Flamel et NicOx, même combat

Le 04 Mars 2008
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La lyonnaise Flamel Technologies et la niçoise NicOx, qui ont toutes les deux fondé leur développement sur la libération de médicaments dans l'organisme, auront connu un exercice 2007 assez similaire, avec une forte progression des revenus - qui ont doublé pour NicOx et grimpé de près de 60 % pour Flamel, s'établissant dans les deux cas un peu au-delà des 20 M€ - corrélée à une augmentation des pertes, contenue à + 5 % pour Flamel (environ 25 M€), un peu moins maîtrisée pour NicOx (de 25 M€ à 32 M€). Certes, l'une et l'autre des deux biotechs disposent d'une réserve de cash importante (173 M€ pour NicOx après une augmentation récente de capital de 121 M€, et 27 M€ pour Flamel, ce qui représente à peine plus d'un an de pertes), mais l'équilibre n'est pas encore pour demain. Michele Garufi, le fondateur italien de NiCox, entrevoit les premiers bénéfices pour 2011 et, on l'a vu, son cash disponible lui permet d'attendre encore cinq bonnes années. Stephen Willard, le CEO de Flamel, ne fixe pas d'échéance, mais compte beaucoup sur les accords à venir et notamment sur la coopération avec Merck Serono. Il lui faudra cependant lever de nouveaux capitaux avant la fin de l'année. A ce propos, il est à noter que Michel Finance, vice-président et directeur financier, quitte la société lyonnaise ; il est remplacé par Sian Crouzet, une ancienne consultante de McCormick et d'Ernst&Young, entrée chez Flamel comme contrôleur financier en 2005.