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Avant-hier, lors de l’assemblée générale des actionnaires de L’Oréal, Lindsay Owen-Jones a assuré que le leader mondial des cosmétiques « n’a pas hâte de se désengager » de Sanofi-Aventis, dont il possède encore 8,97 % du capital. Une bonne nouvelle pour le directoire du leader de la pharma française – qui vient de présenter d’excellents résultats trimestriels avec + 4 % pour le CA et + 9,7 % pour le bénéfice net – au moment où Total affiche plus que jamais son intention de céder, « d’ici à 2012 », sa participation résiduelle de 7,39 % au capital de Sanofi. Ce qui représente, au cours du jour, un peu plus de 5 Md€.
Depuis qu’il a trouvé le portefeuille d’actions Sanofi-Synthélabo dans la dot d’Elf Aquitaine, Total a modifié sa stratégie. Fin 2003, Total (24,4 %) et L’Oréal (19,5 %) formaient encore un noyau dur solide, barrière infranchissable pour tout prédateur. Un an plus tard, après la fin du pacte d’actionnaires qui liait Total et L’Oréal au capital de Sanofi-Synthélabo et la fusion de ce dernier avec Aventis, la participation des deux sociétés était tombée respectivement à 12,65 % et 10,13 %.
Durant trois ans, le groupe pétrolier français – première capitalisation boursière de la zone euro – n'a pas bougé, ou presque : il détenait encore 13,06 % de Sanofi-Aventis fin 2007. Puis est venu le changement de cap, largement impulsé par Christophe de Margerie, nommé directeur général de Total en février 2007. En deux ans, le nouveau patron opérationnel de Total a mis sur le marché près de 6 % du capital de Sanofi. En 2010, le groupe a prévu de vendre 3 % des titres et ne devrait plus contrôler qu'un peu plus de 4 % du capital du n°6 de la pharma mondiale à la fin de l’année.
En face des quelque 13 % que détiendra au tout début 2011 le couple L’Oréal-Total dans Sanofi, le flottant avoisinera les 85 % du capital. Autant dire que le colosse créé en 1973 par Jean-François Dehecq est plus que jamais « opéable ». Mais qui aura l’audace, et surtout les moyens (environ 80 Md€, avec la probable surprime d’une éventuelle OPA), de s’attaquer à ce symbole de l’industrie française ?
Exclusif Actu Labo. Le tribunal de commerce de Tours a autorisé ce mardi 20 avril la reprise des actifs du façonnier tourangeau Biophélia par l’angevin Noveal (70 collaborateurs, 7,5 M€ de CA), un sous-traitant spécialisé dans les compléments alimentaires installé à Valanjou, entre Angers et Cholet. Biophélia, pour sa part installé à Monts, près de Tours (37), était en redressement judiciaire depuis septembre 2009.
Exclusif Actu Labo. Khaled Salem, le pdg du génériqueur algérien éponyme nous indique qu’il devrait prochainement engager la construction d’une nouvelle usine à Sétif (Algérie) où il exploite déjà une première unité industrielle. L’investissement, estimé à environ 30 M€ devrait se traduire par la construction d’une plate-forme de production de 12 000 m2 sur un terrain de 2 ha. Rien n’est encore définitivement arrêté mais ces nouvelles capacités pourraient s’ajouter – et non pas se substituer totalement – à l’actuelle usine de Salem qui serait progressivement dédiée à la fabrication de compléments alimentaires. Les travaux débuteront d’ici à la fin 2010 pour une entrée en production programmée en 2012.
Rappelons que Salem (environ 10 M€ de CA, 180 salariés) s’est engagé (cf. notre post du 15 janvier 2010) à reprendre l’usine Bristol-Myers Squibb (BMS) de Meymac (19), une unité spécialisée dans la fabrication de formes sèches. A priori, l’opération devrait être effective en septembre prochain. Le génériqueur algérien redémarrerait l’activité à Meymac avec une trentaine de cadres qui seront chargés de prospecter de nouveaux marchés, « notamment sur les segments des médicaments rares et orphelins » nous indique Khaled Salem. La remise en route de l’activité industrielle n’est pas envisagée avant la mi-2011. L’efficacité des dispositifs de reclassement mis en œuvre depuis l’annonce de la fermeture de l’usine de Meymac pourrait contraindre le repreneur à élargir le périmètre de ses recherches de collaborateurs.
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