Hybrigenics et Innogenetics, les biopharms vedettes du jour

Le 04 Juin 2008
Imprimer

Servier vient de renouveler sa coopération avec la biopharm française Hybrigenics pour la validation d’une protéase spécifique de l’ubiquitine (USP) que pourrait utiliser Servier dans son programme de découverte de nouvelles molécules anticancéreuses. Si la validation en cours est un succès, Hybrigenics développera un dosage destiné à cribler des petites molécules afin de trouver des inhibiteurs de cette USP. Les prochaines étapes doivent faire l’objet de discussions avec Servier avant la fin de l’année.
De son côté, la belge Innogenetics (54,1 M€ de CA en 2007, dont 50,9 M€ dans les diagnostics), fait l’objet d’une bataille boursière entre sa compatriote Solvay (déjà détentrice de 6,8 % de son capital), qui a lancé une OPA sur elle à la fin du mois d’avril, et l’américain Gen-Probe, leader mondial pour le diagnostic des maladies infectieuses, qui vient de surenchérir de quelque 10 M€ sur l’offre de la middle pharma belge. Pourtant, Innogenetics avait annoncé la semaine passée  une restructuration de sa filiale de drug discovery et de bioproduction GENimmune (3,2 M€ de CA en 2007), amputée de 24 emplois depuis le début de ce mois et promise à devenir une branche de sa maison-mère sous le nom d’Innogenetics Biologicals.