accueil Télécharger nos éditions archives acheter en ligne contact

La reprise du site BMS de Meymac par Salem actée

30 sep 2010

C’est fait ! L’usine Bristol-Myers Squibb (BMS) de Meymac (19) a été vendue au laboratoire algérien Salem, mettant ainsi un terme aux  supputations sur le caractère effectif de l’opération. En juin dernier (cf. notre post du 29 juin), une promesse de vente avait été signée entre les deux parties portant sur l’immobilier d’un site qui a compté jusqu’à 200 salariés.
Les conditions de la reprise de l’activité ne semblent pas avoir été modifiées ; avant la fin de l’année, entre 15 et 20 collaborateurs, essentiellement des cadres, devraient être embauchés à Meymac afin de préparer l’enregistrement des médicaments génériques et des produits de niche qui y seront fabriqués. A terme, le repreneur entend employer entre 110 et 130 salariés, soit sensiblement le même niveau d’effectif qu’au moment de l’annonce de la cession.

Le Laboratoire de la Mer cédé à Omega Pharma

29 sep 2010

dans " Stratégies "

Entré il y a tout juste deux ans (cf. notre post du 8 octobre 2008) dans le giron du holding CH Pharma – qui détient le façonnier pharmaceutique tourangeau Chemineau (50 M€ de CA, environ 260 salariés) – le Laboratoire de la Mer (25,6 M€ de CA, 70 salariés) implanté à Saint-Malo (35), vient d’être cédé au groupe belge Omega Pharma, un des poids lourds de l’OTC en Europe (3 000 salariés, plus de 1 Md€ de CA).
Le Laboratoire de la Mer, qui affichera un Ebitda de 8 M€ en 2011, a fondé son développement sur une offre de produits de soins marins dédiés au traitement des pathologies de la sphère ORL. « Après avoir ébauché de très intéressantes synergies industrielles, nous avons décidé aujourd’hui de laisser le Laboratoire de la Mer poursuivre sa croissance à l’export en l’adossant à un groupe de stature internationale », explique Xavier Monjanel, le président du directoire de CH Pharma. Les ressources générées par cette cession devraient permettre à ce dernier, contrôlé majoritairement par le fonds TCR Capital, de financer de futurs développements internes au profit des laboratoires Chemineau.
En France, Omega Pharma (155 M€ de CA, 450 salariés) compte déjà trois implantations industrielles : à Largentière (07) où le groupe produit la célèbre Jouvence de l’Abbé Soury, à Plelo (22) où se situe l’usine Delta Pharm spécialisée dans les produits d’aromathérapie, et au Breuil-sur-Couze (63). Cette dernière exploite une source et une chaîne d’embouteillage d’eau minérale de la marque Hydroxydase, exclusivement vendue en pharmacie et parapharmacie. Omega Pharma France commercialise déjà des soins marins sous la marque Sinomarin, fabriqués par Delta Pharm. Rappelons que le groupe belge a cédé récemment une unité marseillaise de fabrication d’aérosols (45 salariés) à Fareva (cf. notre post du 25 août 2009).

Endo Pharmaceuticals s’offre Qualitest

28 sep 2010

dans " Génériques "

La course à la taille critique fait rage sur le marché du générique. Ainsi, l’américain Endo Pharmaceuticals, l’un des poids lourds de la discipline aux Etats-Unis avec un CA d’environ 1,6 Md$, vient d’annoncer le rachat de Qualitest Pharmaceuticals (400 M$ de CA). Celui-ci occupe le 6e rang du classement des génériqueurs. Surtout, Endo Pharmaceuticals s’empare pour 1,2 Md$ d’une entreprise disposant de capacités industrielles GMP significatives, notamment spécialisées dans les formes à libération contrôlée et les liquides. L’ensemble devrait représenter un CA de plus de 2 Md$ et près de 3 000 collaborateurs.
Selon les analystes, cette opération donne également naissance à un acteur majeur sur le marché des antidouleurs qui s’élève aux Etats-Unis à près de 15 Md$ (90 % de ce segment est composé de produits génériques). Déjà, en août dernier, Endo Pharmaceuticals s’était renforcé dans ce secteur en reprenant la société de drug delivery Penwest Pharmaceuticals avec laquelle il développe depuis 1997 l’Opana, un traitement de la douleur modérée à sévère.

CIT et Porsolt traversent l’Atlantique

27 sep 2010

dans " CRO "
Les CRO françaises s’intéressent de très près aux perspectives offertes par le marché américain. Ainsi, deux spécialistes des études précliniques ont décidé de traverser l'Atlantique. C'est ainsi que le CIT (appelé aussi CITox pour Centre International de Toxicologie), d’Evreux (27), qui fait figure de leader français du secteur avec ses 40 M€ de CA, vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale aux Etats-Unis, installée – comme il se doit ! – en plein cœur de la “Biotech Valley” de Boston (Massachusetts). Cette filiale, appelée à « devenir le fer de lance des plans de développement des activités américaines de CIT », sera dirigée par Bernard Galat, nommé VP du Business Development pour l’Amérique du Nord. Aujourd’hui, les Etats-Unis représentent 15 % de la facturation de CIT qui envisage de porter cette part à 30 % d’ici trois à cinq ans.
Le même jour, Porsolt, autre CRO française spécialisée dans les essais de toxicologie (environ 70 salariés, 8 M€ de CA) qui se partage entre Boulogne-Billancourt (92) et les environs de Laval (53), prévient de l’ouverture en octobre prochain d’une plate-forme de recherche préclinique à San Antonio (Texas). Cette dernière, qui « pérennise le partenariat existant depuis quinze ans avec l’Université du Texas », se focalisera dans un premier temps sur l’évaluation chez le singe des problèmes liés à l’abus de nouvelles entités chimiques (NEC), mais elle devrait s’étendre rapidement pour couvrir d’autres secteurs médicaux. Porsolt réalise déjà 30 % de son CA aux Etats-Unis.

BMS réduit encore la voilure

24 sep 2010

dans " Stratégies "
L’américain Bristol-Myers Squibb (BMS) n’en finit pas de tailler dans ses effectifs ! Le laboratoire vient ainsi d’annoncer la suppression de 3 % de sa masse salariale au cours des six prochains mois, ce qui représente 840 postes sur les 28 000 qu’il compte dans le monde. Reste à la direction de déterminer où s’effectueront ces coupes claires. Selon un porte-parole, la restructuration « qui vise bien sûr à réduire les coûts, mais aussi à gagner en agilité, ne touchera aucune fonction ou pays en particulier ».
Rappelons que l’an passé, le laboratoire a déjà sacrifié 20 % de son personnel – soit 7 000 postes – dans le cadre d’un plan visant à économiser plus de 2,5 Md$ d’ici à 2012. BMS souhaite, comme la plupart de ses concurrents, se recentrer sur les biotechnologies et procéder à des acquisitions ciblées afin de remédier à la montée en puissance des génériques. Rappelons que près du quart du CA de BMS est généré par le Plavix, un anticoagulant développé avec Sanofi-Aventis. L’expiration des brevets protégeant ce blockbuster – le deuxième médicament le plus vendu au monde – est déjà survenue sur certains marchés européens. Aux Etats-Unis, la tombée dans le domaine public est programmée pour 2011.

Famar aura regroupé ses activités orléanaises fin 2012

23 sep 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Régis Martin, le directeur des opérations du façonnier grec Famar (380 M€ de CA, 3 100 salariés dont 1 600 en France), nous confirme que le regroupement des activités orléanaises du sous-traitant, réparties aujourd’hui sur deux sites, « sera opérationnel à la fin 2012, début 2013 ».  Le projet, que nous avions dévoilé en exclusivité (cf. notre post du 6 novembre 2008) vise à transférer les productions de l’ex-usine Novartis du Champ-de-Mars (350 salariés, formes sèches, liquides et sachets) sur le site de l’ex-unité McNeil Manufacturing de la Source. Celle-ci avait été reprise au groupe J&J en fin d’année 2008. Spécialisée dans les produits OTC (liquides et pâteux), elle employait 450 salariés en CDI lors de la reprise. « Les études techniques sont en cours de finalisation, poursuit Régis Martin, et nous avons déjà implanté un atelier pilote à La Source afin de tester certains transferts de produits ». Globalement, ce programme industriel et immobilier majeur devrait nécessiter un investissement d’environ 30 M€.
Cette confirmation intervient au moment où le façonnier, contrôlé par la famille Marinopoulos, inaugure une importante augmentation capacitaire de son usine de St-Rémy-sur-Avre (28), un ex-site Abbott racheté en 2007. Le groupe, qui souhaite spécialiser cette usine de 205 salariés dans les stériles, vient d’investir 6 M€ dans l’installation de deux nouveaux lyophilisateurs Telstar. Avec 6 lyophilisateurs et une surface dédiée de 200 m2, le site eurélien, qui pourra produire 18 millions de flacons par an, figure désormais parmi les trois ou quatre plus grandes unités européennes de fabrication de produits lyophilisés.

Abbott Laboratories va rayer 3 000 emplois de la carte

21 sep 2010

dans " Stratégies "
Le rachat des activités pharmaceutiques de Solvay par l’américain Abbott Laboratories se paie socialement au prix fort. Ce dernier vient en effet d’annoncer qu’il allait prochainement supprimer près de 3 000 postes dans le monde. L'Europe serait particulièrement touchée avec un millier d'emplois affectés par ce programme. En France, près de 180 postes, essentiellement dans les fonctions support, pourraient passer à la trappe.
Abbott a acquis en septembre 2009 la division pharma de Solvay (3 Md$ de ventes annuelles) dans le cadre d’une transaction de 7,1 Md$.

Lilly va supprimer 250 postes en France

21 sep 2010

dans " Stratégies "
La big pharma américaine Lilly, qui a annoncé en septembre 2009 qu’elle allait réduire de 5 450 postes ses effectifs dans le monde (plus de 38 000 salariés), n’épargnera pas sa filiale française. La direction de cette dernière vient ainsi d’annoncer son intention de supprimer, d’ici à la fin du premier trimestre 2011, 250 postes sur les 2 421 que compte Lilly France. La faute en revient à « la perte de plusieurs brevets majeurs » notamment celui protégeant le Zyprexa, un traitement de la schizophrénie, ainsi qu’aux « évolutions de l’environnement de l’entreprise ». A priori, ce programme de downsizing, privilégiera le volontariat et les mesures d’âge – 159 collaborateurs seraient éligibles à un programme de retraite anticipée – « et ne donnera pas lieu à des licenciements secs » nous indique un porte-parole de Lilly France. Ce plan touchera aussi bien les fonctions support de l’entreprise que l’unité de production de Fegersheim (67), une usine de 1 660 salariés devenue le plus important site européen de production d’injectables stériles.

J&J va s’emparer du néerlandais Crucell

17 sep 2010

dans " Stratégies "
Les perspectives alléchantes offertes par les vaccins séduisent les big pharmas. L’américain Johnson & Johnson (J&J), qui avait déjà pris en septembre dernier un strapontin – 18 % pour 300 M€ – au tour de table du fabricant néerlandais de vaccins Crucell, vient d’annoncer qu’il allait lancer une OPA sur le restant du capital dans le cadre d’une transaction en cash estimée à 2,3 Md€. L’offre représente une plus-value de 58 % par rapport au cours de clôture, « ce qui récompense la belle performance de la société en matière de création de valeur » a commenté un analyste néerlandais de Theodoor Gilissen Bankiers NV. La direction de J&J a indiqué au passage qu’elle préservera l’équipe de management en place ainsi que les capacités de production dans leur configuration actuelle.
Sur la seule année 2009, Crucell (environ 1 300 salariés dans le monde, 435 M€ de CA) a distribué 115 millions de doses de vaccins dans le monde dans plus d’une centaine de pays, dont une écrasante majorité (97 %) dans les pays en voie de développement.

Genzyme met en vente quelques appartements

13 sep 2010

dans " Biotechs "
Après avoir annoncé la suppression d’un bon millier d’emplois (cf. notre post de samedi), le board de Genzyme vient d’annoncer qu’il allait céder sa division de tests génétiques (obstétrique et oncologie) à son compatriote LabCorp dans le cadre d’une transaction en cash estimée à 925 M$. Cette division emploie près de 1 900 salariés et réalise un CA de 371 M$, soit un peu plus de 8 % de celui de Genzyme en 2009 (4,5 Md$). L’opération, prévue depuis plusieurs mois, n’aurait, selon un porte-parole de Sanofi-Aventis, aucun impact sur l’offre de 69 $ par action formulée par le laboratoire français.
La biopharm de Cambridge devrait profiter de cet apport de cash pour financer un programme de rachat d’actions de 2 Md$ qui doit s’échelonner jusqu’au printemps prochain. Genzyme pourrait aussi annoncer, dans les semaines à venir, la cession d’autres business units, notamment Genzyme Pharmaceuticals, qui fournit des prestations de services et de production sous contrat d'intermédiaires de synthèse et d'API (avec une unité à côté de Bâle), ainsi que la division des diagnostics moléculaires (167 M$ de CA) qui intéresserait Sanofi-Aventis, absent de ce secteur.