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Le français Théa fait ses emplettes chez Novartis

31 mar 2011

dans " Stratégies "

Le clermontois Théa, le 6e laboratoire européen sur les marchés de l’ophtalmologie avec un CA 2010 de 192 M€, vient d’acquérir un portefeuille de 19 produits ophtalmiques qui appartenait au groupe suisse Novartis. Cette offre, commercialisée en Europe mais aussi au Canada, au Mexique et en Turquie, est notamment composée de produits indiqués dans le traitement d’allergies, d’inflammations et de sécheresses oculaires. Parmi les marques les plus connues figurent le Zaditen Ophta, le Voltarene Ophta ainsi que l’Oculotect. Le rachat permet également à Théa d’étoffer son portefeuille dans les domaines du diagnostic et des solutions multi-usages pour lentilles de contact Ciba Vision Solocare. Il va aussi donner l’occasion au laboratoire français d’élargir son assise géographique via la création de filiales commerciales dans des pays où il n’était présent que par l'intermédiaire de distributeurs.

Offre inamicale de Valeant sur Cephalon

30 mar 2011

dans " Stratégies "

Quelques mois après sa fusion avec Biovail qui a donné naissance à une middle pharma représentant une facturation annuelle d’environ 1,65 Md$, Valeant Pharmaceuticals lance une offre inamicale de rachat de Cephalon (2,15 Md$ de CA en 2009). Il propose 73 $ en numéraire par action, soit une prime de 24 % par rapport au cours de mardi au Nasdaq. Ce qui représenterait une dépense totale de 5,7 Md$, intégralement financée par endettement, pour s’assurer l’intégralité du capital de la specialty pharma.
Valeant dit avoir adressé trois courriers au board de Cephalon pour faire valoir son offre. Sans résultat. Cette proposition intervient alors que la cible s’est elle-même lancée dans une série d’acquisitions : Cephalon vient, en effet, d’annoncer successivement un projet de rachat pour 225 M$ de la biopharm Gemin X, un spécialiste de l’oncologie installé comme lui dans les environs de Philadelphie, puis de l’australien ChemGenex Pharmaceuticals pour 163 M$.

Roche et Actelion : les deux Bâloises lâchées par leurs minoritaires

29 mar 2011

dans " Stratégies "

Théoriquement, le laboratoire Roche est devenu « opéable ». Maja Oeri, l’une des descendantes de Fritz Hoffmann-La Roche, vient d’indiquer qu’elle ne se sentait plus liée au pacte d’actionnaires familial qui contrôlait jusqu’alors 50,1 % des droits de vote du géant bâlois. Du coup, les quelque 5,1 % de Maja Oeri, qui consacre une partie de sa fortune au mécénat d’art, doivent être retranchés du noyau dur constitué par le pool familial ; celui-ci s’est empressé de publier un communiqué indiquant que « même s’il ne détient plus la majorité de vote, il reste de loin l’actionnaire le plus important (et) qu'il maintient son engagement (…) pour l’indépendance de la société ».
Qu'en pense Novartis, qui possède 33 % des droits de vote de son voisin bâlois ? Pas grand chose, selon les analystes, qui considèrent d’une part que l’intégration d’Alcon n’est pas encore terminée et que, d’autre part, « une fusion de Roche et de Novartis aurait moins de sens qu’il y a cinq ou dix ans. »
De son côté, Actelion Pharmaceuticals (1,5 Md€ de CA en 2010), dont le siège est à Allschwill, dans la banlieue bâloise, a appelé hier lundi les actionnaires à rejeter la demande d’Elliott Advisors d’entrer au conseil d’administration. Selon les dirigeants d’Actelion, le seul but du fonds d’investissement britannique, qui détiendrait environ 6 % du capital de la biopharm bâloise, est de prendre son contrôle pour la forcer à une vente rapide au-dessous de sa véritable valeur.

Procter&Gamble et Teva unissent leur OTC hors Etats-Unis

25 mar 2011

dans " Stratégies "

Après s’être dessaisi de ses médicaments de prescription au profit de Warner Chilcott, le géant américain Procter&Gamble (P&G) vient d’annoncer la constitution d’une JV avec l’israélien Teva pour y regrouper leurs activités respectives d’automédication, hors Etats-Unis et Canada. Cette société, dont P&G détiendra 51 % et Teva 49 %, représente aujourd’hui un CA de 1 Md$ mais les deux partenaires sont ambitieux et visent 4 Md$ à terme rapproché. Pour y parvenir, ils comptent lancer de nouveaux produits de marque et accélérer le switch des médicaments de prescription vers l’OTC. Le siège de la JV, dont le nom n’a pas été dévoilé, sera installé à Genève (CH). Le CEO sera Briain de Buitleir, un ex-P&G, tandis qu’Eli Shani, de Teva, sera nommé COO. 
Le laboratoire israélien sera en charge de la fabrication des médicaments et de l’approvisionnement des réseaux de distribution. La plupart des 300 salariés P&G de Phoenix (Arizona) et de l’unité de production de Greensboro (North Carolina) seront transférés à Teva. Les principaux produits concernés par le deal sont les traitements P&G de la gamme Vicks contre le rhume et les refroidissements, le Pepto-Bismol contre les digestions lentes, l’anti-ulcéreux Prilosec, ainsi que les produits OTC de Teva contre la douleur, les refroidissements et les problèmes digestifs.

Pfizer lâche ses sites irlandais

24 mar 2011

La lune de miel entre l’Irlande et Pfizer touche décidément à sa fin. Le board américain vient d’annoncer qu’il allait fermer d'ici à la fin août son usine de Shanbally (75 salariés) si aucune solution de reprise n’était arrêtée dans ce délai. Pfizer a déjà fait savoir que son usine API de Little Island, également dans le comté de Cork, « allait être mise sur le marché ».
Le groupe avait annoncé en mai 2010 son désengagement des sites biopharmaceutique de Shanbally et pharmaceutique de Loughbeg, proches l’un de l’autre. Ce dernier, qui emploie 225 salariés, aurait « au moins jusqu’au second trimestre 2012 pour trouver un éventuel repreneur », a indiqué un porte-parole. En 2008, le n°1 mondial avait vendu son usine d’API de Loughbeg au portugais Hovione. Rappelons que, comme nous l’avons annoncé le 21 février dernier, Pfizer va aussi céder à Amgen son usine de Dun Laoghaire (210 salariés), située près de Dublin.

Sanofi-Aventis et Merck font niche à part

22 mar 2011

dans " Stratégies "

Adieu veau, vache, cochon, couvée ! Invoquant « la complexité croissante de la transaction », Sanofi-Aventis et le groupe américain Merck & Co viennent de concert d’annoncer « la fin de leur accord rendu public en juillet 2009 visant à créer une co-entreprise dans le domaine de la santé animale ». Cette dernière aurait ainsi été composée de Merial (2,6 Md$ de CA en 2010), contrôlé par le groupe français et d’Intervet Schering Plough Animal Health, l’activité santé animale (2,9 Md$ de CA en 2010) du groupe Merck. L’entité aurait représenté, selon les analystes, près du tiers du marché mondial estimé à 19 Md$. Particularité historique de ce deal avorté, Sanofi-Aventis avait, au préalable, racheté pour 4 Md$ la participation (50 %) que Merck & Co détenait au capital… de Merial.
Dans un communiqué commun, les deux ex-partenaires estiment que « la nature et la taille des cessions » qui risquaient d’être imposées par les autorités de la concurrence européennes et américaines ainsi que la durée requise par l’examen des différents actifs « n’ont pas permis de mener à bien cette opération ».  L’accord devrait se dénouer sans pénalités pour l’une ou l’autre des parties.

Cenexi étoffe son offre dans les services

18 mar 2011

dans " Stratégies "

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le façonnier français Cenexi (90 M€ de CA prévus en 2011, 520 salariés), franchit une nouvelle phase de son développement en étoffant son offre. Selon nos informations, la direction va annoncer prochainement la création d’une nouvelle entité, Cenexi Services, qui proposera à ses clients des prestations de développement galénique et analytique. Cenexi, qui s’est positionné dans les formes stériles et les solides, a en effet acquis une très forte expertise dans cette discipline consécutivement à la prise en charge d’opérations de transfert industriel de grande ampleur.
Cenexi Services, qui regroupera dès le mois de juin prochain une soixantaine de collaborateurs, devrait réaliser un CA de 4 M€, susceptible d’être porté rapidement à 6 M€. La direction envisagerait aussi à terme de créer une plate-forme du même type dans le domaine de l’innovation. 
Rappelons que Cenexi, installé à Fontenay-sous-Bois (94), a repris en novembre 2010 les capacités de production de formes sèches des laboratoires Leurquin, à Neuilly-sur-Marne (93), une filiale de l’italien Mediolanum.

Le fonds d’investissement PILS reprend l’usine Cephalon de Mitry-Mory

17 mar 2011

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Selon nos informations, la filiale française du laboratoire de spécialités américain Cephalon (2,19 Md$ de CA en 2009) aurait annoncé aux salariés concernés la reprise du site de fabrication d’API de Mitry-Mory (77) par le fonds d’investissement britannique PILS (Partners in Life Sciences), fondé en 2005 par d'anciens cadres dEli Lilly. Les 48 salariés de l’usine Cephalon seront repris dans le cadre d’un deal qui s’accompagne d’un accord de sous-traitance triennal portant notamment sur la production du principe actif du Spasfon (phloroglucinol).
Le repreneur s’est engagé à rapatrier des activités de conditionnement de produits finis – probablement des génériques – afin de garantir une charge suffisante au site. PILS exploite aujourd’hui deux unités de génériques en Turquie, Münir Sahin et Biofarma ainsi que Betasan, un fabricant – également turc – de pansements. Rappelons que nous avions annoncé en exclusivité le 3 décembre l'existence de négociations entre Cephalon et un génériqueur, sans préciser l'identité de ce dernier.

Novartis taille dans les effectifs de son site britannique de Horsham

16 mar 2011

dans " Stratégies "

La big pharma suisse Novartis ne supprimera finalement que son unité de production de médicaments OTC d'Horsham, au sud de Londres (Royaume-Uni), mais conservera ses activités de développement clinique pour les maladies respiratoires. Les 330 salariés qui leur sont dédiés seront donc maintenus, contrairement à ce que des rumeurs laissaient entendre en début de journée. En revanche, les chercheurs de la division de gastro-entérologie se verront proposer des mutations dans des unités existantes à Bâle (CH) et à Cambridge (Massachusetts) d'ici un à deux ans. Au total, quelque 400 personnes devraient être employées sur le site de Horsham au terme de ce plan.
La production de Novartis Consumer Health sera, quant à elle, définitivement stoppée, des transferts de personnel étant prévus vers l'unité que possède Novartis à Frimley, une autre commune de la grande agglomération londonienne. Cet arrêt des activités de fabrication entraînera la suppression de plus de 500 postes.

Eli Lilly veut acquérir la santé animale du belge Janssen-Cilag

15 mar 2011

dans " Stratégies "

Les perspectives des marchés vétérinaires suscitent l’intérêt des big pharmas en quête de relais de croissance. Ainsi l’américain Eli Lilly vient, via sa branche de santé vétérinaire Elanco (environ 2 300 salariés), de jeter son dévolu sur les actifs dans ce secteur du belge Janssen-Cilag. Le projet vise à acquérir les produits, leurs licences de fabrication ainsi que les droits de commercialisation afférents. Une cinquantaine de traitements vétérinaires plutôt dédiés aux animaux de rente (porcs et volailles) seraient concernés par ce deal dont les conditions financières n’ont pas été dévoilées. La division santé vétérinaire de Janssen est présente dans 11 pays. Elle emploie environ 130 personnes dans le monde et une petite trentaine en France.