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Stallergenes passerait dans le giron de la famille Bertarelli

29 oct 2010

dans " Stratégies "

Le français Stallergenes, spécialisé dans le traitement par désensibilisation des maladies respiratoires allergiques, devrait très prochainement changer de mains. Le groupe Wendel qui détient 46 % du capital – le solde étant constitué par le flottant d’une société cotée sur le marché parisien depuis 1998 – vient d’entrer en négociations exclusives avec Ares Life Sciences, un fonds qui gère les actifs de la famille Bertarelli dans le domaine de la santé. Celui-ci est notamment engagé au capital de Santhera Pharmaceuticals, un laboratoire de spécialités positionné sur le segment des pathologies neuromusculaires sévères. Rappelons que les Bertarelli furent les propriétaires de Serono avant de céder leur participation au groupe allemand Merck. L’opération, qui sera soumise en milieu de semaine prochaine à l’avis consultatif du comité d’entreprise, se ferait au prix de 59 € par action, ce qui permettrait à Wendel de réaliser une plus-value de 300 M€… soit 35 fois son investissement.
Le CA de Stallergenes, qui a remporté d’importants succès à l’international - avec notamment le lancement de l’Oralair, un comprimé d’immunothérapie aux pollens de graminées –, est passé de 20 M€ en 1993 à 193 M€ en 2009.

Teva s’empare de Théramex

29 oct 2010

dans " Stratégies "

Teva renforce ses positions dans le domaine de la santé féminine. Le leader mondial des génériques vient en effet de reprendre pour 265 M€ à Merck Sereno sa filiale Théramex. Cette dernière, principalement implantée à Monaco et en Italie, emploie environ 300 salariés et a réalisé l’an passé un CA de 100 M€. Le laboratoire jouit d’une forte réputation en Europe, et notamment en France et en Italie, fondée sur une offre de traitements de la ménopause, de l’ostéoporose et de contraceptifs. Le pipe de Théramex - très actif en R&D - comprend notamment un nouveau contraceptif oral à base d’oestrogènes naturels (NOMAC/E2) qui a achevé avec succès des études de phase III et a été approuvé en Europe.
L’ex-filiale de Merck Serono vient ainsi compléter la franchise de produits de santé féminine exploitée par Teva sur le marché américain et constituera son principal vecteur de développement en Europe sur le segment de la gynécologie.

Cambridge, Mass., attire toujours autant les pharmas

28 oct 2010

dans " Stratégies "

La Pharma Valley du Massachusetts continue d’attirer les investissements. Novartis vient de dévoiler le projet d’extension du dispositif de recherche dont il dispose déjà à Cambridge, la ville de l’agglomération de Boston qui concentre le plus de pharmas et de biotechs.
Le groupe suisse prévoit d’embaucher 200 à 300 personnes dans les cinq prochaines années. Il doit démarrer les travaux, dès l’an prochain, d’une extension de 35 000 m2 de ses capacités immobilières au 181 Massachusetts Avenue, à proximité du campus du MIT. L’investissement, de 600 M$, permettra aussi de regrouper différents services de Novartis, aujourd’hui éclatés sur une dizaine de sites. Après cette opération, Novartis comptera 2 300 salariés à Boston et dans les environs.
Mark Fishman, le président de Novartis Institutes for BioMedical Research, précise que l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et du métabolisme, l’ophtalmologie et les maladies infectieuses seront les domaines thérapeutiques privilégiés par le nouveau centre de recherche.
Moins spectaculaire, mais tout aussi révélatrice de l’attractivité de la ville, est l’arrivée de la biotech française IntegraGen, qui va ouvrir un bureau à Cambridge la semaine prochaine pour ses recherches cliniques sur la détection des risques d’autisme chez l’enfant. Le Dr. Bernard Courtieu, directeur général de la biotech du Genopole d’Evry (91), a justifié sa décision par “la proximité d'institutions académiques de renommée mondiale et le niveau élevé de formation et de qualification du personnel de la région”.

Les sites portoricains de GSK et BMS à l’amende

27 oct 2010

Curieuse affaire ! La big pharma britannique GSK vient d’accepter de verser à la justice américaine une coquette amende de 750 M$ pour stopper les poursuites engagées contre sa filiale portoricaine. Celle-ci est, en effet, accusée d’avoir fabriqué sur son site industriel de Cidra, entre 2001 et 2005, des produits… frelatés qui ont ensuite été commercialisés. L’usine de Cidra a cessé toute activité en 2009. La direction du groupe a reconnu et regretté ces pratiques « qui ne correspondent évidemment pas aux bonnes pratiques de règle chez GSK ». Les produits litigieux fabriqués à Cidra, dont certains composants n’avaient pas reçu l’approbation de la FDA, sont le traitement des nausées Kytril, l’anti-infectieux Bactroban, l’anti-dépresseur Paxil et l’Avandamet, indiqué dans le traitement du diabète. La conclusion de ce litige passe par le versement d’une amende pénale de 150 M$ et de 600 M$ au titre d’un règlement à l’amiable.
Les usines portoricaines sont décidément sur la sellette. Lamberto Andreotti, le CEO de Bristol-Myers Squibb (BMS), vient d’annoncer devant un plateau d’investisseurs que le groupe allait engager toutes les actions nécessaires pour mettre en conformité l’usine BMS de Manati, épinglée une nouvelle fois par la FDA dans une lettre d’avertissement. La direction a indiqué que le site – qui produit notamment l’Orencia (traitement de l’arthrite) et l’Abilify (traitement de la schizophrénie) – serait prêt « pour une nouvelle inspection avant la fin de l’année ». L’usine de Manati doit aussi conditionner le Belatacept (antirejet en injectable) : ce dernier devrait être approuvé au second trimestre 2011.

L’énoxaparine et les biosimilaires font décoller les revenus de Sandoz

22 oct 2010

dans " Biotechs "

On comprend l’intérêt de Pfizer (lire notre post précédent) pour les biosimilaires. Le leader Sandoz, filiale du suisse Novartis, commence à recueillir les fruits de son statut de pionnier. Au 3e trimestre, les ventes de Sandoz ont progressé de 23 %, à 2,2 Md$, notamment grâce aux excellents résultats américains de l’énoxaparine, la première version générique de l’antithrombotique Lovenox de Sanofi-Aventis qui, avec 292 M$ facturés entre début juillet et fin septembre, a surpassé tous les produits injectables lancés récemment aux USA.
Depuis le début de l’année, les biosimilaires des traitements de l’anémie Binocrit (époétine-alfa) et Zarzio (filgrastime) ont fortement contribué à tirer la croissance de Sandoz. Quant à l’Omnitrope, il « n’a cessé de gagner du terrain face aux traitements originaux du déficit de l’hormone de croissance », souligne Novartis dans la présentation de ses résultats trimestriels.
Rappelons que le marché des médicaments biotechnologiques dont les brevets vont tomber dans le domaine public d’ici à 2015 représente un CA annuel de 75 Md$.

Pfizer se prépare à la tombée des brevets de l’insuline recombinante

19 oct 2010

dans " Biotechs "

Le géant américain Pfizer prépare l’avenir. Il vient de payer 350 M$ pour acquérir auprès de l’indien Biocon les droits des biosimilaires de quatre insulines humaines recombinantes. Plusieurs analogues de l’insuline vont tomber dans le domaine public en 2015, ouvrant la voie « à des opportunités pour le marché des biosimilaires », relève David Simmons, le patron de la division des génériques (EPBU) chez Pfizer. L’accord avec Biocon, qui comprend les versions biosimilaires du Lantus de Sanofi-Aventis, du NovoRapid de Novo Nordisk et de l’Humalog dEli Lilly, va permettre à Pfizer et à son allié indien d’être « parmi les premiers à se positionner sur ce marché au potentiel important ».
Aux termes de l’accord, Biocon développera, fabriquera et livrera les biosimilaires de l’insuline sur les marchés dont Pfizer a acquis les droits. Les produits ont été approuvés dans 27 pays et sont commercialisés dans 23 ; il est à noter qu’une copie du Lantus (insuline glargine) de Sanofi-Aventis a été lancée l’an passé en Inde par Wockhardt sous le nom de Glaritus.

« Boston, you’re my home »

18 oct 2010

dans " Stratégies "

En attendant de prendre le contrôle de Genzyme, un des fleurons de l’industrie biopharmaceutique locale, Sanofi-Aventis poursuit son enracinement à Boston. Après avoir signé récemment un accord de recherche avec le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), la big pharma française vient de faire de même avec la non moins prestigieuse université d’Harvard. Cette collaboration est destinée à valoriser les recherches biomédicales de cette dernière dans trois des domaines thérapeutiques plus particulièrement ciblés par Sanofi : le cancer, le diabète et les maladies inflammatoires. Les travaux sélectionnés par un comité de pilotage scientifique mixte seront financés par la pharma et pourront donner lieu à « des applications diagnostiques, thérapeutiques ou pronostiques ».
Cette annonce suit de quelques mois celle de la création d’un centre de recherche Sanofi-Aventis contre le cancer qui sera hébergé dans un immeuble du MIT situé Memorial Drive, le long de la rivière Charles à Cambridge. Une commune voisine de Boston qui abrite aussi les locaux nord-américains d’Acambis, le spécialiste du vaccin racheté en 2008 par Sanofi Pasteur. Chris Viehbacher pourra bientôt entonner « Boston you’re my home » avec les Standells, auteurs au milieu des années 60 d'un tube dédié à la capitale de la Nouvelle-Angleterre.

Croissance modérée du marché pharmaceutique mondial

13 oct 2010

dans " Stratégies "

Le marché pharmaceutique mondial devrait croître de 5 à 7 % en 2011 – contre 4 à 5 % en 2010 – et atteindre ainsi les 880 Md$, indique une récente étude d’IMS Health. Les rédacteurs notent que si l’ensemble du marché semble repartir en 2011, « les freins au développement dans les pays développés n’ont jamais été aussi forts ». Parmi ces freins, figurent au premier chef l’impact des pertes de brevets et la pression exercée par les payeurs publics à la solvabilité entamée. Les Etats-Unis resteront l’an prochain le plus grand marché pharmaceutique mondial (330 Md$, soit une croissance comprise entre 3 et 5%).
En revanche, l’expansion attendue dans les pays émergents « contribuera fortement à l’augmentation générale du chiffre d’affaires de l’industrie » : les ventes de médicaments au sein de la zone (17 pays pris en compte) progresseraient en 2001 de 15 à 17 % pour dépasser les 180 Md$.

Jean-Luc Bélingard évincé d’Ipsen

12 oct 2010

dans " Stratégies "

La mutation rapide imposée par Jean-Luc Bélingard à la middle pharma française Ipsen aura-t-elle déplu à la famille Beaufour, qui contrôle le capital de cet ensemble dépassant le milliard d’euros de chiffre d’affaires ? On apprend ce matin qu’en raison de « divergences stratégiques », le conseil d’administration a décidé de le remercier et de le remplacer par Marc de Garidel, 52 ans. Après avoir débuté sa carrière chez Eli Lilly, ce dernier avait rejoint Amgen en 1995 ; il en dirigeait les opérations pour l’Europe du Sud depuis 2002.
De source proche de l’entreprise, les propriétaires d’Ipsen auraient souhaité une pause dans la mutation vers les biotechs engagée depuis neuf ans par Jean-Luc Bélingard. Ils auraient notamment jugé “trop coûteuses” ses récentes acquisitions américaines (Tercica, Vernalis, Inspiration).

Actelion convoité par les big pharmas

08 oct 2010

dans " Biotechs "

Les actions d’Actelion, un laboratoire suisse de spécialités connu pour ses traitements de l’hypertension artérielle et de la maladie de Gaucher, étaient très recherchées à la bourse de Zürich où le titre progressait de 12 % ce vendredi, dès l’ouverture. Il est vrai que quelques heures plus tôt, le Wall Street Journal avait annoncé la constitution par le conseil d’administration d’un comité spécial chargé d’étudier « toutes les alternatives stratégiques possibles ». Selon des sources proches de l’entreprise, des big pharmas parmi lesquelles Roche, Amgen ou GSK, mais aussi Bayer et Novartis, auraient témoigné de leur intérêt pour un éventuel rachat. Actelion, qui devrait nettement dépasser cette année les 2 MdFS de CA (1,5 Md€), a enregistré ces derniers mois quelques échecs cuisants en phase III ; du coup, sa capitalisation boursière a chuté à un niveau qui rend la biopharm des environs de Bâle très attractive… et vulnérable. Les repreneurs convoitent non seulement un pipe resté très prometteur en dépit de ces récents ratés, mais aussi le réseau de distribution du laboratoire et le cash flow qui sera généré ces cinq prochaines années par le Tracleer, un traitement de l’hypertension.