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L’espagnol Almirall et le grec Alapis souffrent des plans d’austérité européens

31 oct 2011

dans " Stratégies "

Les mesures d’austérité déclenchées par les pays d’Europe du Sud impactent les middle pharmas focalisées sur leurs marchés domestiques. C’est ainsi que le catalan Almirall, qui réalise plus de la moitié (56 %) de son CA de 882 M€ dans son pays d'origine, est victime des décisions d'un gouvernement espagnol qui oblige les médecins à prescrire le nom générique d’un médicament plutôt que sa marque tout en baissant les prix de l’un et de l’autre de respectivement 7,5 % et 25 %. Eduardo Sanchiz, le CEO d’Almirall, voit comme seule réponse une coupe sombre dans les dépenses de R&D du laboratoire : « Nous aurons besoin de prioriser nos projets, d’être plus sélectifs », ajoute-t-il, précisant que la société emploie quelque 400 personnes à la recherche en Espagne.
Cité également par le Wall Street Journal, auteur de l’étude, le grec Alapis (814 M€ de CA dans la pharma en 2010) a vécu un début d’année 2011 catastrophique avec des revenus plongeant de 35 % sur les six premiers mois et une perte sèche de… 167,4 M€, comparée à un bénéfice de 25,3 M€ l’an passé à la même époque : la cure d’amaigrissement que subissent les finances publiques de la Grèce est, bien entendu, à l’origine de cette dégringolade.

Après l'Italie, Fareva pourrait reprendre un atelier Sanofi à Romainville

28 oct 2011

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Rien n’est encore définitivement arrêté mais « l’accord est bien en phase de finalisation », nous indique Bernard Fraisse, le pdg du façonnier Fareva. Ce dernier pourrait officialiser, d’ici à la fin de cette année ou au début de la suivante, la reprise d’un atelier de fabrication d’API de Sanofi à Romainville (93). Ce module est implanté au sein d’une usine de 220 salariés dont la fermeture a été annoncée par la big pharma française en mars 2010 (cf. notre post du 31 mars 2010).
L'atelier exploite notamment un process de cristallisation aseptique – qui a suscité l’intérêt des équipes de Fareva – et produit essentiellement de la framycétine et de l’hirudine, un antibiotique et un anticoagulant. Le deal est fondé sur l’embauche prioritaire d’une vingtaine de salariés sur la base d’un contrat de sous-traitance de cinq ans avec Sanofi. « En fonction du plan de charge et de l’arrivée de nouvelles fabrications, l'atelier pourrait employer à terme une cinquantaine de personnes », souligne Bernard Fraisse. Avant ce projet de réindustrialisation in situ, ces fabrications étaient destinées à renforcer la charge de l’usine Sanofi d’Aramon (30).

Fareva rachète le façonnier italien Sigmar

27 oct 2011

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Le façonnier Fareva avance ses pions sur le marché transalpin. Son pdg, Bernard Fraisse, nous indique que le groupe est sur le point d’acquérir Sigmar, un sous-traitant installé à Bergame, près de Milan. Cette entreprise de 112 salariés (environ 16 M€ de CA) exploite une unité industrielle GMP spécialisée dans la fabrication de produits OTC, de compléments alimentaires et de cosmétiques. Le site s’appuie sur une capacité de conditionnement d’environ 230 millions d’unités, dont une grande part de sachets, mais aussi des comprimés, des bouteilles, flacons et des tubes.
« Cette reprise nous permet de diversifier notre offre galénique dédiée au marché italien et d’accéder à un portefeuille de quelque 70 clients », nous explique Bernard Fraisse. Fareva, qui devrait atteindre un CA de 925 M€ sur l’exercice 2011, exploite déjà en Italie une usine à Reggelo, près de Florence, une ex-unité Boehringer Ingelheim de 250 salariés rachetée en avril 2009. Elle est spécialisée dans les comprimés, les suppositoires et les liquides non-stériles. L’acquisition de Sigmar Pharma a été accompagnée par le cabinet CMC.
 

B. Braun vers la reprise du site Merck-Organon d’Eragny-sur-Epte

26 oct 2011

Après plusieurs semaines de discussions préliminaires, le groupe Merck (MSD en France) a enfin trouvé preneur pour son usine Organon (ex-Schering Plough) d’Eragny-sur-Epte (60). Les représentants du personnel nous confirment en effet qu’une JV, constituée de B. Braun et de son partenaire allemand Helm AG, était entrée en négociation exclusive avec la direction de Merck pour la reprise partielle de cette usine de 305 salariés. Le périmètre de la cession serait composé des activités de production d’insuline portées par la société Diosynth, soit 87 salariés, ainsi que des activités de répartition et de conditionnement d’insuline. Le nombre total des salariés repris serait compris entre 165 et 185, « entraînant la suppression, via des licenciements ou des départs volontaires, de 120 emplois ».
B.Braun est une vieille connaissance d’Organon puisque ce groupe, qui commerciale des antidiabétiques, est déjà le principal débouché commercial de l’activité insuline d’Eragny-sur-Epte. A priori, les autres productions pharma (anesthésiques et traitement de l’infertilité) hébergées sur le site seraient abandonnées.

Novartis envoie 2 000 emplois à la trappe

25 oct 2011

dans " Stratégies "

Les grands opérateurs de la filière pharmaceutique mondiale continuent à aligner les plans sociaux. Dernier en date, Novartis a annoncé la suppression de 2 000 emplois en Suisse et aux Etats-Unis. La direction de la big pharma a indiqué qu’elle allait fermer trois unités de production en Europe : deux d'entre elles sont en Suisse (le site de fabrication de produits OTC de Nyon et l'unité de chimie pharmaceutique de Bâle) et l'une, également de chimie, à Torre, en Italie.
Dans le même temps, Novartis devrait procéder à la création de 700 postes, essentiellement au profit de filiales ou d’entités situées dans les pays low cost. Cette réorganisation va conduire la laboratoire bâlois à provisionner près de 300 M$ au quatrième trimestre de l’exercice en cours.

David Meeker devient CEO de Genzyme

24 oct 2011

dans " Stratégies "

Christopher A. Viehbacher, le directeur général – ou CEO, à l'anglo-saxonne – de Sanofi, assurait l’intérim à la direction générale de Genzyme depuis son rachat par la big pharma française. Comme prévu, il a désigné un successeur. L'heureux élu est David Meeker, entré chez Genzyme en 1994 au poste de directeur médical du programme thérapie génique, devenu depuis président de l’activité maladies rares, est donc le nouveau CEO de la biopharm de Boston. Rappelons que le périmètre de Genzyme est exclusivement composé de l’activité maladies rares et de la franchise sclérose en plaques. Les autres divisions (maladies rénales, biochirurgie et oncologie) ont déjà été intégrées au sein de Sanofi.

Abbott raye Fournier de la carte à Dijon

20 oct 2011

dans " Stratégies "

Nés à Dijon en 1880, les laboratoires Fournier, véritable symbole de l'industrie dijonnaise, risquent d’être prochainement réduits à l’état de souvenir. La direction d’Abbott, devenu leur propriétaire en 2010 après le rachat de Solvay, vient ainsi d’annoncer un plan de sauvegarde de l’emploi qui va toucher principalement le siège dijonnais de Fournier et ses 70 salariés. Celui-ci prévoit la suppression de 24 postes et le transfert de 20 autres vers des unités Abbott situées notamment à Bâle (Suisse) et à Paris : 2 postes devraient être proposés par un sous-traitant. Cette réorganisation doit être effective avant le 31 décembre 2011.
Par ailleurs, la direction, qui a décidé de céder la plate-forme de recherche Fournier (230 salariés) de Daix, au nord de Dijon, indique qu’un seul repreneur resterait en lice à l’issue de la consultation à laquelle aurait participé une trentaine de postulants. Le PSE annoncé ces derniers jours ne concerne pas les activités de production des laboratoires Fournier de Fontaine-lès-Dijon qui ont été cédées au façonnier suédois Recipharm en octobre 2008 (cf. notre post du 28 octobre 2008).

Servier s’allie avec Miragen

19 oct 2011

dans " Stratégies "

Décidément, plus rien n’arrête Servier ! Depuis quelques semaines, le laboratoire multiplie les alliances. Après Galapagos et Hybrigenics (cf. notre post du 10 octobre), c’est au tour de la biotech US Miragen de s’associer au français dans un deal qui pourrait rapporter à l’américain jusqu’à 1 Md$. Ce partenariat porte sur le développement de trois produits candidats pour le traitement de maladies cardiovasculaires grâce à des thérapies à base de microARNs, la spécialité de Miragen. Selon les termes de l’accord, Servier détiendra les droits exclusifs des molécules développées par Miragen dans tous les pays, à l’exception des Etats-Unis et du Japon. Le français devrait débourser 45 M$ dans le cadre d’un paiement initial.

Novartis construit une unité au Brésil

18 oct 2011

Le suisse Novartis vient d’annoncer son intention de construire une unité de production de vaccins dans l’Etat de Pernambuco, au nord-est du Brésil. Le projet, encore en phase d’études, représenterait un investissement de 300 M$ et pourrait voir le jour d’ici à cinq ans. La firme bâloise a déclaré vouloir se développer dans le pays et espère déjà y réaliser un CA de 2,8 Md$ cette année. Le Brésil est, en effet, demandeur de ressources thérapeutiques dans des domaines faisant partie du portefeuille de Novartis tels que l’oncologie, l’hépatite, le diabète ou encore la lèpre et la dengue.
Rappelons que la 2e laboratoire pharmaceutique mondial possède aujourd'hui quatre sites au Brésil : une unité de production chimique à Rio de Janeiro, une pharmaceutique à Sao Paulo, une de génériques dans l’Etat de Parana et une de vaccins – dédiée à la fabrication de lots contre la méningite C – dans l’Etat de Minas Gerais.

Roche met la main sur Anadys Pharmaceuticals

17 oct 2011

dans " Biotechs "

Le suisse Roche s’apprête à débourser 230 M$ afin d’acquérir la biopharm californienne Anadys Pharmaceuticals, dont il détient déjà une partie du capital. La transaction devrait être bouclée d’ici à la fin de l’année. Basée à San Diego, Anadys développe des thérapies orales pour le traitement de l’hépatite C. Son candidat le plus avancé, Setrobuvir (ANA598), est jugé prometteur, notamment en action combinée avec le Pegasys (peginterferon alfa-2a) de Roche/Genentech et la ribavirine. Cette transaction rentre dans la ligne stratégique de Roche qui vise à acquérir de nouveaux traitements et technologies par rachat.
Rappelons que Franz Humer, le président de Roche, avait récemment indiqué dans la presse son intention de mener des acquisitions pouvant atteindre jusqu’à 1 Md$.