Actavis peut-il réussir en France ?

Le 25 Février 2008
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Le marché français du générique, avec un taux de croissance qui a frisé les 20% en 2007 (près de 2 Mds€ de chiffre d’affaire), attise les convoitises des spécialistes mondiaux de la discipline. Déjà très occupé – les « petits » opérateurs jouent des coudes derrière les leaders Merck Génériques et Biogaran, filiale de Servier, Sandoz et Teva Pharmaceuticals -, il vient d’accueillir les premiers pas discrets de l’islandais Actavis. Ce géant, très présent dans les pays scandinaves et en Europe centrale et orientale, a lancé en effet à la fin janvier un générique du Triatec (ramipril) de Sanofi-Aventis indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle. Et nourrit de plus grandes ambitions. D’aucuns comme Pascal Brière, le président de Biogaran, jugeait tout récemment une telle initiative bien « téméraire ». Certes, le marché français du générique notoirement sous-développé comparé à d’autres pays européens a encore de très beaux jours devant lui. Toutefois, les coûts de commercialisation et de marketing, la féroce concurrence à laquelle se livrent ces opérateurs, font que plus d’un laboratoire a laissé des plumes dans la mêlée. « Que les génériqueurs qui gagnent aujourd’hui de l’argent sur le pré carré national lèvent la main ? » juge ainsi cet industriel. Actavis, qui vient d’acquérir une usine Pfizer en Italie, pourra-t-il faire mieux que Teva Pharmaceuticals qui n’occupe finalement - et assez péniblement - que la 4e place du marché français.