Les syndicats de Sanofi s’attendent à la suppression d’au moins 1 500 postes

Le 22 Août 2012
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Depuis l’annonce, le mois dernier, de la réorganisation des activités françaises de Sanofi, la mobilisation des syndicats n’a pas faibli en dépit de la trêve estivale. Ces derniers attendent de pied ferme les premières convocations des CCE par activité ; ceux-ci devraient se tenir à la fin septembre et préciser les contours de la restructuration. Selon les derniers éléments qui leur sont parvenus, il s’avère qu’elle devrait conduire à la disparition de 1 500 à 2 000 postes. Les activités de recherche sont, comme annoncé, particulièrement visés par les dirigeants, ce qui devrait conduire à la fermeture ou la cession de la plate-forme de Toulouse qui emploie 700 collaborateurs, ajoutée à la suppression de 250 à 300 postes à Montpellier. Ce dernier site, qui emploie au total environ 1 100 salariés, garderait quasiment intact ses capacités en développement.
Rien n’avait filtré, en revanche, sur les modalités de la réorganisation des services centraux – qui doivent être regroupés sur deux sites, en région parisienne et à Lyon –, ainsi que sur celle de la division vaccins. Sur ce dernier point, les syndicats craignent le transfert de capacités vers des plates-formes de production récemment implantées en Chine ou en Amérique du Sud. L'un de leurs représentants nous fait part du refus de participer aux rencontres informelles proposées par la direction : « Pas question de cautionner le principe même de cette restructuration ».