qui représenterait un consensus de marché « raisonnable », toutefois très éloigné du chiffre de 5 Md€ qui circulait il y a un an et même des 3 Md€ évoqués il y a encore quelques mois. Ratiopharm aurait achevé l’exercice 2009 sur un CA à 1,6 Md€ de CA, assorti d’un Ebitda de 300 M€. Plus de la moitié des ventes sont réalisées en Allemagne. Rappelons que l’américain Cephalon vient d’annoncer le rachat de Mepha, le génériqueur suisse du groupe Merckle (lire ci-dessous).

Cephalon rachète Mepha

02 fév 2010

dans " Stratégies "

Le génériqueur suisse Mepha est la première branche de l’empire Merckle, également propriétaire de Ratiopharm, à changer de mains. L’américain Cephalon va débourser 622,5 MFS (422,5 M€) pour prendre le contrôle de cette société, n°1 des ventes de médicaments génériques sur le marché suisse, devant Sandoz, la filiale du géant Novartis. Selon des sources internes, trois candidats étaient en concurrence pour l’acquisition de ce laboratoire d’un millier de salariés, dont la moitié en Suisse, qui possède son siège social à Aesch, à quelques kilomètres au sud de Bâle (CH). Mepha a clos l’exercice 2009 sur un CA de 408 MFS (277 M€), soit une progression de 8 %. Quant à Cephalon (3 000 salariés dans le monde), il affichait un CA 2008 de 1,94 Md$ (1,39 Md€) ; les comptes de l’exercice 2009 seront présentés le 11 février prochain.
Jusqu’à présent plutôt tourné vers les médicaments innovants, en partie issus des biotechnologies (maladies du SNC, oncologie, douleur), le laboratoire basé à Frazer (Pennsylvanie) s’ouvre le marché des copies de médicaments et consolide ses positions en Europe, huit ans après l’acquisition du laboratoire français Lafon. De cette opération, Cephalon a conservé un siège pour l’Europe et un centre de développement pré-clinique à Maisons-Alfort (94) et des unités de production d’API à Mitry-Mory (77) et de médicaments à Nevers (58).