Alkopharm toujours en panne sèche à Blois

Le 25 Avril 2012
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L’usine Alkopharm de Blois (41), spécialisée dans le conditionnement secondaire d’injectables et les formes solides, a cessé toute production depuis le 20 avril dernier conformément aux injonctions de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) qui avait constaté d’importants dysfonctionnements et des écarts dans la documentation (cf. notre post du 22 décembre 2011). Afin d’éviter des ruptures d’approvisionnement de produits dédiés parfois à des maladies rares et ne bénéficiant pas d’alternative thérapeutique, l’Agence avait autorisé Alkopharma – société de droit suisse, possédant les mêmes actionnaires qu'Alkopharm (une soixantaine de salariés à Blois) – à commercialiser une liste réduite de produits jusqu’au 20 janvier.
La direction indique que les dossiers réactualisés ont été transmis à l’Agence et que cette dernière devrait donner, après évaluation, les autorisations nécessaires à la remise en route de la production et de la commercialisation. Dans le cas contraire, la fermeture du site apparaît inéluctable.
Des alertes portant sur des ruptures de disponibilité de produits commercialisés par Alkopharma, notamment le Normison (témazépam), un médicament contre les troubles de l’insomnie, et le Di-Hydan (traitement de l’épilepsie), ont déjà été publiées sur le site de l’Agence.