AstraZeneca va supprimer 1 600 emplois en R&D d'ici à trois ans

Le 18 Mars 2013
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Le laboratoire britannique AstraZeneca va supprimer environ 1 600 emplois dans ses activités de R&D. Le CEO français Pascal Soriot devrait annoncer le détail de ce plan jeudi, lors d'une conférence organisée à New-York et destinée aux analystes financiers et aux investisseurs. La recherche se concentrera désormais à Cambridge, en Angleterre, à Mölndal, en Suède, et à Gaithersburg, dans l'état américain du Maryland où la biopharm MedImmune, rachetée par AstraZeneca en 2007, possède son siège social et son état-major. Cette dernière devient d'ailleurs centrale dans le dispositif de recherche de la big pharma britannique, qui prévoit de dépenser 1,4 Md$ à échéance 2016 pour mener à bien ce programme drastique de downsizing.
Sur le plan lui-même, on sait d'ores et déjà qu'une grande partie du personnel du centre de R&D anglais d'Alderley devrait être mutée, pour l'essentiel à Cambridge : seuls 700 emplois, qui ne sont pas occupés par des chercheurs, seraient conservés à Alderley Park, au sud de Manchester.
Aux Etats-Unis, c'est Gaithersburg qui concentrera l'essentiel des forces vives présentes sur le territoire US (développement de médicaments, marketing global…) : environ 1 200 emplois seront déplacés de Wilmington (Delaware), qui restera le siège commercial pour l'Amérique du Nord avec 2 000 collaborateurs. Au total, les Etats-Unis devraient payer un lourd tribut à la restructuration, avec 650 emplois supprimés.
Enfin, le site de Mölndal, près de Göteborg (Suède), devrait sortir indemne du programme et figurer parmi les trois têtes de pont de la recherche d'AstraZeneca. Il y a tout juste trois ans, il avait bénéficié de la fermeture des installations suédoise de Lund, près de Malmö (900 salariés), britannique de Charnwood (au nord de Leicester) et du petit campus de la biotech KuDOS Pharmaceuticals à Cambridge.