Actu Labo prend des vacances
28 juil 2011
Le blog sera fermé du 28 juillet au 22 août. Bonnes vacances à tous !
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Le blog sera fermé du 28 juillet au 22 août. Bonnes vacances à tous !
Après avoir dû renoncer au printemps à Cephalon, finalement absorbé par Teva, le laboratoire américano-canadien Valeant regarderait de près le dossier du suédois Meda, croit savoir le Wall Street Journal. Les deux firmes ont eu, jusqu’à présent, la même stratégie de croissance externe. Meda AB a une histoire plutôt riche dans ce domaine (Viatris, Recip Pharma, Alaven…), sa dernière acquisition étant un produit de Novartis contre les dermatites atopiques et l'eczéma, l’Elidel, qui est commercialisé aux Etats-Unis par… Valeant.
La valeur boursière de Meda (2 Md$ de CA attendu en 2011) serait aujourd’hui d’environ 3,4 Md$, mais les analystes s’accordent à dire que le deal ne pourrait pas se conclure à moins de 4 Md$, certains risquant même le chiffre de 4,4 Md$. Le coût pour Valeant, qui espère un CA supérieur à 2,4 Md$ en 2011, serait de toutes façons moindre que les 6,8 Md$ déboursés par Teva pour Cephalon.
La fusion du canadien et du suédois donnerait naissance à une middle pharma avoisinant les 4,5 Md$ de CA pro-forma qui la situerait dans le Top 30 des laboratoires mondiaux. Les deux parties n’ont pas commenté l’information du WSJ.
Installé au douzième rang du classement des laboratoires pharmaceutiques mondiaux (PharmExec 2010), avant la double absorption au printemps dernier du japonais Taiyo et de l'américain Cephalon qui devrait lui permettre de tutoyer le Top 10 mondial à la fin de l'année, l'israélien Teva procède, comme ses pairs, à des opérations de restructuration industrielle post-fusion.
Le laboratoire vient, en effet, d’annoncer la fermeture de son site canadien de Mirabel, qui emploie 340 salariés. L’usine, dédiée à la fabrication de produits narcotiques, de solides, d’encapsulés et de liquides (sirops, onguents), avait été intégrée au groupe après le rachat l'an passé de l’allemand Ratiopharm. Teva avait d'abord songé à vendre le site mais aucun candidat ne s’étant manifesté, il a décidé d'engager un processus de fermeture : les licenciements débuteront au printemps 2012 et s’échelonneront jusqu’à la fin de l’année. Teva emploie près de 1 900 salariés au Canada.
Désireux de focaliser ses ressources sur les fameuses « plates-formes de croissance », la big pharma française vient d’annoncer la cession de son activité en dermatologie Dermik au canadien Valeant dans le cadre d’une transaction de 425 M$. Le périmètre de la cession inclut les produits thérapeutiques et esthétiques de Dermik au Canada et aux Etats-Unis ainsi que de l’unité de production de Laval, au Québec. Dermik, qui a réalisé un CA de 296 M$ (211 M€) en 2010, compte 340 salariés, dont 140 aux Etats-Unis et le reste à Laval.
La même journée, la direction de Sanofi a annoncé les premiers résultats positifs d’une étude de phase III sur l’alemtuzumab (Lemtrada), un produit potentiellement indiqué dans le traitement de la sclérose en plaques. Selon les données fournies, le taux des poussées de la maladie serait réduit de 55 % comparé au Rebif, un interféron béta-1a développé par Merck Serono dans cette indication.
Un record ! La biotech marseillaise Innate Pharma, spécialisée dans le développement de traitements en oncologie utilisant les techniques de l’immunothérapie, vient de signer un deal historique avec la big pharma new-yorkaise Bristol-Myers Squibb (BMS). L’accord, qui porte sur le développement et la commercialisation de l’IPH2102, un anticorps monoclonal en phase I indiqué dans le traitement d'une forme de cancer du sang, va donner lieu au versement par BMS d’un paiement initial de 35 M$, l’ensemble du programme étant susceptible de s’élever, à l’issue des phases ultimes de développement, à 430 M$.
Le contrat, qui conduira Innate Pharma à fournir le support préclinique et à poursuive le développement de l’anticorps dans le traitement de la leucémie myéloïde, s’approche, en montant, des deals fréquemment signés Outre-Atlantique entre des biotechs américaines et des big pharmas. Il s’inscrit également dans la stratégie d’acquisition de « perles » biotechnologiques qui amène aujourd’hui BMS à s'appuyer sur un pipe particulièrement étoffé. Rappelons que, depuis 2002, douze produits nouveaux ont été lancés par BMS, dont trois issus des biotechnologies.
Pfizer a décidé de racheter à Akrimax Pharmaceuticals l’usine de Rouses Point, petite ville qui se situe à la frontière américano-canadienne, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Montréal ; le n°1 mondial s’est donné deux ans pour vendre ou fermer cette ancienne usine Wyeth qui avait été cédée début 2008, pour seulement 8 M$, à son actuel propriétaire.
Le laboratoire du New-Jersey avait alors l’intention de développer une activité de fabrication sous contrat sur ce site de 85 000 m2, mais le projet a échoué : le marché de la sous-traitance a presque immédiatement plongé en raison de surcapacités de production et de la moindre productivité des pipelines.
Une soixantaine d’emplois ont déjà été supprimés à Rouses Point et, si Pfizer assure qu’il va maintenir un effectif de 300 personnes durant les deux prochaines années, l’usine sera inéluctablement fermée en 2013 faute de repreneur.
Au temps de sa splendeur, l’usine de Rouses Point comptait 1 100 salariés ; elle était alors le principal site de fabrication du substitut à l’œstrogène Premarin, qui fut l’un des produits vedettes de Wyeth. Mais les ventes de cette molécule issue de l’urine de jument gestante se sont effondrées à partir du début des années 2000, en raison d'une suspicion de risques de cancer. Le site continue aujourd’hui de fabriquer en sous-traitance pour Pfizer, notamment le Prempro, un autre traitement hormonal substitutif de la ménopause.
Exclusif Actu Labo. Le sous-traitant de compléments alimentaires et de produits pharmaceutiques Novéal (10,3 M€ de CA), composé de Novéal Industrie à Valanjou (49), entre Angers et Cholet, et de Novéal Pharma (l'ex-Biophélia) à Monts (37), près de Tours, vient d’être placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d’Angers. La décision a été assortie d’une période d’observation de six mois. Selon le pdg Christophe Lachaux, ces difficultés « sont notamment liées à une facturation insuffisante chez Novéal Pharma qui n’a pas réussi à honorer le plan de redressement commercial en dépit de perspectives qui restent intéressantes ». Dans la foulée de la reprise de Biophélia en avril 2010, Christophe Lachaux avait investi environ 850 000 € dans la remise aux normes du site tourangeau. Il souhaite désormais rééquilibrer la charge entre les deux unités qui emploient respectivement 60 et 40 salariés. « Les inévitables suppressions de postes pourraient être réduites a minima si les collaborateurs acceptent d’être géographiquement mobiles », nous indique le dirigeant.
Le tribunal de commerce de Pontoise (95) a accepté aujourd'hui le plan de reprise des actifs d’Osny Pharma déposé par le façonnier français Cenexi (90 M€, 520 salariés). Les dirigeants d'Osny Pharma, une CMO de 120 salariés spécialisée dans les produits high potent installée dans la commune éponyme du Val d’Oise, avaient demandé le 7 mars dernier aux juges consulaires de bénéficier d’une procédure de sauvegarde. Deux mois plus tard, la situation financière et l'exploitation continuant à se détériorer, le tribunal de commerce s'était résolu à placer l’entreprise en redressement judiciaire ; mais il était rapidement apparu que le sauvetage de cette ancienne unité Catalent passait nécessairement par l’adossement à un nouvel actionnaire.
L’offre de Cenexi, que nous avions annoncée le 15 juin dernier, prévoyait la reprise de 40 salariés en direct ainsi qu’une dizaine de reclassements au sein de l’ancienne usine Roche de Fontenay-sous-Bois (94). A l'heure où nous publions ces lignes, nous attendons encore confirmation du périmètre exact de la reprise, aucun des dirigeants de Cenexi n'ayant pu être joint.
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