Sanofi serait en discussions avec Genzyme
24 juil 2010
dans " Stratégies
"
Nouvelle rumeur de marché ou scoop ? Le Wall Street Journal, peu enclin aux canulars, tiendrait de bonne source que Sanofi-Aventis a approché la biotech américaine Genzyme. Les négociations sur le prix ne seraient pas encore engagées, mais l’intérêt de la big pharma française pour la société de Cambridge (Massachusetts) est plausible. Selon une dépêche de Bloomberg parue au début de ce mois, Chris Viehbacher aurait informé son conseil d’administration que Sanofi-Aventis étudiait un projet d’acquisition aux Etats-Unis.
Genzyme, dont la situation s’est tendue l’an passé avec les problèmes de contamination rencontrées dans son unité de bioproduction d'Allston, à Boston, a réalisé en 2009 un CA légèrement supérieur à 4,5 Md$, assorti d’un résultat net de 422 Md$. Mais les ventes du second trimestre 2010 (1,08 Md$) sont en chute de plus de 12 % par rapport à celles de l’an passé, notamment en raison des difficultés d’approvisionnement des deux traitements (Cerezyme et Fabrazyme) produits à Allston, à deux pas de la célèbre Harvard Business School.
Les rumeurs d’intérêt de Sanofi ont provoqué, hier, une flambée de l’action Genzyme cotée au Nasdaq ; celle-ci clôturait à 62,52 $, soit 15,5 % de plus que la veille. La capitalisation boursière de la société s’envolait à près de 16,7 Md$, ce qui donne une idée de la somme que devra débourser Sanofi en cas d’OPA, sachant que ces dernières s’accompagnent le plus souvent d’une prime d’au moins 15 à 20 % par rapport à la dernière cotation. On serait alors aux alentours des 20 Md$ (plus de 15 Md€) que Sanofi se dit prêt à consacrer à une opération majeure de croissance externe. L’agence Bloomberg rappelait hier vendredi que le n°1 français a déjà dépensé 17 Md$ dans 25 acquisitions depuis que Chris Viehbacher a pris sa direction, en 2008.
Genzyme, dont la situation s’est tendue l’an passé avec les problèmes de contamination rencontrées dans son unité de bioproduction d'Allston, à Boston, a réalisé en 2009 un CA légèrement supérieur à 4,5 Md$, assorti d’un résultat net de 422 Md$. Mais les ventes du second trimestre 2010 (1,08 Md$) sont en chute de plus de 12 % par rapport à celles de l’an passé, notamment en raison des difficultés d’approvisionnement des deux traitements (Cerezyme et Fabrazyme) produits à Allston, à deux pas de la célèbre Harvard Business School.
Les rumeurs d’intérêt de Sanofi ont provoqué, hier, une flambée de l’action Genzyme cotée au Nasdaq ; celle-ci clôturait à 62,52 $, soit 15,5 % de plus que la veille. La capitalisation boursière de la société s’envolait à près de 16,7 Md$, ce qui donne une idée de la somme que devra débourser Sanofi en cas d’OPA, sachant que ces dernières s’accompagnent le plus souvent d’une prime d’au moins 15 à 20 % par rapport à la dernière cotation. On serait alors aux alentours des 20 Md$ (plus de 15 Md€) que Sanofi se dit prêt à consacrer à une opération majeure de croissance externe. L’agence Bloomberg rappelait hier vendredi que le n°1 français a déjà dépensé 17 Md$ dans 25 acquisitions depuis que Chris Viehbacher a pris sa direction, en 2008.

















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