Face aux appétits des big pharmas, les cibles font monter les enchères

Le 05 Août 2008
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Pour nous avoir, il faudra payer. C’est le message qu’ont fait passer les actionnaires de Genentech à Roche, ceux d’ImClone à Bristol-Myers Squibb et aussi ceux de Zentiva à Sanofi-Aventis. Les OPA – même si elles sont officiellement considérées comme « amicales » – des deux big pharmas sur les biotechs américaines devront se faire sur la base de prix relevés, tout comme celle du n°4 mondial et champion français du secteur sur le génériqueur tchèque. Et le fait que Genentech soit déjà détenu à 56 % par Roche, ImClone à 17 % par BMS et Zentiva à 25 % par Sanofi ne change rien à l’affaire.
A une période où l’argent est plus cher et où les montages financiers complexes se raréfient, les actionnaires deviennent paradoxalement plus gourmands. Ces refus ont-ils pour seul but de faire monter les enchères ou faut-il y voir la naissance d’un autre modèle économique et la fin programmée des grandes fusions ? Il est évident que les trois big pharmas parviendront à leurs fins, mais que les prochains prédateurs se le disent : les opérations de fusions-acquisitions seront probablement de plus en plus dures à boucler.