Alkopharm : fortes inquiétudes à Blois et à Quimper

Le 21 Juin 2012
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La période de chômage technique a été renouvelée jusqu’au 2 juillet pour les 70 salariés du laboratoire pharmaceutique blésois d’Alkopharm, qui a cessé toute production depuis le 20 avril conformément aux injonctions de l’ANSM, suite à la découverte d’irrégularités dans les mises à jour de la documentation de plusieurs médicaments. Au-delà de cette date, les syndicats sont très sceptiques sur une reprise de la production de ce site spécialisé dans le conditionnement d’injectables et de formes solides : sa fermeture pure et simple ne semble donc pas à écarter.
Sur le site de Quimper (29), repris par le groupe Pharminvest en 2011, les ex-Girez-Mazal ne décolèrent pas, suite à l’envoi par la direction de recommandés aux 91 salariés, afin de revoir à la baisse leurs horaires comme leurs prétentions salariales. La Direccte est intervenue afin de demander à Alain Bouaziz, président d'Alkopharm, d’engager des négociations. « Nous sommes frustrés de promesses non tenues. Les machines livrées sont toujours sous tente et aucun chantier n’a été engagé pour les accueillir », précise un représentant syndical CFDT de l’usine. Valery Monin, le gérant de la holding Pharminvest, n’a ni confirmé ni infirmé le plan de modernisation prévu sur le site de 12,5 M€. L’atelier chimie, qui a été entièrement démantelé, reste vide. « Nous sommes en rupture de matière première pour l'activité chimie », ajoute le représentant syndical. Le contrat avec Wockhardt, qui courait jusqu’à fin juin, a été prolongé afin d’éviter le chômage technique sur le site breton.