Garnier ne voit pas GSK racheter AstraZeneca

Le 22 Mai 2008
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Après la rumeur d’OPA d’AstraZeneca sur Shire (voir notre post du 19 mars) , les supputations vont bon train, outre-Manche, sur un intérêt de GSK pour son compatriote AstraZeneca. A tel point que Jean-Pierre Garnier, qui quitte son poste de CEO de la n°1 britannique ces jours-ci, s’est senti obligé d’y aller de son commentaire. « Une telle opération entraînerait une formidable destruction de valeur » a-t-il déclaré, pointant la redondance des portfolios des deux big pharmas dans l’asthme (la première vente de GSK est l’antiasthmatique Advair, dont l’un des principaux concurrents est le Symbicort d’AstraZeneca). Sans complaisance, le futur-ex patron français de GSK a souligné que le pipe d’AstraZeneca était beaucoup moins riche que celui du leader britannique, et qu’une fusion serait dilutive pour sa R&D et sa productivité.
Tout en rappelant que GSK continuait d’envisager des acquisitions ciblées, Chris Gent, le président du groupe, a fait écho aux scepticisme de Jean-Pierre Garnier sur la possibilité d’un nouveau mega deal. « Beaucoup de personnes pensent que les fusions entre big pharmas sont l’avenir, a-t-il ajouté. Mais nous ne voyons pas les choses comme cela ».