Big pharmas : le retour des grandes fusions ?

Le 13 Février 2008
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Assaillis par les génériqueurs et confrontés à une grave crise de l’innovation, les big pharmas tentent de gagner du temps en réduisant le nombre de leurs salariés. Mais pour nombre d’analystes, ces plans d’ajustement, annoncés tambour battant, ne parviennent pas à donner le change. « Lorsque Novartis annonce la suppression de 2,5 % de ses effectifs, c’est un peu de la publicité mensongère » note cet analyste londonien. On sait que l’érosion naturelle, l’effet de la pyramide des âges auraient conduit au même résultat ». Pour certains, le retour des méga fusions « pas toujours créatrices de valeur » mais permettant aux directions générales de restructurer en profondeur, « est peut être imminent ».
Et le casting de ces grandes manœuvres a déjà commencé : parmi les repreneurs les plus fréquemment cités figurent Pfizer, Novartis et Merck & Co. Parmi les proies : Schering-Plough, AstraZeneca, Wyeth, Abbott, Bristol-Myers Squibb… et Sanofi-Aventis.
Pour autant, Béatrice Muzard, analyste chez Natixis Securities, nous confiait récemment « qu’elle ne croyait guère à cette hypothèse. Les méga-rapprochements ne sont pas d’actualité. Je crois que les big pharmas vont plutôt chercher à court terme des laboratoires de spécialités ou de biotechs ». Les grands laboratoires en taillant encore à la marge dans leurs effectifs se sont donné un peu d’air « jusqu’en 2012, échéance de tombée dans le domaine public de grands produits ». Après cette date…