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BMS finalise la cession de l’usine de Meymac

29 juin 2010

Selon nos informations, la cession par Bristol-Myers Squibb (BMS) de son unité de Meymac (19), un site qui a employé près de 200 salariés, serait en voie de finalisation. Une promesse de vente aurait été signée le 22 juin dernier entre la direction de BMS et le laboratoire algérien Salem qui reprendra principalement l’immobilier du site (cf. notre post du 15 janvier 2010). De source proche de ce dossier, l’acte de vente définitif ne sera signé qu’à la rentrée, probablement au mois de septembre.
Salem a rappelé les grandes lignes de son projet. Ainsi, avant la fin 2010, entre 15 et 20 collaborateurs, essentiellement des cadres, devraient être embauchés à Meymac afin de préparer l’enregistrement des médicaments génériques et des produits de niche qui y seront fabriqués. A terme, le repreneur entend employer entre 110 et 130 salariés, soit sensiblement le même niveau d’effectifs qu’au moment de la cession. Selon les syndicats, une cinquantaine de salariés auraient accepté leur transfert vers les sites Upsa du groupe BMS à Agen (47), ce dernier ne laissant actuellement à Meymac qu’une petite dizaine d’opérateurs.

Vivalis étend ses capacités de R&D

24 juin 2010

dans " Biotechs "
La biopharm nantaise Vivalis (7,5 M€ de CA en 2009, 93 salariés), un fournisseur de solutions cellulaires pour la production de vaccins et de protéines, étoffe ses capacités de R&D. La filiale du groupe Grimaud vient, en effet, de transférer ses équipes de recherche dans un nouveau bâtiment de 3 300 m2 implanté à Saint-Herblain (44). Il regroupe la R&D et les fonctions support (environ 60 collaborateurs) sur un même site, tout en complétant des équipements de bio-production (environ 1 500 m2) construits en 2005. L’immobilier et les installations représentent un investissement de 6,5 M€. Le projet a été financé par les collectivités à hauteur de 2,4 M€. Vivalis se déploie désormais sur deux sites pour une surface totale de 4 800 m2, la seconde unité nantaise étant exclusivement dédiée à la bio-production.

Sanofi annoncera le 30 juin la reprise de Porcheville… probablement par Covance

22 juin 2010

dans " Stratégies "
Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Selon nos informations, la direction de Sanofi-Aventis devrait annoncer la semaine prochaine – le mercredi 30 juin, soit un an jour pour jour après l’annonce de leur mise en vente – la reprise des sites de recherche pré-clinique de Porcheville, près de Paris, et d’Alnwick, dans le nord de l’Angleterre, par la CRO américaine Covance. Le nom du repreneur est jalousement gardé secret par le groupe, mais plusieurs indices et une source proche du directoire du laboratoire français semblent confirmer cette hypothèse que nous avions déjà formulée le 23 mars.
Covance, s’il est bien le repreneur pressenti, devrait conserver l’essentiel du personnel des deux unités, vraisemblablement en contrepartie d’un contrat de sous-traitance émanant de Sanofi. Porcheville et Alnwick emploient chacun quelque 160 salariés, sans compter les employés des fonctions support (une cinquantaine à Porcheville). Après les phases d’information et de consultation du personnel, la cession effective pourrait intervenir au début de l’automne. Covance, un prestataire de services aux laboratoires pharmaceutiques dont le siège est à Princeton (New Jersey), emploie 10 000 personnes dans le monde pour un CA d’environ 1,8 Md$.

Biovail convole avec Valeant Pharma

22 juin 2010

dans " Stratégies "
Une middle pharma est née. L’américain Valeant et le canadien Biovail viennent, en effet, d’annoncer la fusion de leurs activités dans une entité qui représentera un CA d’environ 1,65 Md$. Ces deux sociétés pesant à peu près le même poids sur la balance, elles devraient conserver un nombre équivalent de représentants au conseil d’administration (cinq chacune, plus un indépendant). Les actionnaires de Valeant détiendront 49,5 % du capital tandis que ceux de Biovail s’adjugent 50,5 % ; la société fusionnée, dont le siège social sera celui de Biovail, élira domicile à Mississauga, en banlieue de Toronto (Canada).
Le nouveau laboratoire devrait consolider ses positions sur les marchés de la dermatologie où il sera très présent avec l’Acanya et le Zovirax, respectivement indiqués dans le traitement de l’acné et de l’herpès, des maladies du SNC (Parkinson, migraine) et des génériques. La transaction sera financée par une ligne de crédit de 2,8 Md$ émise par Goldman Sachs, Morgan Stanley et Jefferies & Company.
Rappelons que Biovail et plusieurs de ses dirigeants ont été accusés en 2008 d’avoir travesti les comptes avant de les rendre plus présentables. Ces procédures ont été partiellement soldées par le paiement d’amendes à la SEC (Securities and Exchange Commission). L’une d’entre elles est toujours examinée par la justice.

Merck & Co. raye 800 emplois en France

17 juin 2010

dans " Stratégies "
Redoutés par les salariés, les effets de la fusion de l’américain Merck & Co. et de Schering-Plough produisent leurs effets en France. Ainsi, Guy Eiferman, le dirigeant pour l’Hexagone de l’entité née de la fusion, vient d’annoncer aux représentants du personnel la suppression de 800 emplois sur les 4 000 que comptaient les deux sociétés en France. De fait, la fermeture de la plate-forme de recherche pré-clinique de Riom (63), un ancien site Organon de 125 salariés, devrait être prochainement actée et une partie de l’activité transférée vers une unité Merck de toxicologie également installée à Riom. Par ailleurs, la direction confirme qu’elle entend céder une partie de l’activité de l’usine d’Eragny-sur-Epte (60), un ex-site Organon de 352 collaborateurs. Le groupe souhaiterait conserver l’activité de fabrication d’insuline (un tiers des collaborateurs) et céder l’activité pharma plus traditionnelle.
Rien n’est encore arrêté mais les visiteurs médicaux (environ 1 400 salariés) des deux laboratoires devraient être durement touchés par cette saignée qui, pour l’heure, ne paraît pas affecter les usines d’Hérouville-St-Clair (14), de Mirabel (63) et du Puy-en-Velay (43).

GSK rachète l’argentin Laboratorios Phoenix

14 juin 2010

dans " Génériques "
Le britannique GSK vient d’acquérir pour 253 M$ l’argentin Laboratorios Phoenix, qui a généré 103 M$ de recettes l’an passé, le plaçant au 8e rang des laboratoires du pays. Une fois associé aux actifs argentins de GSK, Phoenix pourrait prétendre à la 3e place. Cette transaction permet à GSK de mettre la main sur un large portefeuille de génériques (cardiovasculaire, gastroentérologie, urologie, etc.) ainsi qu’une unité de production près de Buenos-Aires. Le britannique compte s’implanter durablement en Amérique latine, dont le marché est estimé à 3 Md$.

Ethicon s’apprête à supprimer 365 postes à Auneau

11 juin 2010

La restructuration engagée en 2007, qui s’était traduite par la suppression de 53 postes, n’y aura rien fait. La direction d’Ethicon France (groupe Johnson&Johnson) vient, en effet, d’annoncer qu’elle allait fermer son usine d’Auneau (28), à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Paris, d’ici à la fin 2011. Cette plate-forme de production, qui emploie 365 salariés à la fabrication de sutures chirurgicales (45 millions d’unités par an, exportés à 80 %), est confrontée depuis des années à la pression des pays low cost. Selon les syndicats, une partie importante de la charge sera d’ailleurs transférée en faveur de ces derniers.
Jacques Lambert, président d’Ethicon France, a annoncé jeudi dernier en CCE que le groupe proposera aux salariés touchés des reclassements en interne. Mais le nombre de postes offerts n’a pas été précisé. En 2007, la restructuration avait accompagné un programme d’automatisation du process de fabrication et de conditionnement qui était majoritairement effectué manuellement.

L’allemand Stada va supprimer 800 postes… et céder des usines

08 juin 2010

dans " Stratégies "
Le génériqueur allemand Stada Arzneimittel (environ 1,5 Md€ de CA) vient d’annoncer qu’il allait supprimer environ 800 postes à temps plein, représentant près de 10 % des effectifs du laboratoire dont le siège social se trouve à Bad Vilbel, près de Francfort.
Ce programme, qui impactera principalement l’Allemagne, devrait également conduire Stada à céder ou à fermer des unités de production. Le génériqueur exploite aujourd’hui une quinzaine d’usines en Allemagne, aux Pays-Bas, en Irlande, dans l’ex-Yougoslavie, ainsi qu’en Russie, en Chine et au Vietnam. En 2009, le groupe a investi plus de 24 M€ dans le développement de ses capacités industrielles. Cet ajustement est l’un des éléments d’un plan visant à doubler la rentabilité d’ici à cinq ans, a indiqué un porte-parole de la direction.

Le fonds d’investissement Rouver Investment reprendrait le site BMS d’Epernon

04 juin 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Selon nos informations, l’acquéreur de l’usine Bristol-Myers Squibb (BMS) d’Epernon (28) serait le très discret fonds d’investissement luxembourgeois Rouver Investment. Ses propriétaires auraient déjà développé avec succès des activités de production et de commercialisation de génériques sur des marchés non-européens.
Rouver Investment aurait confirmé la création à Epernon d’une centaine d’emplois d’ici deux à trois ans dans le cadre de ce programme de reprise de l’immobilier et des capacités industrielles du site. Toutefois, les premières embauches n’interviendraient qu’après une première phase d’exploration du marché français et d’obtention d’AMM dans le domaine du générique.

L’usine Novo Nordisk de Chartres pourrait accueillir la fabrication d’un futur blockbuster

03 juin 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Les usines de Chartres (28) et de Clayton (Caroline du Nord) de Novo Nordisk (30 000 salariés, 7 Md€ de CA en 2009) pourraient prochainement accueillir l’assemblage final et le conditionnement du Victoza, un analogue du GLP-1 humain indiqué dans le traitement du diabète de type II qui vient d’être lancé par la pharma danoise. Aujourd’hui, ce traitement est formulé et purifié sur le site danois de Kalundborg (2 600 salariés), la plus importante unité de fabrication d’insuline au monde (50 % de l’insuline « consommée » sur la planète), avant d’être conditionné sur des sites danois secondaires. Toutefois, au fur et à mesure des différents lancements du Victoza, le groupe devrait débuter le transfert de cette activité sur ses principaux sites mondiaux de fabrication des produits finis (stylos injectables) et de conditionnement – une procédure classique pour Novo Nordisk… – par la France et les Etats-Unis. Rappelons que l’usine de Chartes, qui emploie 600 salariés, va se doter d’ici à 2011 d’une nouvelle ligne de remplissage à grande vitesse ; elle devrait accroître la capacité du site de 25 %. Le site américain de Clayton emploie quant à lui 419 salariés.