Les pharmaciens ont le blues

Le 26 Mars 2010
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Un récent sondage réalisé par Ipsos à l’occasion de Pharmagora, le salon des pharmaciens qui se tient du 27 au 29 mars à Paris, montre que les responsables d’officine broient – eux aussi ! – du noir. Près de 20 % d’entre eux craignent d’être contraints de cesser ou de céder leur activité au cours des cinq prochaines années. Leurs anticipations pour l’année 2010 sont tout simplement sinistres : près de 4 pharmaciens sur 10 se disent pessimistes sur le maintien de l’emploi dans leur pharmacie et sur la situation face à la concurrence. Une écrasante proportion (87 %) proclame son inquiétude quant à l’évolution de la marge bénéficiaire et la valeur patrimoniale de leur officine. Indéniablement, l’évolution des comportements de la clientèle contribue à accroître leur malaise. Ainsi, 58 % des pharmaciens estiment qu’ils sont de plus en plus souvent confrontés à des patients brandissant une ordonnance portant la mention « non substituable ». Le refus du générique semble prendre de l’importance : 43 % des pharmaciens indiquent que la part des clients rétive au générique est en augmentation, 14 % du panel prétendant le contraire.