Genopharm et Alkopharm à Blois suspendus, le site de Quimper épargné

Le 22 Décembre 2011
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L’ANSM (ex-Afssaps) a frappé fort. Elle vient de retirer l’autorisation d’exploitation, de fabrication et de libération accordée au laboratoire Genopharm, à St-Thibault-des-Vignes (77) et à son unité industrielle de Blois (41), Alkopharm, spécialisée dans le conditionnement secondaire d’injectables et la fabrication de formes solides : ces deux unités emploient respectivement 60 et 70 salariés.
Les dysfonctionnements constatés, notamment des écarts importants dans la documentation, ont été relevés il y a plusieurs mois. Elles n’ont donc pas de relation directe avec les procédures engagées par les autorités sanitaires suisse et française à l’encontre du groupe (cf. notre post du 9 décembre 2011), accusé notamment d’avoir falsifié les dates de péremption du Thiotepa, un médicament indiqué dans le traitement de la leucémie dont Genopharm assure la distribution.
Afin d’éviter des ruptures d’approvisionnement, l’Agence a autorisé le site de Blois à délivrer une liste réduite de produits privés d’alternative thérapeutique immédiate jusqu’au 20 janvier, l'autorisation de celui de St-Thibault-des-Vignes ayant été prolongée jusqu’au 20 avril. L’ex-usine Girex-Mazal de Quimper (29), reprise en juin dernier par Genopharm à la barre du tribunal de commerce de Versailles, ne serait pas concernée par cette décision administrative ; elle emploie 92 salariés.