Le Laboratoire de la Mer refuse la prise de contrôle musclée de Perrigo

Le 15 Avril 2016
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Les dirigeants et les 127 salariés du Laboratoire de la Mer (40 M€ de CA) implanté à St-Malo (35), s’opposent à la prise de contrôle musclée du groupe pharmaceutique irlando-israélien Perrigo qui a absorbé la société suite au rachat de sa maison-mère, le groupe belge Omega Pharma.
Le 12 avril dernier, une délégation envoyée par le board de Perrigo est venu signifier à Olivier Bertaud, le président du Laboratoire de la Mer, qu’il était limogé et devait quitter immédiatement les lieux moyennant le versement d’un an de salaire. Quelques minutes après son départ, un véritable « commando », indiquent les syndicats, est venu prendre manu militari les commandes de la société. L’irruption brutale, « qui n’a même pas respecté les règles en vigueur dans les milieux industriels aseptiques », s’indigne Olivier Bertaud, a immédiatement entraîné l’arrêt de travail des salariés qui ont pris fait et cause pour leur patron. Selon ce dernier, les dirigeants de Perrigo, qui ont refusé un programme d’investissement de 12 M€ sur trois ans destiné à assurer le développement de l'usine, « envisagent probablement le démantèlement du Laboratoire de la Mer », une entreprise parfaitement rentable qui a enregistré un croissance de 35 % au 1er trimestre 2016. Le bras de fer continuait à l’heure où nous écrivons ces lignes…