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Des actionnaires de Genzyme pressent le board de discuter avec Sanofi

31 août 2010

dans " Stratégies "
Si les membres du conseil d’administration de Genzyme rejettent « sans exception » la proposition décrite comme « irréaliste » de Sanofi-Aventis, certains actionnaires souhaiteraient, en revanche, que des négociations s’engagent. Matrix Asset Advisors, un gestionnaire de fonds new-yorkais qui détient 319 900 actions Genzyme – pour une valeur de 22,5 M$ au cours actuel, mais à peine plus de 0,1 % des titres en circulation –, a écrit en ce sens au conseil d’administration de la biopharm de Cambridge (Mass.) : « Il est clair que l’offre de 69 $ est un simple point de départ pour les négociations et qu’elle pourrait évoluer à la hausse ». Au mois d’avril, Matrix – qui a récemment augmenté sa participation dans Genzyme – enjoignait Henri A. Termeer de céder le contrôle de la compagnie à une big pharma.
David A. Katz, le président du gestionnaire de fonds new-yorkais, est persuadé que dans l'hypothèse où une contre-offre viendrait renchérir la proposition de Sanofi, l’action Genzyme pourrait se rapprocher sensiblement des 80 $. Des analystes financiers estiment, pour leur part, qu’une OPA hostile de Sanofi-Aventis sur Genzyme obligerait le groupe français à relever son offre à 75 $ par action. D'autres considèrent que les raiders Carl Icahn ou Ralph Whitworth – ce dernier a été "invité" au conseil d'administration de la biopharm pour contrarier les ambitions du premier – seraient prêts à vendre les quelque 4 % du capital qu'ils détiennent chacun à 78 ou 79 $ l'action.
Ce même mardi, changement de ton chez Genzyme. Pour la première fois, Henri A. Termeer a indiqué au Boston Globe que son entreprise était ouverte à un rachat, mais pas au prix proposé par Sanofi-Aventis.

Genzyme fait la sourde oreille… Sanofi monte le son

29 août 2010

dans " Stratégies "
Ce dimanche 29 août, Sanofi-Aventis a – enfin – officialisé son intérêt pour Genzyme en confirmant qu’une proposition d’offre à 69 $ par action avait été envoyée le 29 juillet dernier à Henri A. Termeer, le patron de la biopharm de Cambridge (Mass.). Cette première offre, qui succédait à plusieurs tentatives infructueuses « d’engager des discussions », a été réitérée par Chris Viehbacher dans un nouveau courrier adressé à Henri Termeer, ce 29 août.
Cette lettre, publiée intégralement par Sanofi à la fin d'un communiqué de presse du même jour, détaille l'offre en numéraire de près de 18,5 Md$ portant sur l’intégralité des actions émises par Genzyme et en fait valoir les avantages pour les actionnaires des deux sociétés ; elle souligne notamment que l'offre de 69 $ représente une prime de 38 % par rapport au cours de l’action Genzyme le 1er juillet, c’est-à-dire avant qu’il ne s’emballe en raison des rumeurs d’acquisition distillées au début de l'été par la presse américaine. Au Nasdaq, la valeur a clôturé la séance de vendredi 27 août à 67,62 $.
Devant le mutisme observé par les dirigeants de Genzyme, qui ont seulement consenti à laisser leurs conseillers financiers rencontrer « brièvement » ceux de Sanofi-Aventis mardi dernier, Chris Viehbacher montre les dents. Prenant acte qu’Henri A. Termeer n’est « pas disposé à engager des discussions constructives », il a donc décidé de présenter directement sa proposition aux actionnaires de Genzyme en la rendant publique. Ce qui ouvre, probablement, la voie à une OPA hostile de Sanofi-Aventis sur l’américain.

Sanofi changerait de cible… et le feuilleton continue

26 août 2010

dans " Stratégies "
Et les rumeurs d’acquisition continuent pour Sanofi-Aventis. Sans autre résultat, pour le moment, que de faire chuter le cours boursier du laboratoire français (44,22 € ce jeudi 26 août à midi, soit – 23 % au-dessous du plus haut de l’année 2010). Bloomberg et la presse américaine rapportent que le conseil d’administration de Sanofi refuse de débourser plus de 70 $ par action Genzyme. Soit 10 $ de moins que le seuil fixé par la biopharm de Cambridge. Cet écart, aujourd’hui incompressible, conduirait le directoire de Sanofi à étudier d’autres cibles.
Les spéculations vont bon train. On reparle dAllergan (4,45 Md$, dont plus de 80 % pour l’activité pharmaceutique, le reste provenant de la chirurgie esthétique), qui est régulièrement cité parmi les sociétés « opéables ». L’inventeur du Botox, la molécule-phare dont les ventes pourraient être boostées par de nouvelles indications aux Etats-Unis, offre des perspectives de croissance importantes. Mais, à 63 $ par titre, sa capitalisation boursière frôle déjà les 20 Md$ et les analystes fixent son horizon à 90 $ par titre. Le conseil d’administration de Sanofi-Aventis donnera-t-il son feu vert pour déclencher une opération qui coûtera forcément plus cher que le rachat de Genzyme ? Autres cibles évoquées par la presse américaine : Biogen-Idec, une autre biopharm de Cambridge, d’ailleurs de la même taille (4,4 Md$ de CA) que Genzyme et Allergan, la biopharm du New Jersey Celgene (2,7 Md$ de revenus en 2009) et le spécialiste de l’ophtalmologie Bausch & Lomb.

Sanofi-Aventis va créer un Institut de formation à la lutte contre la contrefaçon

25 août 2010

dans " Stratégies "
Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Lors de la visite, ce mercredi 25 août, de l’usine tourangelle de Sanofi-Aventis par Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie, le pdg de Sanofi-Aventis France Christian Lajoux nous a confié que le groupe s’apprêtait à annoncer, aux côtés de différents partenaires, la création d’un Institut national de formation à la lutte contre la contrefaçon de médicaments. La plate-forme devrait s’installer à Massy (91).
Au cours de son allocution, Christian Estrosi n’a pas manqué de saluer l’activité du LCAC (Laboratoire Central Anti-Contrefaçon) implanté depuis 2008 dans l’enceinte de l’usine de Tours Nord (près de 15 000 contrôles de produits suspects en deux ans). Il a aussi annoncé une mobilisation des pouvoirs publics contre la contrefaçon de médicaments : « Nous saisirons désormais systématiquement le Procureur de la République afin que des poursuites soient engagées à l’encontre des sites marchands convaincus de distribuer des produits de santé », a-t-il notamment indiqué. D’ores et déjà, deux sites (PriceMinister et 2xmoinscher) se sont associés à une charte de bonne conduite élaborée par les pouvoirs publics. « eBay est resté pour l’heure à l’écart, je l’invite à réviser sa position », a ajouté le ministre.

Roche sur le point d’acquérir Aileron Therapeutics

24 août 2010

dans " Stratégies "
Roche a décidé de pousser les feux sur le front des acquisitions. Après avoir annoncé, hier, le rachat pour 100 M$ de la biopharm californienne BioImagene, une société de diagnostic par imagerie tissulaire, la big pharma suisse devrait, dans la matinée, officialiser une importante opération de croissance externe. Selon le New York Times, la firme bâloise serait, en effet, sur le point de reprendre Aileron Therapeutics, une des nombreuses biotechs de Cambridge (Massachusetts), spécialisée dans le développement de peptides de nouvelle génération (stapled peptides) potentiellement indiqués dans le traitement des cancers et des maladies infectieuses. Aileron envisagerait de lancer des premières études cliniques dès l’an prochain. Le montant de la transaction est au diapason de l’enjeu : Roche devra débourser plus de 1,1 Md$ pour s’emparer de cette prometteuse pépite.

J&J réorganise sa production après des problèmes chez McNeil

19 août 2010

Poussé à réagir après les problèmes en chaîne de plusieurs de ses unités de production, Johnson & Johnson a décidé de se réorganiser. Le CEO Bill Weldon a informé les salariés de la mise en place d’une nouvelle politique de « manufacturing, quality and compliance », placée sous la direction d’un des vice-présidents du groupe, Ajit Shetty.
Ces derniers mois, McNeil Consumer Healthcare, la division santé familiale de J&J, a dû suspendre la distribution aux Etats-Unis d’une quarantaine de produits, dont les sirops antalgiques Tylenol (paracétamol) et Motrin (ibuprofène). Au mois de janvier, 500 lots de produits OTC étaient rappelés en raison d’une contamination des emballages.
Le mois dernier, des inspecteurs de la FDA adressaient une notice d’observation – « Form 483 » – contenant pas moins de 12 notifications d’entorses aux bonnes pratiques de fabrication (cGMP) constatées chez McNeil à Lancaster (Pennsylvanie). Cet avertissement intervenait après la fermeture, au mois de mai, de l’usine de Fort Washington, toujours en Pennsylvanie, où 20 entorses aux BPF/cGMP avaient été notifiées à la direction.