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Recipharm va fermer son site suisse

30 avr 2010

Recipharm réduit la voilure. Le façonnier suédois (environ 130 M€ de CA) qui exploite deux unités en France à Monts (37) et à Fontaine-lès-Dijon (21), vient d’annoncer qu’il allait prochainement fermer son usine de Bâle, en Suisse, entraînant la suppression de 22 postes. Ce site, spécialisé dans la lyophilisation et le remplissage aseptique, avait été racheté en 2008 à Inotech Biotechnologies. L’usine de Monts (230 salariés), spécialisée dans les injectables, est une ex-usine AstraZeneca ; celle de Fontaine-lès-Dijon, un ancien site des Laboratoires Fournier employant 220 salariés à la fabrication de formes sèches, appartenait à Solvay jusqu’à sa reprise en octobre 2008.

L’Oréal et Total ne détiendront plus que 13 % de Sanofi-Aventis en fin d’année

29 avr 2010

dans " Stratégies "

Avant-hier, lors de l’assemblée générale des actionnaires de L’Oréal, Lindsay Owen-Jones a assuré que le leader mondial des cosmétiques « n’a pas hâte de se désengager » de Sanofi-Aventis, dont il possède encore 8,97 % du capital. Une bonne nouvelle pour le directoire du leader de la pharma française – qui vient de présenter d’excellents résultats trimestriels avec + 4 % pour le CA et + 9,7 % pour le bénéfice net – au moment où Total affiche plus que jamais son intention de céder, « d’ici à 2012 », sa participation résiduelle de 7,39 % au capital de Sanofi. Ce qui représente, au cours du jour, un peu plus de 5 Md€.
Depuis qu’il a trouvé le portefeuille d’actions Sanofi-Synthélabo dans la dot d’Elf Aquitaine, Total a modifié sa stratégie. Fin 2003, Total (24,4 %) et L’Oréal (19,5 %) formaient encore un noyau dur solide, barrière infranchissable pour tout prédateur. Un an plus tard, après la fin du pacte d’actionnaires qui liait Total et L’Oréal au capital de Sanofi-Synthélabo et la fusion de ce dernier avec Aventis, la participation des deux sociétés était tombée respectivement à 12,65 % et 10,13 %. Durant trois ans, le groupe pétrolier français – première capitalisation boursière de la zone euro – n'a pas bougé, ou presque : il détenait encore 13,06 % de Sanofi-Aventis fin 2007. Puis est venu le changement de cap, largement impulsé par Christophe de Margerie, nommé directeur général de Total en février 2007. En deux ans, le nouveau patron opérationnel de Total a mis sur le marché près de 6 % du capital de Sanofi. En 2010, le groupe a prévu de vendre 3 % des titres et ne devrait plus contrôler qu'un peu plus de 4 % du capital du n°6 de la pharma mondiale à la fin de l’année.
En face des quelque 13 % que détiendra au tout début 2011 le couple L’Oréal-Total dans Sanofi, le flottant avoisinera les 85 % du capital. Autant dire que le colosse créé en 1973 par Jean-François Dehecq est plus que jamais « opéable ». Mais qui aura l’audace, et surtout les moyens (environ 80 Md€, avec la probable surprime d’une éventuelle OPA), de s’attaquer à ce symbole de l’industrie française ?

ExonHit Therapeutics prend le contrôle de l’américain RedPath

26 avr 2010

dans " Biotechs "
Il y a une semaine, ExonHit Therapeutics envisageait une opération de croissance externe « d’ici au 3e trimestre ». Les choses se sont précipitées puisque la biopharm française a annoncé aujourd’hui lundi qu’elle avait finalisé un accord en vue de l’acquisition de l’américain RedPath Integrated Pathology, un spécialiste du diagnostic moléculaire des cancers.
Basée à Pittsburgh (Pennsylvanie), RedPath possède une plate-forme technologique unique fondée sur l’ADN, PathFinder TG, pour établir un diagnostic analytique individualisé et une préconisation de traitement. La biotech a ainsi mis sur le marché un test de diagnostic moléculaire du cancer du pancréas. Un deuxième test de détection des tumeurs primaires des métastases est en cours de lancement et plusieurs candidats sont en phase de développement.
Selon les termes de l’accord, ExonHit Therapeutics (5 M€ de produits d’exploitation en 2009, un peu moins de 30 M€ de trésorerie disponible et une valorisation boursière de 125 M€) effectuera un paiement de 12,5 Md$ en cash et de 10 M$ en actions lors du closing. A partir de 2012, les actionnaires de RedPath pourront recevoir jusqu’à 9,5 M$ de milestones liés à la réalisation des objectifs.

Movianto crée une plate-forme de distribution de médicaments à Orléans

26 avr 2010

dans " Stratégies "
La filiale française de Movianto (groupe Celesio), spécialisée dans l’entreposage et la distribution de produits pharmaceutiques, étoffe ses capacités en France. La société, qui exploite déjà une importante plate-forme de 22 000 m2 à Gonesse (95), confirme qu’elle s’apprête à exploiter un second site de 20 000 m2 à St-Cyr-en-Val, près d’Orléans (45), pour le compte d’une big pharma dont l’identité n’a pas été dévoilée. Movianto a pris à bail des bâtiments auparavant exploités par Wincanton, le spécialiste britannique de la supply chain. Le site orléanais, en cours d’aménagement, devrait entrer pleinement en exploitation en juillet. Il sera doté d’une capacité d'environ 20 000 palettes et emploiera une cinquantaine de salariés. Des installations réfrigérées d’une capacité comprise entre 300 et 400 palettes devraient être aménagées au cours du second semestre. Pour sa part, la plate-forme de Gonesse (170 salariés) est dotée d’une capacité de 20 000 palettes, dont 650 en stockage réfrigéré.

Ethypharm transfère des activités de R&D en France

23 avr 2010

Les unités Ethypharm de Châteauneuf-en-Thymerais (28) et du Grand-Quevilly (76) sortent gagnantes d’un mouvement de réorganisation engagé par le laboratoire. La direction de ce spécialiste des formes galéniques à libération prolongée (800 salariés dans le monde, CA de 150 M€) nous confirme, en effet, la fermeture d’une plate-forme de développement de formes à libération modifiée par voie orale qui emploie 31 salariés à Laval, près de Montréal (Canada). La direction n’aurait pas encore arrêté le nombre d’emplois affectés à chacun des deux sites français. Par ailleurs, Ethypharm annonce la cession d’une de ses filiales, la société NP Pharm (20 salariés, 5 M€ de CA), spécialisée à Bazainville (78) dans la fabrication d’excipients et de micro-granules. Cette dernière a été vendue au groupe Colorcon, un des leaders du marché des excipients.

Calaire Chimie devrait supprimer 51 postes à Calais

21 avr 2010

dans " Stratégies "
Calaire Chimie, filiale française du belge Tessenderlo Group, annonce la réorganisation de ses activités de Calais (62) où elle exploite une usine de 251 salariés principalement dédiée à la chimie pharmaceutique (API et produits intermédiaires). Le projet, en négociation avec les représentants du personnel, prévoit la suppression de 51 postes. Dans un communiqué, la direction indique que cette restructuration est rendue indispensable par la détérioration de l’activité économique : sur les deux derniers exercices, le CA aurait ainsi enregistré une baisse de 52 %.

Noveal rachète Biophélia qui devient Noveal Pharma

20 avr 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le tribunal de commerce de Tours a autorisé ce mardi 20 avril la reprise des actifs du façonnier tourangeau Biophélia par l’angevin Noveal (70 collaborateurs, 7,5 M€ de CA), un sous-traitant spécialisé dans les compléments alimentaires installé à Valanjou, entre Angers et Cholet. Biophélia, pour sa part installé à Monts, près de Tours (37), était en redressement judiciaire depuis septembre 2009.
Christophe Lachaux, le pdg de Noveal, nous indique qu’il va reprendre 36 des 48 salariés du laboratoire tourangeau. Par ailleurs, entre 350 000 € et 400 000 € devraient être investis chaque année à Monts dans l’outil de production et ce, sur les trois prochaines années. « Nous étions à la recherche d’une unité de production classée établissement pharmaceutique » poursuit Christophe Lachaux qui se félicite de cette opportunité placée sous le signe de « la complémentarité entre les deux unités de production ». Biophélia sera rebaptisé Noveal Pharma.

Stallergenes veut s’ouvrir le marché américain

20 avr 2010

dans " Stratégies "
Le spécialiste des traitements des maladies respiratoires allergiques, le français Stallergenes, tente de s’ouvrir les portes du prometteur marché américain. Il vient, en effet, d’annoncer les premiers résultats d’une étude de phase III conduite aux Etats-Unis pour l’Oralair, un médicament par voie sublinguale qui combat les allergies aux pollens de graminées. Celui-ci est déjà commercialisé chez l’adulte et l’enfant en Allemagne et fait l’objet depuis novembre 2009 d’une procédure de reconnaissance mutuelle en Europe. L’étude semble avoir atteint les objectifs d’évaluation de l’efficacité par rapport au placebo et préfigure la demande d’AMM qui devrait être effectuée début 2011, indique Albert Saporta, le pdg de Stallergenes.
Notons que le marché américain de l’allergologie présente une particularité très marquée : ce sont les médecins allergologues qui préparent eux-mêmes les produits d’immunothérapie qu’ils prescrivent à leurs patients. Ces pratiques devraient évoluer prochainement sous la pression de la FDA. Pionnière en matière de traitements d’immunothérapie sublinguale, Stallergenes a réalisé un CA 2009 de plus de 193 M€, correspondant à 500 000 patients traités.

Bausch & Lomb restructure son site montpelliérain

15 avr 2010

Le spécialiste mondial des produits d’ophtalmologie Bausch & Lomb (ex-laboratoire Chauvin) vient d’annoncer le volet français de son plan de restructuration européen. Sur son site de Montpellier (34), qui emploie 372 salariés, le groupe américain prévoit la suppression de 36 postes et la création en parallèle de 16 autres. Plusieurs services seront impactés : la R&D sera regroupée sur le site de Berlin, les services clients étant réorganisés pour que Montpellier devienne centre d’excellence pour l’Europe du Sud. La direction devrait préciser ses intentions et l’échéancier le 23 avril. Selon les représentants du personnel, les sites Bausch & Lomb d’Aubenas (07) et de Toulouse (31), qui emploient respectivement 120 et 100 salariés, ne seraient pas concernés par cette restructuration.

Le génériqueur Salem va construire une nouvelle usine à Sétif

13 avr 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Khaled Salem, le pdg du génériqueur algérien éponyme nous indique qu’il devrait prochainement engager la construction d’une nouvelle usine à Sétif (Algérie) où il exploite déjà une première unité industrielle. L’investissement, estimé à environ 30 M€ devrait se traduire par la construction d’une plate-forme de production de 12 000 m2 sur un terrain de 2 ha. Rien n’est encore définitivement arrêté mais ces nouvelles capacités pourraient s’ajouter – et non pas se substituer totalement – à l’actuelle usine de Salem qui serait progressivement dédiée à la fabrication de compléments alimentaires. Les travaux débuteront d’ici à la fin 2010 pour une entrée en production programmée en 2012. Rappelons que Salem (environ 10 M€ de CA, 180 salariés) s’est engagé (cf. notre post du 15 janvier 2010) à reprendre l’usine Bristol-Myers Squibb (BMS) de Meymac (19), une unité spécialisée dans la fabrication de formes sèches. A priori, l’opération devrait être effective en septembre prochain. Le génériqueur algérien redémarrerait l’activité à Meymac avec une trentaine de cadres qui seront chargés de prospecter de nouveaux marchés, « notamment sur les segments des médicaments rares et orphelins » nous indique Khaled Salem. La remise en route de l’activité industrielle n’est pas envisagée avant la mi-2011. L’efficacité des dispositifs de reclassement mis en œuvre depuis l’annonce de la fermeture de l’usine de Meymac pourrait contraindre le repreneur à élargir le périmètre de ses recherches de collaborateurs.