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Ethypharm se retire d’Inde

28 fév 2011

dans " Stratégies "

Le laboratoire de développement galénique Ethypharm (120 M€ de CA en 2009) vient d’annoncer la cession de l’intégralité de ses activités en Inde à Athena, une société installée à Mumbai (Bombay), ville qui abrite aussi l’unité cédée. Cette décision correspond au choix du laboratoire français de « recentrer ses activités sur l’Europe, les Etats-Unis, la Chine et le Japon », des marchés où son savoir-faire et sa compétence « sont fortement reconnus ».
Présent en Inde depuis 1997, Ethypharm y employait 80 personnes en production et commercialisation. Détenu majoritairement par Astorg Partners depuis 2007, Ethypharm est dirigé depuis l’an passé par Hugues Lecat, un ancien de Sanofi-Aventis et de la Cooper ; ce dernier s’est attelé au recentrage du laboratoire, avec la cession au printemps dernier du centre de R&D de Laval, au Québec, puis du fabricant d’excipients pharmaceutiques NP Pharm à l’américain Colorcon.

Forest Laboratories s’offre Clinical Data pour 1,2 Md$

23 fév 2011

dans " Stratégies "

L’américain Forest Laboratories, spécialisé dans le SNC et les troubles cardiovasculaires, vient de débourser 1,2 Md$ pour le rachat du laboratoire de spécialités Clinical Data, soit 30 $ par action en cash. Cette acquisition, qui devrait être finalisée au second trimestre 2011, intervient quelques semaines après le feu vert de la FDA pour l’antidépresseur Viibryd (vilazodone HCI) de Clinical Data. Ce traitement viendra compléter le portefeuille de Forest dans ce domaine, qui compte déjà le Celexa et le Lexapro. La transaction comprend également le Stedivaze (vasodilatateur coronaire) actuellement en phase III. Rappelons que Clinical Data avait cédé à Transgenomic en décembre dernier son activité liée à la pharmacogénomique et au développement de biomarqueurs.

ProStrakan passe dans des mains japonaises

22 fév 2011

dans " Stratégies "

Le fleuron écossais des biotechnologies, ProStrakan, va être racheté pour 292 M£ (environ 350 M€) par Kyowa Hakko Kirin, une filiale des bières japonaises Kirin. Le groupe japonais a reçu les engagements d’actionnaires contrôlant près de la moitié du capital, dont Warburg Pincus et Aberforth Partners.
ProStrakan, créée en 1995 par John Kanis et Harry Stratford – qui avait fondé Shire Pharmaceuticals quelques années plus tôt –, est un spécialiste des traitements contre la douleur pour des patients sous chimiothérapie. Le laboratoire était fragilisé depuis plusieurs mois par des revers, notamment le retard pris sur le marché américain par son comprimé contre les douleurs chroniques Abstral et les problèmes de fabrication rencontrés – toujours aux Etats-Unis – par son patch anti-nausée Sancuso.
On attendait une contre-offre qui n’est pas venue de Norgine. La middle pharma anglo-néerlandaise avait racheté à l’automne dernier les 12,6 % de Sanofi-Aventis dans ProStrakan. Le groupe de Chris Viehbacher avait hérité de cette participation en 2004, à la suite de l’acquisition par ProStrakan de la biotech ProSkelia, une spin-off d’Aventis que l’Ecossais avait revendue deux ans plus tard au belge Galapagos.

La reprise d’une usine irlandaise de Pfizer par Amgen se confirme

21 fév 2011

Le n°1 mondial des biotechnologies, l’américain Amgen, pourrait reprendre l’usine irlandaise de Dun Laoghaire à son compatriote Pfizer qui avait annoncé en mai dernier son intention de la céder ou, à défaut, de la fermer. Les négociations seraient même très avancées, a indiqué à la presse de son pays Ciaran Cuffe, candidat local du parti vert aux élections législatives du week-end prochain.
On sait depuis l’automne dernier qu’Amgen, qui a abandonné son projet de construire une unité de 1 100 salariés et d’investir 1 Md$ dans la région de Cork, regarde avec intérêt le dossier de reprise de cette usine de 210 personnes située à proximité de Dublin et spécialisée dans les injectables stériles. En revanche, les ambitions d’Amgen seraient considérablement réduites à la baisse et certaines sources évoquent la création nette de seulement une centaine d’emplois à Dun Laoghaire, ce qui porterait son effectif à quelque 300 personnes.
On se souvient qu’avant d’opter au début de l’année 2006 pour la région de Cork, Amgen avait longtemps hésité entre l’Irlande et la Suisse pour l’implantation de ce qui aurait été le plus gros investissement biopharmaceutique jamais engagé en Europe.

Abbott France taille dans sa visite médicale

18 fév 2011

dans " Stratégies "

La direction d’Abbott France (environ 1 000 salariés, 2 000 si l’on tient compte des effectifs de Solvay Pharma, racheté par la big pharma de l’Illinois l’an passé) vient d’annoncer la suppression de son activité de visite médicale dédiée la médecine générale. « Nous n’avons pas d’autres choix. La quasi-totalité de notre gamme de médecine générale Primary Care va être génériquée d’ici à la fin 2011, ce qui devrait entraîner une perte de parts de marché comprise entre 50 et 80 % », nous indique un porte-parole. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui va entrer lundi 21 février dans la phase d’information et de consultation prévoit la suppression de 201 postes rattachés au siège de Rungis (94). En contrepartie, 56 postes de délégués dédiés à la médecine de spécialités vont être créés et proposés prioritairement aux salariés touchés par cette réorganisation. Toujours selon la direction, la mise en œuvre de mesures d’âge (40 salariés en cessation d’activité anticipée) et de congés de conversion, pourrait permettre d’éviter des licenciements secs.

Sanofi-Aventis acquiert Genzyme

16 fév 2011

dans " Stratégies "

Depuis plusieurs jours, on savait la conclusion proche. Ce matin du 16 février, c’est officiel : Sanofi-Aventis va acquérir la biopharm Genzyme pour un peu plus de 20 Md$ – soit 74 $ par action émise – prix en numéraire auquel pourra être ajouté un paiement additionnel compris entre 1 et 5 $ par titre – le fameux contingent value right (CVR) – à valoir en fonction des résultats de Lemtrada (alemtuzumab MS) et du niveau de production atteint par les deux traitements Cerezyme et Fabrazyme.
Si les deux laboratoires ont mis près de neuf mois à s’accorder, l’opération devrait maintenant aller très vite ; sa clôture est programmée pour le mois d’avril, date à laquelle Henri A. Termeer quittera ses doubles fonctions de chairman et de CEO de Genzyme. Ce “cher Henri”, comme n’a cessé de l’appeler Chris Viehbacher durant leurs nombreux échanges épistolaires, demeurera toutefois, au côté du CEO de Sanofi-Aventis, co-président du comité de pilotage d’intégration. Il est à noter que Genzyme conservera sa marque propre.

BioAlliance Pharma aura triplé ses ventes en 2010

14 fév 2011

dans " Biotechs "

Spécialisée dans le cancer, les soins de support et le traitement des infections opportunistes, la biotech française BioAlliance Pharma a réalisé une très belle année 2010. Sur la période, le CA s’est en effet élevé à 22,5 M€, contre... 7,5 M€, soit trois fois moins, en 2009. Le mérite de cette progression spectaculaire en revient aux revenus générés par les accords de licence pour la commercialisation du Loramyc (Oravig aux Etats-Unis), un traitement de la candidose oropharyngée chez les patients immunodéprimés enregistré aujourd’hui dans 26 pays européens, en Corée et aux Etats-Unis. Le laboratoire Par/Strativa, en charge de la commercialisation du Loramyc, a versé en avril 2010 à BioAlliance un montant contractuel de 15 M€ à l’obtention de l’AMM aux Etats-Unis. Depuis 2007, les accord de licence du Loramyc ont déjà généré près de 50 M€ de royalties. BioAlliance Pharma prépare de surcroît de l’enregistrement de son second produit vedette, le Sitavir (acyclovir Lauriad), indiqué dans le traitement de l’herpès labial. Le dossier devrait être déposé en Europe et aux Etats-Unis au second semestre de cette année.

MannKind supprime 41 % de ses effectifs

11 fév 2011

dans " Biotechs "

La biopharm américaine MannKind vient d’annoncer la suppression de 41 % de ses effectifs, soit 179 salariés, d’ici à la mi-avril. Cette décision fait suite au rejet par la FDA en janvier de l’Afrezza, son insuline inhalée, pour laquelle l’autorité américaine de santé demande d’autres essais cliniques. Le laboratoire souhaite donc désormais se focaliser sur des programmes de consolidation réglementaire de son produit. MannKind a enregistré une perte nette de 38,3 M$ au 4e trimestre ; celle-ci s’élève à 170,6 M$ sur l’année. Son résultat est toutefois un peu moins dégradé que celui de l’année précédente à l’issue de laquelle la biopharm avait accusé une perte nette de 220,1 M$.

Innothera investit dans le conditionnement à Chouzy-sur-Cisse

10 fév 2011

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. « C’est le plus important investissement sur le site depuis sa création il y a quarante ans », se félicite Bruno Bidault, le directeur de l’usine Innothera de Chouzy-sur-Cisse (41). Les dirigeants de ce laboratoire français medium (environ 125 M€ de CA), spécialisé dans les traitements des pathologies de la vie quotidienne, nous indiquent qu’ils s’apprêtent à engager 8 M€ dans la construction d’une nouvelle unité de conditionnement de 4 700 m2 qui fera plus que doubler les surfaces actuellement dédiées aux activités de production (3 500 m2). Les dix lignes de conditionnement déjà exploitées seront transférées dans ce nouvel espace qui devrait, à terme, accueillir des capacités supplémentaires. Les travaux débuteront en juin pour une réception programmée dans le courant de l’année 2012.
L’usine de Chouzy-sur-Cisse, située à quelques kilomètres de Blois, emploie 260 salariés dont une cinquantaine d’intérimaires ; elle a produit près de 42 millions de boîtes en 2010, essentiellement des formes sèches, les produits pâteux et les liquides étant confiés à des sous-traitants. Le programme devrait permettre la consolidation d’une quarantaine d’emplois précaires et générer quelques recrutements.

Sanofi-Aventis fait bonne figure

09 fév 2011

dans " Stratégies "

Le n°1 français résiste sur un marché du médicament qui connaît une profonde mutation. Tel est l’enseignement majeur de la publication des résultats 2010 de Sanofi-Aventis. Ainsi, selon la direction, le CA de 30,38 Md€, en baisse de 0,8 % – à taux de change constant –, démontre « une bonne résistance du groupe en dépit de l’impact de la réforme des soins de santé aux Etats-Unis, des mesures d’austérité en Europe et d’une perte de plus de 2 Md€ de ventes provoquée par la concurrence des produits génériques ».
Autre fait saillant, les ventes sur les marchés émergents progressent de 16,3 % à près de 9 Md€, ces derniers devenant « le plus important contributeur au CA du groupe par région ». L’exercice 2010 s’est aussi caractérisé par une « réduction des coûts plus rapide que prévue, avec plus de 1,3 Md€ d’économies réalisées en 2010 ». Du coup, l’objectif initial de 2 Md€ d’économies prévu en 2013 sera « atteint dès 2011 avec une réallocation significative des ressources vers les plates-formes de croissance ». Pour autant, le groupe se veut très prudent pour 2011. Cette année, la progression « à deux chiffres » des segments d’activités les plus dynamiques « et le contrôle des coûts » n’empêcheront pas le bénéfice net par action (BNPA) de chuter dans une fourchette comprise « entre 5 et 10 % », cette prévision n’intégrant pas la contribution d’une « possible » acquisition de Genzyme, souligne le groupe français.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, les discussions sur ce dernier point et l’analyse de données non-publiques dans le cadre d’une procédure de due diligence liant Genzyme et la big pharma française « étaient toujours en cours ».