Ipsen veut réaliser 1 Md$ dans le traitement de l’hémophilie en 2020

Le 21 Janvier 2010
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Le français Ipsen, qui a fondé sa stratégie sur le développement de quatre spécialités (endocrinologie, oncologie, maladies neuro-dégénératives, hématologie), affirme de fortes ambitions sur le segment de l’hémophilie, un « marché mondial estimé à 7,5 Md$, en forte croissance, où beaucoup de besoins ne sont pas satisfaits » indiquait aujourd’hui Jean-Luc Bélingard, le président du quatrième laboratoire français, lors de la présentation d’un deal avec la société de développement californienne Inspiration Biopharmaceuticals (une quinzaine de chercheurs chevronnés).
Ipsen, qui s’appuie déjà sur une protéine recombinante (OBI-I), un facteur VII aux portes de la phase III, vient ainsi de s’offrir 20 % d’Inspiration pour un montant de 85 M$, ce qui lui permet d’accéder au pipe très prometteur de cette start-up comprenant notamment une protéine recombinante du facteur IX indiquée dans le traitement de l’hémophilie également à l’orée de la phase III, ainsi que deux autres produits (du facteur VII et facteur VIII). 
« Grâce à cette acquisition, nous  aurons deux protéines en phase III en 2010, se félicite Jean-Luc Bélingard, ce qui laisse augurer, compte tenu de l’avancée clinique des deux autres produits,  d’un agenda de dépôts d’AMM qui s’étalera idéalement sur la période 2011-2015 ou 2016, au rythme d’une demande par an ». Le deal prévoit une prise de contrôle progressive du capital d’Inspiration au fur et à mesure du développement de ce portefeuille « qui pourrait représenter un CA de 1 Md$ à l’horizon 2020 ». 
Ipsen, qui va ainsi se frotter aux grands spécialistes que sont Baxter, CSL-Behring, Wyeth ou Octapharma, entend se différencier en proposant des produits « capables de traiter les complications liées au développement d’inhibiteurs chez beaucoup de patients traités pour hémophilie ».