Les pharmaciens hostiles au libre-service

Le 18 Mars 2008
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Les pharmaciens d’officine persistent à faire preuve de conservatisme. Selon un sondage Ipsos pour Wolters Kluwer France, organisateur du salon Pharmagora (29, 30 et 31 mars 2008 à la Porte de Versailles), 84 % d’entre eux jugent que la vente en libre-service des produits OTC, qui devrait être autorisée d’ici à la fin du mois d'avril prochain, constitue une « mauvaise chose », voire une « très mauvaise chose » (55 %).
Naturellement, ce jugement très négatif est lié à la crainte de voir un jour ou l’autre les produits d’automédication finir sur les gondoles de la grande distribution. Ils sont ainsi 36 % à anticiper une déréglementation d’un secteur qui, il est vrai, subit aujourd’hui l’assaut de nombreux prédicateurs du grand soir libéral (voir le rapport Attali).
Compte tenu de ces préventions, la mise en œuvre du libre-service ne devrait pas être engagée avec beaucoup de ferveur : un quart des pharmaciens interrogés refusent de mettre en place des aménagements dédiés, un tiers n’ont pas pris de décision, tandis qu'un peu moins d'un autre quart (23%) envisagent de se… hâter lentement.