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Genzyme serait enfin prêt à discuter avec Sanofi-Aventis

22 déc 2010

dans " Stratégies "

Selon le Wall Street Journal, citant des sources proches de ce dossier, la direction de Genzyme, qui s’était déclarée initialement hostile aux intentions de Sanofi-Aventis, serait désormais disposée à entrer en négociations avec le laboratoire français. Jusqu’à ce jour, Sanofi a pourtant refusé de relever son OPA de 18,5 Md$. Selon le quotidien financier, le board du laboratoire américain se serait ravisé après avoir échoué à identifier un chevalier blanc : Pfizer, J&J et Merck & Co auraient ainsi été approchés sans qu’une suite ne soit donnée à la main tendue d’Henri A. Termeer.
S’appuyant sur les études d’un cabinet indépendant, Genzyme est persuadé que les ventes de son traitement de la leucémie Campath se situeront, à terme, entre 3 à 3,5 Md$, contre 700 M$ selon les estimations de la big pharma française. Néanmoins, la volonté de conclure une opération engagée au début de l’été pourrait conduire Sanofi à exaucer partiellement les vœux de la biopharm de Cambridge en relevant légèrement son offre.

Aesica Pharma reprend trois unités d’UCB

21 déc 2010

La CMO britannique Aesica Pharmaceuticals, spécialisée dans le développement et la fabrication d’API, vient d’annoncer l’acquisition de trois unités de production qui appartenaient au belge UCB. Il s’agit des usines allemandes de Monheim-am-Rhein, dans la Ruhr, et de Zwickau (Saxe), ainsi que du site italien de Pianezza (Piémont). Le deal sera assorti d’un contrat pluriannuel de sous-traitance.
Ces opérations vont permettre à Aesica Pharma de doubler sa capacité de production et de porter son CA annuel de 100 M£ à 190 M£ (300 M$). Le rachat intervient six mois après la reprise du fabricant britannique de principes actifs R5 Pharmaceuticals. L’acquisition des usines UCB marque la première intervention d’Aesica au-delà du Royaume-Uni : la CMO entend focaliser ses actions commerciales sur le Vieux Continent, qui représente à ses yeux un « marché clef ».

Novartis met le cap à l’est

20 déc 2010

dans " Stratégies "

Novartis affiche sa foi dans les perspectives de développement du marché russe. La direction du groupe suisse annonce, en effet, aujourd’hui qu’elle entend investir près de 500 M$ en Russie d’ici à la fin 2016. Le programme, qui a fait l’objet d’une convention ad hoc signée avec la ville de Saint-Pétersbourg, prévoit notamment la construction d’une usine « state-of-the-art » qui sera dédiée aussi bien à la fabrication de médicaments de marque que de génériques. Les travaux de construction du site qui serait en mesure de produire approximativement 1,5 milliard d’unités par an, devraient débuter en 2011. L’usine desservira le marché russe ainsi que d’autres parties du monde. Par ailleurs, Novartis prévoit d’accroître localement ses ressources en R&D et en recherche clinique via notamment des accords avec des partenaires académiques et un doublement des investissements.
L’ensemble des dispositions de ce très ambitieux programme conduirait Novartis à engager près de 4 000 salariés d’ici à la fin 2013.

Le CIT s’allie avec l’américain Biomodels

17 déc 2010

dans " CRO "

Le CIT, une CRO française de 360 collaborateurs installée à Evreux (27), étoffe son offre et sa couverture internationale. La direction du laboratoire, qui s’appuie sur près de 20 000 m2 d’infrastructures déployées en Normandie, vient de signer un accord avec Biomodels, une société américaine de recherche préclinique sous contrat qui développe des études translationnelles prédictives dans le domaine du cancer, des soins palliatifs en oncologie, de la radiothérapie et des maladies inflammatoires. Biomodels est notamment spécialisée dans les études d’efficacité permettant d’optimiser les dosages, les programmes de développement ainsi que les mécanismes d’action, notamment dans le secteur des maladies inflammatoires (y compris appareil digestif).
Les deux partenaires vont démarrer leur collaboration par le lancement d’une offre commune de services fondée sur un programme intégré de développement préclinique de candidats médicaments. L’étape suivante consistera à développer des « méthodes d’essais enrichis » (high-content testing approaches).
« La filiale américaine du CIT, CITox, est à l’origine de la mise en place de cet accord, ce qui illustre clairement notre implication aux Etats-Unis », a souligné Sophie Baratte, directrice générale du CIT. « Grâce à cette alliance, le CIT et Biomodels vont proposer à leurs clients l’opportunité de réaliser des tests précoces aux Etats-Unis qui pourront ensuite être transférés facilement dans nos laboratoires de développement préclinique français .»

Sanofi-Aventis persiste et signe

13 déc 2010

dans " Stratégies "

Sanofi-Aventis ne lâche rien ! La direction vient ainsi d’annoncer le prolongement de l’OPA lancée sur l’intégralité du capital de Genzyme jusqu’au 21 janvier 2011 à minuit alors que l’offre précédente avait expiré le 10 décembre. Toutefois, la big pharma, emmenée par l’intrépide Chris Viehbacher, n’a pas jugé utile de relever son montant qui reste inchangé à 69 $ par action. Une décision surprenante compte tenu du manque d’empressement des porteurs de titres à céder aux sirènes du groupe français. Vendredi soir, jour de clôture de l’offre initiale, seul 0,9 % du nombre d’actions en circulation avait ainsi été apporté à l’agent centralisateur. Les analystes estimaient dans leur ensemble ce lundi que le board de Sanofi allait devoir dans les prochains jours relever le montant de l’offre à au moins 71 ou 72 $ l’action.

Stallergenes va produire des matières premières près de Montargis

10 déc 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Une nouvelle « pépite » du secteur pharmaceutique s’implante en région Centre. Spécialisé dans le traitement par désensibilisation des maladies respiratoire allergiques, le laboratoire français Stallergenes va prochainement exploiter sur la ZI d’Amilly, près de Montargis (45), une unité industrielle de traitement de matières premières. Située en face de l’usine Sanofi-Aventis, elle sera dédiée à l’extraction et au traitement de pollens de graminées qui entrent dans la composition de l’Oralair – un comprimé sublingual de désensibilisation aux pollens – en passe de devenir l’un des produits vedettes du groupe.
L’unité, qui emploiera initialement une dizaine de salariés avant de monter progressivement en puissance, traitera 40 ha de surface agricole via des accords signés avec des exploitants locaux au moyen d’une machine aspirante très innovante et d’un process développé avec le Cemagref (Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement). L’objectif est d’atteindre à terme une surface exploitée de 120 ha qui permettrait de produire la moitié des volumes requis par les marchés de l’Oralair.
Rappelons que Stallergenes, historiquement implanté à Antony (92), devrait très prochainement changer de mains. Le groupe Wendel, qui détient 46 % du capital – le solde étant constitué par le flottant d’une société cotée sur le marché parisien depuis 1998 –, vient d’entrer en négociations exclusives avec Ares Life Sciences, un fonds qui gère les actifs d’Ernesto Bertarelli, l’ancien propriétaire de Serono.

Cephalon céderait son site de Mitry-Mory à un génériqueur

03 déc 2010

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Selon nos informations, le laboratoire américain de spécialités Cephalon (2,19 Md$ de CA en 2009) négocierait la cession de son unité de Mitry-Mory (77), un site d’une cinquantaine de salariés spécialisé dans la fabrication d’API. Le repreneur, qui aurait présenté son projet aux représentants du personnel, serait un génériqueur de taille moyenne. L’accord final pourrait être définitivement entériné d’ici au début de l’année prochaine.
L’usine de Mitry-Mory, qui a fait l’objet il y a quelques années d’un programme d’investissement de 25 M€ destiné à doubler ses capacités, produit notamment le principe actif du modafinil, un traitement de la narcolepsie qui figurait dans le palmarès des meilleures ventes du groupe américain. Cephalon, qui a implanté à Maisons-Alfort (94) son QG européen et une plate-forme mondiale de recherche préclinique, exploite aussi une unité de fabrication plutôt dédiée à la lyophilisation à Nevers (58) : cette dernière emploie 90 salariés.