Alkopharm-Alkochym projette de supprimer 22 postes à Quimper

Le 28 Août 2012
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A Quimper (29), les ex-Girex-Mazal sont désormais en conflit ouvert avec leur président Alain Bouaziz qui a présenté en juillet dernier un projet de licenciement de 22 salariés répartis sur les quatre entités de l’entreprise (environ 90 collaborateurs répartis entre Alkopharm et Alkochym) : l’atelier de chimie (Alkochym) est d'ailleurs toujours à l’arrêt, faute de matière première.
« Il (Alain Bouaziz) veut également nous imposer le passage de 4 à 5 jours de travail, soit 38 heures de travail effectif sans renégociation des salaires », indique le délégué syndical CFDT. L’activité pharma (Alkopharm) du site quimpérois a toutefois repris grâce aux clients historiques de l’unité, les génériqueurs Biogaran, Teva et Arrow ; la charge serait assurée jusqu’à la fin de l’année.
A Blois (41), la quarantaine de salariés de la seconde usine française du groupe d’Alain Bouaziz sont revenus depuis le 20 août à leur poste… mais ont dû quitter les locaux quelques jours plus tard, l’ANSM (ex-Afssaps) n’ayant toujours pas autorisé le site à reprendre la production. « Le site quimpérois du groupe devrait transférer à Blois de la charge en conditionnement, mais celle-ci n’occupera que 4 à 5 salariés à temps plein pendant quelques semaines », précise le délégué syndical CFDT breton. Rappelons qu’Alkopharm a cessé ses activités de production à Blois le 20 avril, conformément aux injonctions de l’ANSM qui faisaient suite à la mise en évidence d’irrégularités dans la documentation de plusieurs médicaments.