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Merck/MSD menace de fermer Organon à Eragny-sur-Epte

29 juin 2011

Ne parvenant pas à céder ce site de 350 salariés spécialisé dans les injectables et la production d’insuline, le groupe américain Merck (MSD en France) a annoncé aux représentants du personnel qu’il fermerait l'unité Organon d’Eragny-sur-Epte (60) d’ici à la fin de l’année si aucun repreneur crédible ne se manifestait dans les délais requis. Le plan de sauvegarde pour l’emploi qui serait proposé en cas de fermeture prévoit la suppression de 246 postes, une activité a minima étant susceptible d’être préservée.
Rappelons que Merck/MSD a engagé depuis la fusion avec Schering-Plough un plan de réduction d’environ 15 % de ses effectifs. La déclinaison française de ce programme mondial devait entraîner la disparition d’un bon millier de postes. Principales cibles, en sus d’Organon, les différentes unités industrielles du groupe exploitées en France, la visite médicale ainsi que les sièges sociaux où 200 postes vacants ne devraient pas être remplacés.

Ethypharm investit en Eure-et-Loir et en Chine

24 juin 2011

La drug delivery Ethypharm (130 M€ de CA en 2010, 800 collaborateurs dans le monde) annonce qu’elle a investi au profit de son site de Châteauneuf-en-Thymerais (28) où sont employés aujourd’hui près de 300 salariés depuis le transfert des salariés de l'usine voisine d'Houdan (78), fermée il y a quelques mois.
Spécialisée, à l’instar du groupe dans les formes sèches innovantes (formes à libération prolongée, comprimés enrobés), l’usine a bénéficié d’un programme d’environ 3 M€ qui a été consacré au déploiement d’un nouvel équipement de séchage à lit d’air fluidisé (LAF) ainsi qu'à l’aménagement d’une zone dédiée à des activités de répartition.
Ces nouvelles ressources vont notamment accompagner l’arrivée sur le site de la fabrication d’un générique pour le traitement des reflux gastriques. Par ailleurs, la direction industrielle du laboratoire annonce qu’environ 1 M€ va être engagé au profit de l’usine chinoise du laboratoire qui accueillera un process de fabrication de micro-granules et une ligne de conditionnement sachets. Le process est aujourd’hui en phase de qualification au sein de l’usine d’Ethypharm du Grand Quevilly (76) où sont accueillis des collaborateurs chinois en formation.

Les exportations sauvent les industriels français du médicament

21 juin 2011

dans " Stratégies "

Selon le dernier bilan dressé par le Leem, les industriels français du médicament ont « trouvé des relais de croissance à l’international ». Les ventes à l’export se hissent ainsi à 24,1 Md€ à l’issue de l’exercice 2010, soit une croissance de 4,5 %. Les zones-cibles principales de ces flux sont principalement l’Europe (59 %), l’Amérique (15 %) et l’Asie (11 %). Au total, les entreprises du médicament ont généré en 2010 un excédent commercial record de 7,3 Md€ soit un bond de près de 8 % par rapport à l’an passé. Cette performance parvient à faire oublier le maigre gain de 0,7 % réalisé sur le marché domestique à 27,3 Md€.  En revanche, pour la troisième année consécutive, les effectifs du secteur reculent de 1,8 % en 2010, soit une perte de 1 959 emplois. Une nouvelle baisse de 1,4 % en 2011 est anticipée, susceptible de ramener les effectifs sectoriels à 103 099 salariés.

Genopharm va reprendre Girex-Mazal à Quimper

16 juin 2011

Le tribunal de commerce de Versailles a tranché. C’est finalement le laboratoire Genopharm (environ 40 M€ de CA en France), spécialisé dans les médicaments dédiés aux maladies de niche (entre 500 et 3 000 patients par spécialité) qui a été retenu pour la reprise de Girex-Mazal à Quimper (29).
Comme elle s’y était engagée (cf. notre post du 6 juin dernier), la direction de Genopharm confirme la reprise de 96 des 170 salariés du laboratoire quimpérois, ex-filiale de l’indien Wockhardt, placé en redressement judiciaire en février dernier. Par ailleurs, le repreneur devrait aussi proposer une quinzaine de reclassements sur son site blésois (Alkopharm) où il emploie une soixantaine de salariés. Le projet industriel prévoit que 12,5 M€ seront investis à Quimper dont 9 M€ dans les prochains mois.
Genopharm envisage d'ailleurs d’investir 15 M€ à Blois dans la transformation du site en une unité de fabrication de produits high potent. Ce programme s’effectuera sans augmentation des surfaces, une partie de la charge blésoise devant être transférée chez Girex-Mazal.

Cenexi pourrait reprendre Osny Pharma

15 juin 2011

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Selon nos informations, le façonnier pharmaceutique Cenexi (90 M€ de CA, 520 salariés) s’est porté candidat à la reprise d’Osny Pharma, une CMO spécialisée dans les produits « high potent » installée dans la commune éponyme du Val d’Oise. Employant environ 120 salariés, ce laboratoire, propriété du fonds de retournement Bavaria Industriekapital AG, fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire depuis le 6 mai dernier (cf. notre post exclusif daté de la veille).
De source proche de ce dossier, la direction de Cenexi s’engagerait à reprendre en direct 40 collaborateurs d’Osny qui deviendrait un atelier déporté. Une dizaine de reclassements seraient aussi proposés à Fontenay-sous-Bois (94) où est installée l’unité de production du repreneur et son siège social. Le tribunal de commerce de Pontoise devrait se prononcer sur ce projet le 1er juillet. La direction de Cenexi n’a pas souhaité commenter ces informations.

Ipsen veut céder son usine de Dreux… et ferme la R&D à Barcelone

09 juin 2011

La pharma française Ipsen, qui présentait aujourd’hui de nouvelles options stratégiques, ne tient plus à développer en direct – sauf à l’international – ses activités de médecine générale composée de produits matures exposés à la concurrence des génériques. Cette inflexion va se traduire par la cession de la plate-forme de production du site de Dreux (28) qui emploie près de 600 salariés. Pour autant, ce délestage « ne concernera que la partie production, soit environ 350 collaborateurs », nous indique un porte-parole. Le centre de R&D ainsi que des activités de support et de back-office (informatique, gestion de la paie) resteront dans le périmètre d’Ipsen. La direction précise qu’elle entend poursuivre un investissement à Dreux de 20 M€ d’ici à la fin 2012 destiné à consolider le pôle de développement du groupe.
L’usine drouaise, spécialisée dans les formes orales et les sachets, produit notamment le Smecta (traitement de la diarrhée, le Tanakan (veinotonique) et le Forlax (traitement de la constipation chez l’adulte).
Dans le même temps, Marc de Garidel, le successeur de Jean-Luc Belingard à la tête de l’entreprise, a annoncé la fermeture de la plate-forme de R&D de Barcelone. Une centaine d’emplois seraient concernés.
Dans cette perspective, Ipsen, qui vise le doublement de son CA en 2020 à 2,5 Md€, a provisionné entre 80 et 100 M€ de charges de restructuration sur les années 2011 et 2012.

Genopharm et Elixens candidats à la reprise du quimpérois Girex-Mazal

06 juin 2011

Placée en redressement judiciaire en février dernier, l’usine Girex-Mazal de Quimper, une ex-unité du français Negma entrée dans le giron de l’indien Wockhardt, pourrait faire prochainement l’objet d’une reprise partielle de l’activité. Le laboratoire Genopharm (environ 21,7 M€ de CA en 2009), qui s’appuie sur l’unité de production Alkopharm à Blois (41), a proposé la reprise de 96 salariés et un programme d’investissement de 12,5 M€ sur trois ans dans la rénovation du site : une quinzaine de salariés supplémentaires pourraient être reclassés à Blois. Le site quimpérois emploie actuellement quelque 170 personnes.
Pour sa part, le producteur d’huiles essentielles et de matières premières aromatiques Elixens – l’ex-laboratoire Orgasynth – a également fait montre de son intérêt. La direction proposerait la reprise de 82 collaborateurs associée à un programme d’investissement compris entre 1,5 M€ et 3 M€.  D’ores et déjà, le comité d’entreprise a indiqué sa préférence pour le projet présenté par Genopharm. Le tribunal de commerce devrait statuer le 16 juin prochain.

Sanofi remodèle le périmètre de Genzyme

02 juin 2011

dans " Stratégies "

Dans un courrier adressé aux salariés de Genzyme, que s’est procuré la presse américaine, Sanofi annonce que sa filiale de Cambridge allait se consacrer à l’avenir aux traitements des maladies génétiques et de la sclérose en plaques (plus de 40 % du CA de 4,05 Md$) et que les activités liées à la néphrologie et à l’endocrinologie (26,5 % du CA), à l’oncologie (17 %) et à la biochirurgie (14 %) seront intégrées aux unités correspondantes de Sanofi. On sait que l’une des premières mesures du laboratoire français, après l’annonce officielle du rachat au mois d’avril dernier, avait été de confirmer son intérêt pour ces trois domaines thérapeutiques, la branche néphrologie pouvant compléter le pipe existant de Sanofi en diabétologie. La big pharma s’est toutefois refusé à préciser si ce changement de périmètre se traduirait par des licenciements.
Sanofi a également indiqué que Chris Viehbacher continuerait à exercer les fonctions de CEO de Genzyme jusqu’au mois de septembre, après quoi un nouveau CEO devrait être nommé.