accueil Télécharger nos éditions archives acheter en ligne contact

MSD-Schering-Plough va supprimer 107 postes à Caen-Hérouville

28 nov 2011

Un accord entre la direction de MSD (Merck Sharp & Dohme) et les syndicats de l’usine Schering-Plough d’Hérouville-St-Clair, dans l'agglomération de Caen (14), prévoyant la suppression de 107 postes (cf. notre post du 7 février 2011) sur un effectif de 422 salariés, pourrait être signé rapidement, apprend-on de source syndicale. Les représentants du personnel de cette usine spécialisée dans les stériles injectables (anticancéreux, antibiotiques, antiviraux) n’attendent plus que « de fixer les derniers détails » d’un PSE qui devrait donner la part belle aux reclassements internes et externes et aux cessations d’activité anticipées (une quarantaine de départs prévus dans ce cadre).
Rappelons que ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la fusion en mars 2009 entre Merck & Co. (MSD en Europe) et Schering-Plough qui devrait se traduire en France par la suppression d’un bon millier de postes.

Gilead Sciences s’offre la drug discovery Pharmasset pour 11 Md$

22 nov 2011

dans " Stratégies "

La biopharm californienne Gilead Sciences, tournée principalement vers les traitements antiviraux – notamment du VIH –, s’apprête à débourser 11 Md$ afin d’acquérir sa compatriote Pharmasset, une biopharm qui possède un pipe fourni dans le domaine des antiviraux, tout particulièrement pour le traitement de l'hépatite C : elle a trois molécules contre le VHC en développement clinique, dont l'une en phase III.
Gilead (8 Md$ de CA en 2010) propose 137 $ par action, soit une valorisation de 89 % par rapport au prix du titre Pharmasset à la clôture du 18 novembre : il est à noter que cette dernière, une pure drug discovery, n'a encore aucune molécule sur le marché et a affiché un CA de… 900 000 $ pour son dernier exercice, clos au 30 septembre. La transaction, qui a été approuvée par le board de Pharmasset, devrait être bouclée au premier trimestre 2012.

La BEI apporte 100 M€ à l’effort de recherche de Pierre Fabre

21 nov 2011

dans " Stratégies "

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) vient d’annoncer qu’elle allait contribuer à hauteur de 100 M€ au financement des programmes de recherche des laboratoires Pierre Fabre, notamment dans le domaine des biothérapies. Ce prêt consenti à des conditions particulièrement avantageuses va permettre de financer 16 programmes de R&D, nous indique une porte-parole du groupe, couvrant aussi bien des phases de découverte, de développement préclinique que des étapes plus avancées jusqu’à la phase III. Les aires ciblées par ces futurs composés en développement sont l’oncologie, la neuropsychiatrie et la dermatologie, les trois axes privilégiés par la recherche du groupe Pierre Fabre à laquelle il consacre 22 % du CA réalisé dans le médicament.
Ces programmes seront pilotés depuis la France à partir des principales plates-formes R&D de Pierre Fabre : sur le campus du Cancéropôle Grand Sud Ouest (GSO) à Toulouse (31), au siège de Castres (81) et à St-Julien-en-Genevois (74). Rappelons que dans le cadre de son soutien aux investissements structurants et de long terme en Europe, la BEI a également participé à la modernisation des infrastructures de recherche de Sanofi.

NextPharma espère un repreneur pour Braine-l’Alleud

17 nov 2011

Les 320 salariés de Thissen à Braine-l’Alleud (Belgique), une unité du façonnier NextPharma, ont obtenu un répit. Suite à une intervention du gouvernement wallon, la maison-mère a accepté de repousser de quelques jours le dépôt de bilan, initialement programmé lundi. Cette annonce (cf. notre post d’hier) avait suscité la colère des employés et la séquestration des dirigeants du site. Après avoir obtenu un sursis, les salariés ont libéré hier soir dans le calme les responsables retenus.
Des contacts avec d’éventuels repreneurs auraient été pris par le gouvernement wallon, nous indique un représentant du personnel qui estime « qu’une cession du site dans sa totalité est la seule hypothèse viable et acceptable ». Les dirigeants de NextPharma ont entrepris de spécialiser l’usine dans la fabrication de produits lyophilisés stériles après avoir abandonné les formes sèches. L’usine produit aussi des liquides (sirops), une activité dont l’arrêt a été programmé pour la fin décembre.

Daiichi-Sankyo pourrait investir en Alsace… ou en Bavière

16 nov 2011

La filiale européenne du japonais Daiichi-Sankyo, dont le siège se trouve à Munich (Allemagne), pourrait prochainement se doter de nouvelles capacités de bioproduction, et notamment de fabrication d’anticorps, nous indique Reinhard Bauer, le CEO de Daiichi-Sankyo Europe. La localisation de cet investissement « qui correspondra à un investissement en équipements compris entre 20 et 25 M$ » n’a pas encore été arrêté. Deux sites industriels sont aujourd’hui en lice : celui de Pfaffenhofen, situé à une soixantaine de kilomètres de Munich, où le groupe exploite une plate-forme de production (formes solides) de 400 salariés ; celui d’Altkirch (68), une unité de 40 salariés spécialisée dans la fabrication d’API notamment destinés à des médicaments anti-inflammatoires.
Selon nos informations, l’unité alsacienne ne partirait pas favorite compte tenu de sa situation géographique, de considérations urbanistiques… et du manque d’enthousiasme des autorités locales. Cette plate-forme de production accueillerait des produits de marque en provenance du pipe de Daiichi-Sankyo et probablement la fabrication de biosimilaires destinés à l’Europe et aux Etats-Unis. Rappelons que Daiichi-Sankyo (8,5 Md€ de CA sur l’exercice 2010-2011) a pris le contrôle en novembre 2008 de l’indien Ranbaxy, l’un des pionniers du marché des biosimilaires dont il détient 64 % du capital. Principal bras armé industriel, hors Japon, de Daiichi-Sankyo, l’usine de Pfaffenhofen fait actuellement l’objet d’un investissement d’environ 20 M€ qui va lui permettre de porter sa capacité de production de comprimés et d’enrobés de 2,7 à 4 milliards d’unités d’ici à la fin 2012.

NextPharma pourrait supprimer 320 emplois en Belgique

16 nov 2011

Coup de tonnerre dans le ciel européen du façonnage pharmaceutique. La filiale belge du sous-traitant NextPharma (environ 1 300 salariés dans le monde, 160 M€ de CA) devrait très prochainement faire l’objet d’une procédure de redressement judiciaire susceptible d’entraîner la fermeture de l’usine de Braine-l’Alleud en Belgique, une unité Thissen entrée dans le giron du façonnier européen en 2001 et qui emploie aujourd’hui 320 salariés. Le site, positionné sur les produits stériles – et devenu la plate-forme de développement du groupe pour cette forme galénique –, avait fait l’objet en début d’année 2011 d’un important investissement affecté au déploiement d’une ligne de seringues pré-remplies (produits cytotoxiques et non-cytotoxiques) (cf. notre post du 28 janvier 2011).
 Selon la direction de NextPharma, le dépôt de bilan qui pourrait intervenir le lundi 21 novembre « est la conséquence d’un recul des ventes de 30 % » qui devrait « générer sur l’exercice 2011 une perte de 5 M€ ». Les salariés ont très vivement réagi à la nouvelle : à l’heure où nous écrivons ces lignes, une partie d’entre eux séquestrait la direction de l’usine afin d’obtenir le financement par la maison-mère d’un plan social. Rappelons que NextPharma, qui exploite sept usines dans le monde – l’une d’entre elles se trouve à Limay (78) – a été racheté en début d’année 2011 par le fonds d’investissement américain Sun Capital Partners.

Pfizer Amboise à bout de souffle ?

10 nov 2011

Les nuages s’amoncellent au-dessus de l’usine Pfizer de Pocé-sur-Cisse, près d’Amboise (37), une unité de production qui emploie aujourd’hui 530 salariés en CDI. Luc Van Hijfte, le nouveau directeur du site – depuis le 1er mai 2011 – a indiqué hier lors d’un comité d’entreprise extraordinaire que le groupe venait de céder au génériqueur américain Mylan les droits sur un programme de recherche et de manufacturing d’un nouvel inhalateur dédié aux allergies respiratoires, qui devait être produit à Pocé-sur-Cisse.
En février 2008, la direction avait en effet annoncé aux côtés de deux ministres (cf. notre post du 21 février 2008) le lancement de ce projet (CRC 749) engagé pour pérenniser une unité fragilisée par la fermeture de sa plate-forme de recherche et la tombée dans le domaine public du Viagra, l’un des produits vedettes du site. A ce jour, 34 salariés sont affectés à un programme (100 M€ d’investissements) qui sera intégralement transféré en début d’année 2012 sur un site Mylan dont la localisation n’a pas été rendue publique. 
Un tel renoncement suscite naturellement beaucoup d’inquiétude chez les représentants du personnel qui observent que l’usine pâtira aussi en 2013 de l’abandon d’une partie de l’activité injectables. Celle-ci emploie à ce jour une centaine de salariés. Du côté de la direction, on indique sobrement « qu’un projet de réorganisation destiné à maintenir globalement l’activité va être mis à l’étude ». Par ailleurs, « aucun licenciement contraint ne sera imposé aux salariés concernés par l’arrêt du développement de l’inhalateur ». Enfin, le transfert programmé de la fabrication du Triflucan, un antifongique par voie injectable, « sera reporté ».

Macors étudie la reprise d’Ipsen à Dreux

08 nov 2011

Image and video hosting by TinyPic Exclusif Actu Labo. Implanté à Auxerre (89) et à Melun (77), le façonnier pharmaceutique Macors a mis à l’étude la reprise des activités de fabrication et de conditionnement de l’usine drouaise d’Ipsen, apprend-on de source syndicale. Rappelons que le site de Dreux (28) de la middle pharma française est spécialisé dans les formes orales et les sachets ; il emploie 600 personnes, dont 350 en production, celle-ci représentant un CA de 136,7 M€. De taille plus modeste, Macors (205 salariés pour 23,7 M€ de CA) est spécialisé dans les formes orales solides et les céphalosporines.
Les représentants du personnel d’Ipsen ont immédiatement témoigné leur inquiétude, fondée « sur la disproportion entre les tailles du repreneur et de l’activité à reprendre…  ». Une rencontre avec la direction parisienne était programmée à l’heure où nous écrivons ces lignes. Toujours de source syndicale, trois ou quatre autres repreneurs auraient fait preuve de leur intérêt pour le site.

Les ventes du Lipitor/Tahor de Pfizer vont passer de 10 Md$ en 2011 à 4,6 Md$ en 2012

03 nov 2011

dans " Stratégies "

C’est à la fin du mois que le brevet du Lipitor, le médicament vedette du n°1 mondial – pour combien de temps encore ? –, tombe aux Etats-Unis. Pour l’Europe, Pfizer a encore six mois de répit. Ian Read, son CEO, prévoit une chute « très rapide » des ventes avec l’arrivée des versions génériques de son anticholestérol vedette : elles devraient être divisées par deux en 2012 pour atteindre 4,6 Md$ (contre 10,7 Md$ en 2010 et probablement un peu au-dessous de 10 Md$ cette année) et dégringoler encore à 3,2 Md$ en 2013. Seule bonne nouvelle, les ventes n’ont pas chuté au 3e trimestre, elles ont même augmenté de 3 % – à 2,6 Md$ – par rapport à la période correspondante de 2010.
Watson Pharmaceuticals et Ranbaxy devraient lancer la commercialisation de leur générique atorvastatine à la date fatidique ; en France, on sait que Sanofi a contracté avec Pfizer pour être prêt dès la tombée du brevet du Tahor, le 7 mai 2012. A la suite, d’autres génériqueurs investiront ce marché énorme.
Pfizer a déjà engagé la bataille pour limiter la casse, l’objectif étant de se maintenir à 40 % des parts de marché de l’atorvastatine en 2012, soit deux fois plus que les 20 % qui suivent habituellement la perte d’un brevet. Pfizer a déjà expérimenté au Canada un programme de fidélisation où il rembourse au patient la différence entre le Lipitor et le générique. Aux Etats-Unis, le laboratoire new-yorkais a conclu des accords avec Medco Health Solutions et Express Scripts pour livrer directement le Lipitor à leurs assurés à un prix inférieur à celui de l’officine ; il est aussi disposé à compenser le manque à gagner des pharmacies qui ne pratiqueraient pas la substitution.
Mais la grande idée de Pfizer est de vendre le Lipitor sans ordonnance. Des discussions ont été engagées dans ce sens avec la FDA : ii faudra toutefois convaincre l’autorité américaine que le Lipitor peut être distribué comme une banale aspirine.

Sanofi, n°1 mondial de la pharma dès l'an prochain ?

02 nov 2011

dans " Stratégies "

Après avoir exercé un inexpugnable leadership ces dernières années, l’américain Pfizer, handicapé par la tombée dans le domaine public du Lipitor, pourrait céder sa place de n°1 mondial au français Sanofi et ce dès l'an prochain. Telle est la surprenante conclusion d’une étude qui vient d’être rendue publique par le cabinet américain EvaluatePharma.
Fort de sa croissance interne et de l’apport de Genzyme, la big pharma française pourrait ainsi réaliser un CA de 51,6 Md$ (37,1 Md€) en 2012, contre 49,8 Md$ pour Pfizer qui serait relégué à la troisième place du classement et devancé d'une courte tête par le suisse Novartis (49,9 Md$). Toujours selon cette étude, Sanofi serait assuré de détenir sa couronne au moins jusqu’en 2016. Les ventes des produits vedettes de Genzyme indiqués dans le traitement des maladies de Gaucher, de Fabry et de Pompe pallieraient, en effet, l’érosion du CA provoquée par les pertes des brevets sur le Plavix, le Lovenox et le Taxotere, trois produits phares de Sanofi.
Fleuron de l'industrie française, Sanofi s'appuie sur un noyau dur d'actionnaires tricolore composé de L'Oréal, de la Société Générale et de Total. Mais on sait que l'intention du pétrolier est de sortir définitivement du tour de table d'une société dont il possédait près du quart du capital en 2003. La stabilisation de l'actionnariat de Sanofi – 67,5 Md€ de capitalisation boursière ce 2 novembre – sera l'un des enjeux de la politique industrielle que devra engager le prochain gouvernement.