La perte de brevet du Diovan fait tousser Novartis

Le 08 Octobre 2012
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Joe Jimenez, le CEO de Novartis, a confié hier à l’hebdomadaire suisse alémanique SonntagsZeitung que la perte du brevet de l’antihypertenseur Diovan (valsartan) aux Etats-Unis, fin septembre, allait entraîner une chute assez sensible du chiffre d’affaires de la big pharma bâloise jusqu’à mi-2013. Il a reconnu que Novartis allait devoir affrontrer « trois trimestres très difficiles » en raison de cette nouvelle perte de brevet du Diovan, sa plus grosse vente devant l’anticancéreux Glivec, qui intervient après celle intervenue en Europe, en novembre 2011. Les ventes des génériques du Diovan ont déjà conduit à une baisse de la demande du princeps estimée à 2 Md$.
Si aucun nouveau programme de réduction des coûts n’est encore annoncé (Novartis a engagé la suppression de près de 2 000 postes aux Etats-Unis en début d’année), le laboratoire pourrait néanmoins prendre une série de mesures, mais d’assez faible portée, pour compenser ses pertes de recettes. D’autres traitements arrivent sur le marché et « les ventes devraient augmenter fortement dans la seconde moitié de 2013 », ajoute Joe Jimenez qui veut aussi « mener des acquisitions de taille moyenne pour booster notre croissance », mais en écartant, pour le moment, une méga-opération de croissance externe.